Loading
Podcast Journal
Le Podcast Jour


Le Podcast Journal - podcastjournal.net  

Rechercher un article publié :

 
 

Respectez l'environnement: n’imprimez pas nos pages sur papier, visualisez-les sur écran blanc ou noir, partagez-les sur vos réseaux ou envoyez-les par mail! Reproduction autorisée uniquement avec le lien mentionnant la source: www.podcastjournal.net
02/10/2011

Le Podcast Edito: les faux-semblants des élections présidentielles 2012 en France


Alors qu’aura lieu, le 9 octobre prochain, le premier tour des primaires socialistes, la campagne électorale pour les présidentielles de 2012 multiplie les faux-semblants liés aux principaux candidats. Lesquels misent davantage, lorsqu’ils ne sont pas déjà hors course, sur les défaillances de leurs adversaires que sur leurs propres capacités. Nicolas Sarkozy comme Martine Aubry n’en sont pas les moindres responsables. Seul François Hollande, sans doute plus par tactique qu'en raison de son projet, donne un air d'authenticité à ce futur scrutin.


Le Podcast Edito: les faux-semblants des élections présidentielles 2012 en France

podcastfauxsemblants.mp3 Podcast_faux_semblants.mp3  (2.73 Mo)


Affirmons-le d’emblée avec un brin de provocation: Nicolas Sarkozy a autant de chances -ou de risques- de provoquer une défaite de la droite aux prochaines élections présidentielles que Martine Aubry est à même de faire perdre les socialistes en 2012. L’un et l’autre sont les meilleurs ennemis de leurs camps. Le chef de l’État et l’ancienne première Secrétaire du PS misent sur les faiblesses de l’adversaire afin de combler leurs défaillances et ainsi renforcer la perspective d’une victoire, loin d’être acquise. L’un comme l’autre raisonnent en termes purement négatifs: le président compte sur l’impossibilité pour la maire de Lille de rassembler au-delà de son camp doctrinal. Cette dernière parie sur la perte de l’électorat centriste due à l’émiettement des candidatures et sur le grignotage des voix par le Front National pour l’emporter plus facilement dans un second tour qui l’opposerait idéalement à Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy voit trop court et Martine Aubry trop loin. Les Français réclament une vision juste de leur avenir.

Malgré les discours convenus sur le "candidat naturel" de l’UMP, les défaites successives enregistrées par le parti présidentiel jusqu’à la perte récente du Sénat et la responsabilité du locataire de l’Élysée dans cette situation -une responsabilité évoquée brutalement par l’ancien président de la Haute Assemblée Gérard Larcher à propos de "l’incompréhension des électeurs sur l’action présidentielle"- nourrissent les ambitions de "l’après Sarkozy": un thème débattu mezza voce par plusieurs jeunes ministres lors de l’université d’été de Marseille. Les ambiguïtés calculées du Ministre des affaires étrangères sur son "rôle de recours" ne constituent pas le moindre des témoignages d’une succession ouverte avant l’heure, voire une fois digérée la défaite prévisible de l’année prochaine. Les rêves diurnes présidentiables d’Alain Juppé appartiennent à la réalité.

Figure pompidolienne de François Hollande

L’ambiance ne vaut guère mieux rue de Solférino: Martine Aubry, dont une indiscrétion aussi vengeresse que ravageuse de Dominique Strauss-Kahn a confirmé son statut de "candidate par défaut", a failli jeter l’éponge en juin dernier: un épisode qui rappelle la névrose de destinée de son père, refusant in extremis un pouvoir que les Français lui offraient pourtant sur un plateau. Elle mène d’ailleurs une campagne d’une indescriptible fadeur à laquelle elle-même ne semble pas croire. Comme on l’enseigne aux étudiants que l’on prépare aux entretiens d’embauche: à présentateur peu convaincu, public circonspect.

Malgré un argumentaire soigneusement distillé par ses troupes, l’attentisme électoral du chef de l’État, contredit par son agenda international -Libye, Maroc, Arménie- ne correspond nullement à une stratégie mûrement réfléchie: c’est la primaire qui, parallèlement aux tempi judiciaires des sordides affaires de corruption dans cette ambiance de fin de règne, rythme finalement cette présidentielle. Une primaire elle aussi focalisée sur des personnes: voter François Hollande -une consigne des conservateurs modérés qui s’inviteront largement le 9 octobre prochain- signifie davantage barrer la route à Martine Aubry. Donner des voix à Manuel Valls veut dire peser sur le deuxième tour de cette consultation. A part la figure pompidolienne du député de Corrèze, figure d’autant plus rassurante que lui-même adopte une position tactique de retrait, on cherchera en vain les points forts d’un projet socialiste mobilisateur.

Sur ce point, et sur celui-là seulement, Dominique de Villepin a raison: "il n’y a pas de candidat providentiel". Jamais élection présidentielle sous la Vème République n’aura été, hélas, marquée par de tels faux-semblants.


Par (dernière modification le 02/10/2011)





1.Posté par Alain Frouté le 02/10/2011 21:39 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Quand le sens de l'image et le brin d'humour rejoignent la perspicacité de l'analyse, cela donne ...  

Nouveau commentaire :
Twitter

Veuillez respecter la nétiquette.
Connectez-vous pour communiquer et faire partie du réseau du Podcast Journal! Tous les articles, commentaires, annonces, sujets de forum seront podcastés après une éventuelle modération: nous n'acceptons pas les contenus contraires aux Conditions Générales d'Utilisation, comportant des propos intraduisibles, ayant un aspect militant, incitant à la haine ou à une quelconque discrimination.
L'abonnement aux flux ainsi que l'inscription au Podcast Journal sont gratuits.


Autres articles dans la même rubrique ou dossier:
1 2 3 4 5 » ... 11




Dans nos blogs :

Dix jours pour défendre les Droits de l'Homme

Du 2 au 11 décembre 2016, Amnesty International France organise "10 jours pour signer", l'événement annuel de mobilisation en faveur de...

Echo de Voxel, qu'est-ce que c'est quoi, ça ???

Après un an, il est temps de relancer la machine, si possible à un rythme de croisière plus soutenu, et peut-être aussi d'expliquer de quoi...

Législatives koweïtiennes: retour en force de l’opposition dominée par des islamistes

Les élections législatives du 26 novembre 2016 ont été marquées par une forte participation et le retour de l'opposition koweïtienne,...



Le Podcast Journal sur :