Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, en déplacement en Arabie-Saoudite invité par le Roi Abdallah, mais a reçu plus de 700 maires à l'Elysée vendredi, c'est le Premier ministre, François Fillon qui était attendu par les maires contre la réforme de la taxe professionnelle et de la réforme des collectivités territoriales dans l'auditorium plein à craquer de la porte de Versailles ce mardi, où les élus se bousculaient pour trouver une place assise. Il a été hué et sifflé, mais après quelques "Ecoutez ma démonstration et vous pourrez ensuite exprimer votre approbation ou désapprobation" et tout est rentré dans l'ordre, et à la fin de son discours très technique, "la réforme, elle, charrie toujours une part de doute, jusqu'au jour où elle s'installe et produit ses effets"."Aujourd'hui, les communes et les groupements de communes perçoivent 17,3 milliards d'euros de taxe professionnelle. Par quoi cette ressource sera remplacée? Par des ressources fiscales et par des dotations, par des ressources fiscales, à hauteur de 17,1milliards d'euros. Pour 98,8%, il s'agira donc bien de transferts fiscaux. Et pour que la compensation soit totale, l'Etat viendra ajouter les 1,2% restants en dotations. C'est dire que la réforme ne dégradera pas l'autonomie financière des communes et des établissements publics de coopération intercommunale".
En conclusion "en revanche, je suis convaincu que l'inaction reviendrait à s'exposer à l'avenir à des choix douloureux qui seraient sans commune mesure avec la réforme que nous vous proposons."Supprimez les départements" nous conseillaient certains."Réduisez drastiquement le nombre de nos communes", suggéraient les autres. Mais parce que l'Histoire de France n'est pas une page blanche sur laquelle on tire aveuglément un trait, nous avons choisi une voie pragmatique destinée à renforcer les synergies entre le couple "commune/intercommunalité" et le couple "département/région".
Puis il remerciait les milliers de maires et élus pour avoir contribué à la sortie de crise, accompagné de 21 ministres et secrétaires d'Etat, et en final bien applaudi.