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Max Dominique Ayissi
18/09/2009

Mia Farrow, dans l’urgence camerounaise


L’Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, qui séjourne au Cameroun depuis le 13 septembre, quitte le Cameroun aujourd’hui, cinq jours d’intense activité.


photo : kamerunscoop
photo : kamerunscoop
Mia Farrow a été reçue, le 14 septembre, par le premier ministre, Philémon Yang, ainsi que la première dame et ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, Chantal Biya. Mais cette visite avait d’abord un but humanitaire. La star américaine a donc visité les camps de refugiés de Bazzama, à la frontière d’avec la République Centrafricaine et Langui, voisine du Tchad.
Ces localités symbolisent, à elles-seules, les difficultés que le Cameroun éprouve dans la gestion des conséquences des belligérances alentour. L’objectif de ce séjour étant de faire prendre conscience à la communauté internationale de la gravité du drame humanitaire qui s’y joue.
Près 38 000 enfants réfugiés de la République Centrafricaine sont en effet enregistrés sur 80 sites, pour environ 2400 Tchadiens. « Au sein de la population », insiste l’Unicef. 89% ne vont pas à l’école. 17% sont séparés de leurs parents et « seulement » 9% sont enregistrés par les autorités locales.
Rien que pour l’année 2008, l’Unicef a identifié, dans les camps de réfugiés, 254 mariages précoces, 37 grossesses précoces, 107 cas de violence domestique à l’encontre des femmes, 6 enfants chefs de ménage et 84 enfants maltraités.

Des chiffres explosifs

Ces données résument une situation nationale bien au-delà de l’inquiétant. Des chiffres, qui sont de MICS 2004, attestent que 43.3% des enfants camerounais travaillent, au-delà des restrictions autorisées par les conventions internationales sur le travail et les droits des enfants. Parmi eux, de nombreux enfants de la rue dont 435 auraient été identifiés en 2008, dans les principales villes de Yaoundé et de Douala. Ils sont âgés entre 14 et 18 ans. L’Unicef constate qu’il n’existe pas de chiffres officiels. Ce que le Fonds explique par « l’absence de base de données (…) en dépit de la présence effective des enfants dans (les rues) des grandes villes ».
Le trafic des enfants est une autre préoccupation. Selon des chiffres du Bureau International du Travail, pour le Cameroun, 531 591 enfants en ont été victimes en 2002. Pour ce qui est des enfants en conflit avec la loi, ils sont entre 800 et 1000, en détention préventive, dont 80% à 85% n’ont été ni présentés à la barre, ni condamnés.
Les statistiques de l’enfance vulnérable sont d’autant plus difficiles à établir que seulement 59.3% des naissances sont enregistrés au Cameroun (MICS3-2004). Autant dire que les 49.7 restant sont tous ou presque dans une situation d’indécence intellectuelle, matérielle et légale criarde. Il existerait même une « disparité entre les trois régions septentrionales (le Nord, l’Extrême nord et l’Adamaoua), le Nord-ouest et le reste du pays ». Laquelle serait due, selon l’Unicef, « à la faible conscience des communautés sur le sujet, une incompréhension des procédures d’enregistrement des naissances, ainsi que l’absence de synergie entre les partenaires ».

Quelques priorités

Pour remédier à cette situation, l’Unicef propose d’appuyer la révision et l’adoption de lois pour la promotion du cadre légal et institutionnel des enfants au Cameroun ; de renforcer les capacités pour la mise en place du système de justice juvénile à travers l’établissement de tribunaux pour enfants ; d’appuyer les initiatives en rapport avec la « justice pour enfants ».
Le Fonds des Nations Unies suggère également le renforcement des capacités des acteurs du système d’enregistrement des naissances, « en vue de l’accroissement du taux national de délivrance des Actes de naissance » ; l’appui à la création d’une commission nationale de mise en œuvre et de suivi de la convention sur les droits de l’enfant ; l’appui à la mise en œuvre d’un système de collecte de données « de protection et intégration d’indicateurs de protection » dans le système national des statistiques.
La branche camerounaise de l’organisation onusienne préconise en fin d’appuyer la mise en place de services sociaux légaux de base pour enfants victimes de violence, d’exploitation, de discrimination (y compris les populations autochtones) et de trafic ; ainsi que de promouvoir les activités de préparation aux urgences pour la protection des enfants réfugiés.


Par Max Dominique Ayissi (dernière modification le 18/09/2009)




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