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Laurent Curau
17/12/2008

Comment repérer une entreprise qui va dans le mur ?


Est-il vraiment à la portée de nous humbles investisseurs particuliers de repérer les actions en difficulté ? Heureusement pour nous, la réponse est oui.

En général, quand une entreprise va mal, les symptômes sont bien visibles.

Alors si l’un des voyants ci-après est rouge, pensez à vendre vos actions !


1. L’entreprise n’a qu’une seule activité

Comment repérer une entreprise qui va dans le mur ?
Si une entreprise dépend trop lourdement d’un seul type d’activité, elle se rend vulnérable aux changements du marché ou à un ralentissement économique. Ne serait-ce qu’un rapide coup d’oeil sur les rapports annuels peut vous donner ce genre d’indications. Un symptôme évident est la sur dépendance vis-à -vis d’un seul produit qui peut être facilement remplacée ou rendue obsolète par un autre produit moins cher.

L’industrie du disque en est un parfait exemple. L’apparition de la musique en format mp3 rend le CD obsolète. Nous sommes de moins en moins de musicophiles à arpenter les rayons de la Fnac, et la tendance ne donne aucun signe de retournement. Les entreprises qui dépendent trop lourdement sur cette activité sont en grande difficulté.

Un autre problème courant est la sur dépendance vis-à -vis d’un seul client ou fournisseur.

Il fut un temps où Apple dépendait exclusivement d’IBM pour ses processeurs G5. La santé de l’un dépendait très étroitement de celle de l’autre.

De même, de nombreux petits agriculteurs dépendent lourdement de leurs clients, les grandes surfaces.

2. Une acquisition a semé le trouble

Il y a deux façons de faire grossir une entreprise : la première, plus traditionnelle, est via la “croissance interne”. L’entreprise génère des bénéfices qu’elle investit ensuite dans son développement, créant un cycle vertueux de croissance. Google s’est développé de cette façon jusqu’à son introduction en bourse en 2004.

En général, le processus est long. Un moyen plus rapide, du moins en théorie, est de racheter d’autres entreprises, purement et simplement. Les puristes aiment alors parler de “croissance externe”.

Les banques d’investissements, qui s’engraissent grà¢ce aux commissions, sont friandes des fusions acquisitions, mais ce n’est pas forcément la meilleure solution pour les investisseurs.

Les fusions-acquisitions fonctionnent parfois. Mais une étude du cabinet Arthur D. Little a découvert qu’une fusion peut en réalité éroder jusqu’à 4% de la valeur de la cible pour l’acquéreur. La liste des raisons possibles est longue. La plus courante est le “choc des cultures” et des cadres dirigeants distraits qui perdent de vue leur mission principale.

3. L’entreprise ne génère pas de cash

Il est facile pour nous investisseur d’être trompé par un joli compte de résultat, et de perdre de vue ce qui compte par-dessus tout : le cash flow. Certaines entreprises à forte croissance, dans des secteurs comme les logiciels informatiques, les biotechnologies et les télécoms, sont particulièrement vulnérables aux crises de liquidités.

Comment une crise de liquidité se produit-elle ?

Prenons le cas de STET, une entreprise fictive. Sur son premier mois d’activité, les ventes atteignent 10 millions d’euro, les stocks de produits finis totalisent 1 million d’euro, les achats de produits finis atteignent 5 millions d’euro et à la fin du mois STET compte 1,5 million d’euro de stock invendu dans ses entrepôts.

Le coût de 10 millions d’euro de ventes est donc 1mEUR + 5mEUR = 4,5mEUR. Nous partons du principe que le stock initial de produits finis a été écoulé et que l’entreprise vendra le reste le mois suivant.

Le résultat opérationnel est donc 10mEUR – 4,5mEUR = 5,5mEUR. Tout semble aller pour le mieux. Mais jetons un oeil au cash flow.

Parce que l’entreprise STET est petite et essaie de se développer, elle fait 75% de ses ventes à crédit. Les clients emportent les produits et ne paient que plus tard. En parallèle, STET règle les fournisseurs de 75% de ses produits sur-le-champ.

Du coup, le cash flow positif généré par les ventes sur le mois est 10mEUR x 25% = 2,5mEUR, tandis que la sortie de cash vaut 5mEUR x 75% = 3,75mEUR. Au final, pour le mois, STET a un cash flow négatif de 1,25mEUR !

Si STET continue comme ça, elle fera banqueroute, alors même qu’elle semblait faire de jolis bénéfices.

De telles entreprises, qui “brûlent” du cash, ne durent pas.

(Et le cas STET devient un casse-tête …)

4. Le taux de rentabilité du capital est faible

Dans l’exemple précédent, l’entreprise STET démarre avec 1mEUR de stock et termine avec 1.5mEUR.

Un niveau de stock élevé est parfaitement acceptable, tant qu’il est financé par des ventes en hausse. Sinon, il est possible que l’entreprise soit en train de perdre le contrôle de sa croissance.

Sur stocker comporte de nombreux risques. Une chaine de magasins de vêtements, par exemple, prend le risque de se retrouver avec des stocks de modèles dépassés. Stocker est également très cher, et chaque euro dépensé pour le faire pourrait être investi plus efficacement ailleurs.

Les entreprises en croissance ont bien sà»r besoin de constituer des stocks, mais pour faire simple, si les stocks d’une société grossissent beaucoup plus vite que les ventes (50% plus vite, disons), il faut que cela sonne l’alerte dans nos têtes d’investisseurs rusés.

Il en va de même pour les créances clients. Il est courant qu’une entreprise vende ses produits à crédit. Mais là encore, si les créances clients augmentent 50% plus rapidement que le chiffre d’affaires, cela peut être le symptôme d’une mauvaise gestion des crédits clients.

5. L’entreprise est très endettée

Une entreprise doit être capable de rembourser ses emprunts tout en gardant une marge de manoeuvre pour se développer. Tout comme un consommateur, il est risqué pour une entreprise de se trouver surendettée en période de hausse des taux d’intérêts.

Cafedelabourse.com, le blog bourse collaboratif.


Par Laurent Curau (dernière modification le 17/12/2008)




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