Loading
Podcast Journal
Le Podcast Jour


Le Podcast Journal - podcastjournal.net  

Rechercher un article publié :

 
 

Respectez l'environnement: n’imprimez pas nos pages sur papier, visualisez-les sur écran blanc ou noir, partagez-les sur vos réseaux ou envoyez-les par mail! Reproduction autorisée uniquement avec le lien mentionnant la source: www.podcastjournal.net
08/04/2012

Le Podcast Edito - La faute politique de Nicolas Sarkozy à Sciences Po


Organisé par la rédaction du magazine "Elle" et par l’Institut d’Études Politiques de Paris, un débat accueillant à tour de rôle les candidats à la présidence de la République française (P. Poutou, J-L. Mélenchon et J. Cheminade ont refusé) a été boudé au dernier moment par Nicolas Sarkozy. Faute politique du candidat-président doublée de maladresses de Nathalie Kosciusko-Morizet venue le remplacer. Qu’en pensent certains des étudiants présents ce jour-là?


Le Podcast Edito - La faute politique de Nicolas Sarkozy à Sciences Po

podcastsciencespo.mp3 Podcastsciencespo.mp3  (2.38 Mo)


L’incident n’est certes pas fondamental. Il n’en est pas moins révélateur. Il témoigne d’un pouvoir personnalisé qui s’est habitué aux mises en scène feutrées des déplacements présidentiels et aux basses flagorneries de l’entourage. Au point de finir par détester et craindre les éventuels contradicteurs. Sur ce point et malgré ses dénégations, Nicolas Sarkozy n’a donc pas changé: attendu au forum "Elle-Sciences Po" pour débattre avec des étudiants de la rue Saint-Guillaume, d’un programme qu’il avait annoncé le jour même, le chef de l’État s’est rétracté au dernier moment: "son équipe de sécurité a estimé que les conditions n'étaient pas réunies", a expliqué Valérie Toranian, directrice de la rédaction du magazine féminin et organisatrice de l’événement.

Chargée de "remplacer" Nicolas Sarkozy malgré la règle définie par le forum de n’inviter que les candidats à l’élection, Nathalie Kosciusko-Morizet, sans doute elle aussi habituée aux seules réunions de fervents partisans, a multiplié les maladresses et les formules arrogantes trahissant sa déstabilisation autant que son inexpérience: "Nicolas Sarkozy a bien fait de ne pas venir", a-t-elle lâché en évoquant un "traquenard". Des étudiants présents ont trouvé "abjecte" sa façon de faire porter la responsabilité de ces manifestations sur l’organisation, deux jours après la mort à New York du directeur Richard Descoings. Peu suspects de sympathie pour le Front National, des étudiants de cette institution marquée à gauche -une simulation d’élections organisée en mars dernier a donné François Hollande vainqueur au deuxième tour avec 65% des votants-, rappellent qu’avant Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen n’a pas craint d’affronter des discussions rugueuses sous une forêt de panneaux dénonçant son "islamophobie" et la "stigmatisation" des étrangers. Un courage qui lui a valu des applaudissements à la fin de sa prestation.

'Ce ne serait pas arrivé avec Alain Juppé!'

Les étudiants se sont donc vengés de l’absentéisme présidentiel sur leur compte Facebook: "l’intervention de Nicolas Sarkozy a été à la hauteur de son mandat: il vient de nous poser un lapin", écrit l’un d’entre eux. Un autre enfonce le clou: "Sarkozy se dégonfle et a peur des étudiants anormaux que nous sommes", en référence à la petite phrase prononcée le 23 février dernier par le président visitant un centre de formation des apprentis à Tourcoing: "j’aime bien ces jeunes, avait déclaré Nicolas Sarkozy, ils sont normaux, pas comme ceux de Sciences Po". Le meilleur moyen sans doute de réconcilier les Français entre eux.

Malgré les pancartes brandies à l'entrée de Sciences Po "Don't panic, i'm muslim", "l'argument sécuritaire n'est pas crédible", affirme par ailleurs un étudiant présent dans le hall: "il n’allait rien subir physiquement malgré l’ambiance hostile". Un autre explicite l'attitude présidentielle: "En présence des caméras, Nicolas Sarkozy a sans doute craint ses propres dérapages verbaux en passant du hall à l’amphithéâtre sous les huées ou les quolibets". "Ce ne serait pas arrivé avec Alain Juppé", renchérit un troisième.

Ce jour là à Sciences Po, la "France forte" est apparue bien affaiblie.


Par (dernière modification le 09/04/2012)




Nouveau commentaire :
Twitter

Veuillez respecter la nétiquette.
Connectez-vous pour communiquer et faire partie du réseau du Podcast Journal! Tous les articles, commentaires, annonces, sujets de forum seront podcastés après une éventuelle modération: nous n'acceptons pas les contenus contraires aux Conditions Générales d'Utilisation, comportant des propos intraduisibles, ayant un aspect militant, incitant à la haine ou à une quelconque discrimination.
L'abonnement aux flux ainsi que l'inscription au Podcast Journal sont gratuits.


Autres articles dans la même rubrique ou dossier:
1 2 3 4 5 » ... 11




Dans nos blogs :

Dix jours pour défendre les Droits de l'Homme

Du 2 au 11 décembre 2016, Amnesty International France organise "10 jours pour signer", l'événement annuel de mobilisation en faveur de...

Echo de Voxel, qu'est-ce que c'est quoi, ça ???

Après un an, il est temps de relancer la machine, si possible à un rythme de croisière plus soutenu, et peut-être aussi d'expliquer de quoi...

Législatives koweïtiennes: retour en force de l’opposition dominée par des islamistes

Les élections législatives du 26 novembre 2016 ont été marquées par une forte participation et le retour de l'opposition koweïtienne,...



Le Podcast Journal sur :