Loading
Podcast Journal
Le Podcast Jour


Le Podcast Journal - podcastjournal.net  

Rechercher un article publié :

 
 

Respectez l'environnement: n’imprimez pas nos pages sur papier, visualisez-les sur écran blanc ou noir, partagez-les sur vos réseaux ou envoyez-les par mail! Reproduction autorisée uniquement avec le lien mentionnant la source: www.podcastjournal.net
09/07/2016

La "Beat Generation" débarque à Paris


Le Centre Pompidou présente l’exposition "Beat Generation", une rétrospective inédite consacrée au mouvement littéraire et artistique qui bouscula l’Amérique puritaine des années 1950-1960. Retour sur plus de 500 œuvres avec pour tête d’affiche, des grands classiques à l’origine de ce mouvement d’avant-garde : Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs.


La Beat Generation, c’est quoi?

Exposition Beat Generation (c) Centre Pompidou
Exposition Beat Generation (c) Centre Pompidou

beat_generation_paris.mp3 Beat generation Paris.mp3  (897.55 Ko)


Drogue, sexe et rythme de jazz: à partir de 1944, Kerouac, Ginsberg, burroughs et leurs amis chamboulent les codes. Alors que le Centre Pompidou leur consacre une exposition, retour sur une bande de "clochards célestes", de New York à San Francisco, en passant par Paris.

Outre un mouvement littéraire, la "Beat Génération" est avant tout un groupe d’amis en perpétuelle quête d’expériences et avides d’anticonformisme et de révolte face à une société de consommation américaine, qu’ils trouvent absurde. Le terme "beat" est défini par jack Kerouac, leader naturel depuis son œuvre "Sur la route", comme signifiant: "dans la dèche, mais remplis d’une intense conviction".

Aujourd’hui, si les membres de la Beat Generation ne sont plus, on retrouve leur influence au fil des décennies. Précurseur d’un mode de vie imprégné par le jazz, la drogue, l'alcool, le mépris de la censure et l'affirmation d'une sexualité décomplexée. Jack Kerouac écrira: "Les seuls qui m'intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe (…) ceux qui flambent, qui flambent, qui flambent, jalonnant la nuit comme des cierges d'église."

Ce mouvement contestataire est rapidement qualifié de "contre-culture": les jeunes étudiants se dressent contre le conservatisme social des États-Unis en affirmant leur liberté d'expression à travers les arts. Si les prémices de la Beat Generation s'ancrent à New-York dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les membres du groupe partent ensuite sillonner les routes du monde entier. De la côte californienne, en passant par le Mexique et le Maroc, ils dérivent jusqu'à Paris à la fin des années cinquante. Au cœur du quartier latin de la capitale, Ginsberg publie "Kaddish", Burroughs "Le Festin Nu", et expérimente la technique du "cut-up" aux côtés
de Brion Gysin et Ian Somerville.


Une rétrospective unique et pluridisciplinaire

"Beat Generation", qui se tient actuellement au Centre Pompidou jusqu’au 3 octobre 2016, met ainsi l’accent sur le nomadisme de ce mouvement à travers un parcours géographique allant de New York à Paris, et en passant par Mexico et Tanger. Mais cette exposition révèle aussi le riche héritage culturel laissé par ses pères fondateurs, en ce qui concerne les œuvres photographiques, cinématographiques, musicales et de nombreux documents sonores d’archives. Le centre Pompidou dresse un portrait kaléidoscopique de la création libre de l’époque. Cela tient à la multiplicité des supports présentés, rendant un hommage éclatant "au caractère polymorphe, touche-à-tout, d’un des mouvements les plus emblématiques de la contre-culture américaine du milieu du XXe siècle".

Cette rétrospective est divisée en trois grandes sections: New York, Californie et Paris. Deux espaces plus restreints sont consacrés à Mexico et Tanger. Cette exposition est traversée par le manuscrit de "On the road" de Jack Kerouac, tapé sur un unique rouleau de papier déroulé en plein cœur de la scénographie, "j’ai écrit d’un seul jet en laissant l’inconscient s’exprimer sous sa propre forme". Une œuvre qui symbolise parfaitement l’esprit "Beat Generation" ou l’art de transformer les dispositifs d’écriture et les processus créatifs en œuvres à part entière.

Cependant, nombre des compagnons de route de cette période sont restés dans la pénombre. On découvrira aussi, les films expérimentaux de Ron Rice, Bruce Conner ou ceux de Robert Frank.

Exposition "Beat Generation" au Centre Pompidou, Place Georges-Pompidou, 75004 Paris. Du 22 juin au 3 octobre 2016




Par (dernière modification le 09/07/2016)




Nouveau commentaire :
Twitter

Veuillez respecter la nétiquette.
Connectez-vous pour communiquer et faire partie du réseau du Podcast Journal! Tous les articles, commentaires, annonces, sujets de forum seront podcastés après une éventuelle modération: nous n'acceptons pas les contenus contraires aux Conditions Générales d'Utilisation, comportant des propos intraduisibles, ayant un aspect militant, incitant à la haine ou à une quelconque discrimination.
L'abonnement aux flux ainsi que l'inscription au Podcast Journal sont gratuits.


Autres articles dans la même rubrique ou dossier:

Angers Likes Metal - 05/11/2016

1 2 3 4 5 » ... 71




Dans nos blogs :

Législatives koweïtiennes: retour en force de l’opposition dominée par des islamistes

Les élections législatives du 26 novembre 2016 ont été marquées par une forte participation et le retour de l'opposition koweïtienne,...

Un orgasme = un arbre planté

Utiliser internet quotidiennement génère une grande quantité d’émissions de CO2. Grâce à des opérations ponctuelles ou des actions longue...

20 ans après, les pesticides sont toujours en moi [Interview]

Après la découverte du virus de l’hépatite C, Marie* apprend que son corps est également perturbé par de nombreuses toxines chimiques. Mais...



Le Podcast Journal sur :