Loading
Podcast Journal
Le Podcast Jour


Le Podcast Journal - podcastjournal.net  

Rechercher un article publié :

 
 

Respectez l'environnement: n’imprimez pas nos pages sur papier, visualisez-les sur écran blanc ou noir, partagez-les sur vos réseaux ou envoyez-les par mail! Reproduction autorisée uniquement avec le lien mentionnant la source: www.podcastjournal.net
13/06/2016

Le vrai prix du chocolat


Dans son nouveau rapport intitulé "La face cachée du chocolat"*, le Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne (BASIC) explique que le marché du chocolat n’est durable ni pour les producteurs ni pour l’environnement. Pour inverser ces dynamiques négatives, le rapport recommande la mise en place de filières valorisant l’origine du cacao et le travail des producteurs.


Le cacao, un produit coûteux aux niveaux humanitaire et environnemental

Une plantation de cacao. Image du domaine public.
Une plantation de cacao. Image du domaine public.

vrai_prix_du_chocolat.mp3 Prix du chocolat.mp3  (1.61 Mo)


Le rapport explique tout d’abord que seuls les plus grands groupes sont capables de traiter l’immense volume de cacao nécessaire pour répondre à la demande de l’industrie du chocolat. Or, le BASIC constate que la majorité du cacao est produit par de petits agriculteurs sur des plantations de moins de 10 hectares et qu’il existe dès lors un déséquilibre lors des négociations entre les acheteurs de fèves, financés par les industriels de la transformation du cacao, et les producteurs. Il explique que de cette situation naît un cercle vicieux pour les producteurs: leurs revenus faibles et instables ne leur permettent pas d’investir dans leur plantation, ce qui entraine une baisse de leurs rendements, et donc une baisse des revenus, et ainsi de suite.

Selon le rapport, les producteurs, à court de solutions, étendent leurs parcelles sur la forêt. Or, la déforestation qui découle de cette pratique modifie les conditions climatiques et affecte les récoltes. Le BASIC explique aussi que souvent, pour s’en sortir, les producteurs font travailler leurs enfants dans les plantations, où les conditions de travail sont dangereuses. Le rapport met enfin en avant l’impossibilité financière pour les producteurs de mettre en place des cultures vivrières pour eux et leur famille, et se retrouvent dans une situation d’insécurité alimentaire.


Durable, équitable: des certifications aux implications variables

Logo de Fairtrade, label du commerce équitable. Image du domaine public.
Logo de Fairtrade, label du commerce équitable. Image du domaine public.
Le BASIC rappelle que les certifications durables comptent sur la formation des producteurs et un meilleur usage des intrants chimiques afin d’augmenter les rendements des plantations. Cependant, le rapport constate que les hausses de revenus sont insuffisantes pour que les producteurs de cacao durable puissent s’extraire du cercle vicieux que connaissent les producteurs de la filière conventionnelle. De plus, le BASIC souligne qu’il n’existe pas d’inversion de la dynamique en ce qui concerne la déforestation, le travail des enfants ou encore la pollution induite par les traitements et engrais chimiques.

Le rapport met également en avant le fait qu’en Côte d’ivoire, premier producteur mondial de cacao, le commerce équitable a permis une légère augmentation du revenu annuel (6%), mais que celle-ci n’a pas permis aux producteurs de passer au-dessus du seuil de pauvreté. Le BASIC rappelle que le commerce équitable permet le versement d’une prime à la coopérative pour chaque tonne de cacao vendue. Mais il estime qu’en Côte d’Ivoire, cette prime n’est pas utilisée de manière optimale pour inverser la dynamique.

Le rapport constate au contraire une très nette augmentation des revenus des producteurs de cacao équitable (50% et plus) au Pérou. Il explique cette progression par le fait que les producteurs valorisent la stabilité grâce à des contrats à long terme, ce qui permet la mise en place d’un cercle vertueux entretenu par les investissements dans le cacao, et permettant une augmentation de la surface dédiée aux cultures vivrières. Le BASIC remarque par ailleurs que les conditions naturelles permettent aux producteurs péruviens de rarement recourir aux intrants chimiques, et que les coopératives les incitent à réduire leur usage de ces substances. Enfin, le rapport souligne que la prime équitable reversée aux coopératives a permis d’investir dans les services locaux essentiels (personnel médical, instituteurs, frais de scolarité).

* "La face cachée du chocolat"]urlblank:http://lebasic.com/wp-content/uploads/2016/06/Etude-Cacao-PFCE_Version-finale-FR_Mai-2016.pdf


Vidéo archive: "La face cachée du chocolat", le travail des enfants dans les plantations de cacao



Par (dernière modification le 12/06/2016)




Nouveau commentaire :
Twitter

Veuillez respecter la nétiquette.
Connectez-vous pour communiquer et faire partie du réseau du Podcast Journal! Tous les articles, commentaires, annonces, sujets de forum seront podcastés après une éventuelle modération: nous n'acceptons pas les contenus contraires aux Conditions Générales d'Utilisation, comportant des propos intraduisibles, ayant un aspect militant, incitant à la haine ou à une quelconque discrimination.
L'abonnement aux flux ainsi que l'inscription au Podcast Journal sont gratuits.


Autres articles dans la même rubrique ou dossier:

Le Bon Coin a 10 ans - 02/10/2016

1 2 3 4 5 » ... 10




Dans nos blogs :

Législatives koweïtiennes: retour en force de l’opposition dominée par des islamistes

Les élections législatives du 26 novembre 2016 ont été marquées par une forte participation et le retour de l'opposition koweïtienne,...

Un orgasme = un arbre planté

Utiliser internet quotidiennement génère une grande quantité d’émissions de CO2. Grâce à des opérations ponctuelles ou des actions longue...

20 ans après, les pesticides sont toujours en moi [Interview]

Après la découverte du virus de l’hépatite C, Marie* apprend que son corps est également perturbé par de nombreuses toxines chimiques. Mais...



Le Podcast Journal sur :