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b.belarbi@revisionsvacances.com
29/05/2009

Colonie de vacances avec soutien scolaire !

Vos articles dans votre Podcast Journal


C'est bientôt les vacances pour toutes nos têtes blondes et certains préparent déjà leur rentrée à Révisions Vacances. Interview de Belkacem BELARBI, directeur et fondateur de l'organisme.


Les colonies éducatives ? C'est parti !

Colonie de vacances avec soutien scolaire !
Quel est votre parcours ?
Après avoir étudié les sciences juridiques, administratives et politiques, je me suis orienté vers cet univers extraordinaire et fascinant de « l'animation ». J'ai mené de nombreux projets dans ce sens. J'ai travaillé comme Coach à l'American School of Paris durant trois années, puis chez le producteur de voyages « Nouvelles Frontières ». J'ai également mené une carrière d'acteur de théâtre pendant laquelle j'ai côtoyé de grandes figures (Hossein, Malkovich, Edward Bond, ...) et pris plaisir à tenter de rendre accessible ce qui pouvait sembler complexe. Je pense que l'on peut monter beaucoup de pièces du moment que l'on procure du plaisir, de l'intérêt. Le théâtre c'est comme une école, à nous d'être le moins scolaire possible dans notre approche, de simplifier ce qui semble difficile. J'ai confiance en la sensibilité et en la curiosité de chaque jeune, chaque individu. Je demande à ce qu'on applique cette philosophie dans la méthode que nous employons : tout le monde peut comprendre, il suffit de démontrer et d'expliquer les choses de manière agréable, ludique, humaine. D'une certaine manière, il s'agit de reprendre une vieille formule de grand-mère « qu'on n'es pas plus bêtes que les autres ».

Quel serait votre mot d'ordre ?
« Un esprit saint dans un corps saint »
Révisions Vacances s'est beaucoup imprégné du modèle Anglo-saxons des « Summer Camps » : Les écoles classiques ouvrent leurs portes l'été pour accueillir des élèves qui vont participer à un programme à la fois ludique et scolaire. Nous consacrons trois heures aux cours le matin. Chaque heure correspond à un module, une matière de leurs choix qu'ils doivent perfectionner. Pendant ce laps de temps, il y a une optimisation du travail pendant lequel l'enfant doit rester concentré. Il n'a pas d'appréhension par rapport à une journée entière remplie de cours. Il est en vacances, il sait qu'il va s'amuser l'après-midi et met donc à profit, gère ce temps d'apprentissage.

Nous avons apporté à ce système une « french touch », notre culture, notre goût pour tout ce qui est artistique. Même si les jeunes ne s'y intéressent pas de prime abord, nous les amenons vite sur le terrain de l'art (théâtre, peinture, musique, spectacle...) lié à un esprit d'enfant.

Aussi, nous l'amenons vers de nombreuses pratiques sportives plus ou moins classiques et en rapport avec l'environnement dans lequel se déroule le séjour (le rafting l'été en montagne ou la voile en bord de mer).

Quel rapport avec l'éducation scolaire ?
Le processus artistique les ramène à la scolarité.
Prenez une pièce de théâtre, il faut :

écrire les textes (histoire, narration)
apprendre
mettre en scène
jouer
Cela réclame une organisation claire, un timing bien précis.
Résultat, nous faisons travailler à la fois l'imaginaire mais aussi l'aspect pragmatique, organisationnel des choses.

Nous sommes face à des problématiques avec des solutions liées à la dynamique de groupe, nous multiplions le savoir.

De la même manière, avec une recette de cuisine, nous procédons par étape :

Sommes-nous capable de réaliser la recette ?
La préparation
Le choix des ingrédients
L'application de la recette
Nous passons d'une formule à quelque chose de concret et observons des différences.
L'enfant passe ainsi de la cuisine à la salle de classe, il transpose. Il doit être appliqué de la même manière et doit respecter chaque étape du processus : réalisation, organisation, réflexion, travail d'équipe, pertinence du projet... et travaille ainsi sa méthode.
Nous mettons le jeune devant sa réussite pour lui faire prendre conscience de ses capacités et du résultat qu'il peut produire. Nous le valorisons à travers ces ateliers. Nous insistons également beaucoup sur la dynamique de groupe où chacun fait valoir ses compétences. Les jeunes s'observent, s'inspirent et réalisent que chacun d'entre eux est un maillon de la chaîne.

Ces ateliers sont proposés par les professeurs en début de séjour. Notez que nous nous interrogeons sur le fait de leur imposer des ateliers en fonction des difficultés et des besoins qu'ils ont. Mais nous essayions de respecter leur choix.

Le sport renforce le mental et nous tentons de démontrer que c'est avec un entrainement régulier que l'on peut mesurer ses progrès et ses réelles performances.

Quel est l'impact de votre méthode sur les jeunes ?

Beaucoup des enfants que nous recevons ont des « blocages », ils se font toute une montagne de certaines choses. Les élèves en difficulté sont confinés dans un rôle de mauvais élève, aux yeux des autres mais aussi aux yeux des leurs. Ce qui se vérifie aussi avec les très bons élèves qui peuvent chuter tout à coup pendant l'adolescence. Il faut considérer qu'un bon élève a autant besoin d'aide qu'un élève en difficulté.
Révisions vacances casse cela, nous tentons de les « débloquer ». Nous développons leur esprit critique afin qu'ils apprennent à réfléchir par eux-mêmes pour répondre à cette question : « Qu'est-ce qui est bon pour moi ? »
Bien souvent ceux qui font des études brillantes sont ceux qui s'accrochent et non ceux qui sont prédisposés. Le fait de travailler, de se battre pour obtenir quelque chose accentue la persévérance et souvent le succès.

Vos professeurs adhèrent-ils à votre méthode ?
Tout à fait, c'est d'ailleurs le critère principal de notre recrutement. La première question que nous leur posons est « croyez-vous en la jeunesse ? ». Bien évidemment, nous exigeons qu'ils aient un niveau d'étude élevé (minimum bac +4), leur niveau est souvent bien supérieur, mais il faut qu'ils soient convaincus du succès de cette méthode et qu'ils le placent au cœur de ce dispositif. Ce sont eux qui font circuler l'énergie, l'état d'esprit. Nous cassons les habitudes, nous vivons avec les enfants, nous mangeons avec eux etc.
Ce projet éducatif tend à démystifier le professeur pour le rapprocher l'élève, et de ce fait, de la matière.
Les choses sont expliquées, réexpliquées, et surtout dédramatisées.

Je suis chargé de manager cette équipe, c'est moi qui veille à la cohérence et au bon fonctionnement de cette méthode.

Chaque professeur a sa propre touche, sa propre perception des choses.
Nous réunissons nos idées pour en faire quelque chose de cohérent mais toujours avec des procédés ludiques. C'est pourquoi, nous réalisons des projets pédagogiques concrets avec les élèves. A travers divers ateliers nous leur permettons d'abord de s'exprimer. « Réaliser un atelier photo, vidéo, scientifique, culinaire, artistique, journalistique, ... » sont autant de projets que les élèves devront réaliser en petits et en prenant en compte toutes les problématiques des étapes à respecter.
Le critère principal de recrutement est leur croyance en la jeunesse.

Pourquoi procéder ainsi ?
Car progresser peut naître d'un déclic, du coup ils prennent confiance en eux et deviennent bon en cours. Cela leur apporte une structure, un cadre.
Je suis convaincu du lien entre les arts et les matières étudiées à l'école ; On peut comprendre des matières par des processus artistiques. Nous quittons le domaine carré des cours, de l'enseignement traditionnel pour s'ouvrir aux plaisirs de l'art et de la culture en général. Ce qu'ils apprendront aura un impact non seulement sur leur scolarité mais aussi dans leurs vies.
En effet, chaque élève doit prendre conscience de ses difficultés, pour comprendre la racine du problème et surtout pour qu'il commence à progresser.
Par exemple dans l' « atelier d'introspection », proposé dans le module d'expression théâtrale, il y a un processus d'autofiction : on se raconte en proposant une mise en scène devant les autres. Cela permet de prendre conscience de qui l'on est tout en étant laissé à sa sincérité et à son intimité. Nous les aidons ainsi à devenir responsables et autonomes.

Les enfants sont-ils satisfaits de ce type de travaux et de cette connivence avec l'équipe pédagogique ?
Vous savez, certains enfants viennent contraints par leurs parents. Parfois ils le vivent comme une punition. Nous leur expliquons dès le départ que nous allons les aider à surmonter leurs difficultés et tentons immédiatement de les rassurer.
Nous les responsabilisons, ils sont autonomes dans une ambiance de travail et au sein d'un groupe homogène (8 à 12 élèves) établi en fonction du niveau scolaire. Nous attachons de l'importance aux dynamiques de groupe. Mieux vaut apprendre ensemble que tout seul.

Nous leur faisons prendre conscience de certaines choses mais il faut constamment que cela viennent d'eux. Dans la société grecque, celui qui apprenait devait exposer son savoir à ses professeurs, c'est ainsi que l'on gardait l'interactivité entre le professeur et le disciple.
Nos idées naissent de ce que nous disent les jeunes, c'est comme ça que nous évoluons : en interactivité ! Les jeunes ont beaucoup de choses à nous apprendre, nous leur montrons que nous les considérons. Cela fait naître beaucoup de prises de consciences.

Cette méthode fonctionne d'autant mieux que beaucoup reviennent et témoignent, outre le fait d'avoir passé de bonnes vacances, d'une vraie réussite scolaire.

Quel élève étiez-vous ?
(Rires)

Quand j'étais petit, je n'aimais pas l'école, je préférais m'amuser. Il n'y a plus rien de naturel que cela. Mais lorsque j'ai compris son sens, je me suis mis à travailler, à m'y amuser. L'école c'est le plus beau terrain de jeu du monde.

Propos recueillis par Caroline Leurquin.



Par b.belarbi@revisionsvacances.com (dernière modification le 29/05/2009)



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