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12/11/2012

Duello Amoroso, un opéra imaginaire de Haendel à Monte-Carlo


Un pari fou relevé avec brio, originalité et talent.


Le pari était un peu fou, osé, risqué, tentant, osons le mot: gonflé. Nathalie Stutzmann, à l'origine du projet, l'a relevé avec brio, talent, aplomb. Notre contralto internationale a eu donc l'idée de composer sous le titre de Duello Amoroso un opéra imaginaire d'après Haendel.
Non pas en enfilant bout à bout des airs ou duos plus ou moins connus du compositeur aux célèbres perruques, mais plutôt de concocter, de mijoter un vrai spectacle autour du couple (ici une soprano et un contralto travesti), ses rencontres, ses déboires, ses réconciliations, sa fusion des corps et des âmes. La vie amoureuse tout simplement, qui, à travers les siècles, semble ne guère changer. On s'aime, on rit, on pleure, on doute, on se déchire, on se quitte, on se retrouve, pour le meilleur ou pour le pire.
Un parcours initiatique en quelque sorte sur la vie et l'amour, un voyage baroque qui semble ne pas résoudre cet problème éternel: comment aimer?
A chacun donc de trouver sa réponse dans ce spectacle à la simplicité luxueuse, un tantinet décadent où l'on pouvait se laisser envoûter par ces trois actes puisant dans quatorze opéras: Alcina, Radamisto, Orlando, Tolomeo et "tutti quanto" ou ces quelques pincées d'extraits musicaux qui, loin d'enfiler des perles précieuses sur une Carte du Tendre inamovible, se révèlent plutôt captivants dans leur progression dramatique.
Quelques projections très "Stars Wars", la présence d'un couple de danseurs (Eugénie Andrin et Jean-Sébastien Colau) apportent un plus, une touche indispensable à la vivacité, à la continuité de ce blockbuster androgyne avec une chorégraphie un tantinet gym-tonic parfois très drôle dans ses circonvolutions aériennes ou acrobatiques.
Mais c'est bien sûr Nathalie Stutzmann qui retient l'attention car se payant le luxe et l'exploit de chanter, jouer, et diriger de main de Maître souple et nerveuse son Orfeo 55 qui risque bien, avec le temps, de damer le pion aux autres phalanges baroqueuses sur le marché.
L'attention aux détails est constante, la complicité ravageuse, le travail bien préparé, avec cette réjouissante impression d'une simplicité alliée à une grande maîtrise technique. Jaillit une atmosphère de fête, grandiose, légère mais aérée et sans aucune pesanteur.
La complicité avec Lisa Larsson, belle à damner tous les dieux de l'Olympe dans leurs grandes machines, est complète, évidente. Airs et duos sont emplis d'émotion, de chaleureuses nuances, de musicalité contagieuse.
"Ma come amar", chantent les deux divas en fin de soirée. En aimant la musique de Haendel, tout simplement en lui rendant sa jeunesse, en faisant partager son électrique contagion.
Avec ses compères habituels (Laurent Castaingt et David Belugou), Jean-Louis Grinda en efficace Arbitre des élégances signe un livre d'images raffinées, parfait écrin aux musiques du "caro sassone…".


Par (dernière modification le 11/11/2012)





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