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Max Dominique Ayissi
19/09/2009

40% d’analphabètes


Le Cameroun a célébré la Journée Internationale de l’Alphabétisation avec des chiffres peu flatteurs, alors même que l’éducation de base présente un bilan assez reluisant.


photo : portal.unesco.org
photo : portal.unesco.org
Selon les données du ministère de la jeunesse, 60% des camerounais répondent au critère d’alphabétisation. Il en reste donc quarante qui, après à la fin de cette première décennie du 21e siècle ne savent toujours, ni lire ni écrire. Aucune explication officielle n’est donnée à ce phénomène. Mais il faut quand même remarquer que le taux d’alphabétisation au Cameroun a évolué de seulement 6% depuis 2003.
Pour beaucoup, il s’agit d’une absence de politique nationale en la matière. Il existe certes un Programme National d’Alphabétisation, rattaché à un ministère de la Jeunesse, mais sont efficience reste encore à prouver. Adoum Garoua, le ministre de la Jeunesse a d’ailleurs annoncé sa réforme, pour plus d’efficacité.

Le paradoxe de l’éducation de base

Les chiffes officiels font état d’un taux de scolarisation largement au dessus des 80%. 82.85, selon l’Annuaire statistique 2007/2008, du ministère de l’Education de Base. Avec 88.34%, le taux net de scolarisation à l’école primaire des jeunes garçons reste toutefois largement au dessus de celui des jeunes filles, qui est de 77.31%. Le taux de passage du primaire au secondaire est de 60%, tandis que le taux de redoublement avoisine les 30%. Ce qui laisse quand même entendre qu’au moins 10% des jeunes scolaires quittent le circuit de l’éducation, à la fin du premier cycle.
Pour ce qui est du préscolaire, le taux brut de scolarisation (TBS), chez les 3-5 ans est de 20.71%, à égalité parfaite entre fillettes et garçonnets, 21.22%. Le ratio Elèves/Maîtres est estimé à 53 :1.
Ces chiffres sont toutefois biaisés par des disparités significatives, qui sont observées dans les trois régions septentrionales (Nord, Extrême Nord et Adamaoua) où plus de 50% des filles, en âge scolaire, n’ont pas accès à l’éducation. L’index de parité genre est estimé à 0.88.

Un travail de fourmies

Ces chiffres sont la conséquence du travail conjugué des institutions étatiques et des organisations civiles locales et internationales, dont l’Unicef. Il s’agit notamment du renforcement des capacités des familles en matière d’éveil et d’éducation, à travers l’identification et la formation des prestataires de services (30%, à ce jour). Les capacités des formateurs ont en outre été développées, pour l’utilisation des outils nationaux de formation des enseignants. Des outils basés sur la compétence.
L’accès à l’éducation préscolaire communautaire a ainsi connu une hausse de 17% en 2007, avec une augmentation de 16 500 élèves. Ce qui a fait bondir le TBS de 18.2% en 2008, dont 18.6% pour les garçons et 17.8% pour les filles. L’accès à l’éducation primaire s’est accru de 4.7%.
Cette hausse des chiffres de l’éducation au Cameroun est également consécutive au développement et à la promotion des stratégies pour améliorer l’accès et maintenir les filles à l’école, à travers la mobilisation des parents et des communautés, surtout dans les zones de faible scolarisation. Des visites en famille, l’établissement des Actes de naissance, l’éducation de base et/ou professionnelle des enfants travailleurs ont aussi participé à cette embellie.

Une éducation de qualité

Un concept qui marche particulièrement bien, c’est la création des Ecoles Amies des Enfants, Amies des Filles (EAEAF). Il s’agit d’une nouvelle approche en vue de réduire les disparités. Elle préconise des programmes sur les Compétences de Vie Courante, la participation des enfants (Gouvernement des enfants, clubs scolaires), des communautés et des campagnes d’accélération de l’éducation des filles.
Malheureusement les EAEAF restent l’apanage des seules Zones d’Intervention de Programme (ZIP) de l’Unicef. Un effort est donc à faire de la part des institutions étatique, notamment le ministère de l’Education de base, qui s’occupe de l’enseignement primaire au Cameroun, entre autre dans l’adoption et la mise à l’échelle du modèle de l’Ecole Amie des Enfants ; qu’elles œuvrent à la formation et au renforcement des capacités des partenaires dans le suivi des programmes et la révision des curricula et des outils pédagogiques suivant la Nouvelle Approche Pédagogique et l’Approche basée sur les compétences (Manuels de l’enseignant et de l’élève).


Par Max Dominique Ayissi (dernière modification le 19/09/2009)









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