Élue capitale européenne de la culture pour l'année 2010, Pécs, ville hongroise située dans le sud-ouest du pays va inaugurer dimanche 10 janvier les festivités. Mais en ce moment, la capitale du département de la Baranya fait beaucoup parler d'elle et pas seulement dans le seul domaine de la culture. En effet de nombreux scandales politico-économiques ont éclaté récemment qui risque de ternir l'image de la ville au moment où celle-ci à l'occasion de se faire connaître dans l'Europe tout entière.
L'automne a été particulièrement chaud à Pécs. Les différentes affaires qui ont secoué la ville ont commencé en septembre avec la rupture violente d'un contrat entre la municipalité et le groupe Suez en charge de l'assainissement des eaux. L'affaire est montée jusqu'à l'Élysée avec la visite du Premier ministre magyar à Paris.
Plus triste, et encore plus violent, en novembre, un étudiant en pharmacologie de l'université technologique de Pécs, faisait feu sur un de ses camarades, le blessant de pas moins de 5 balles, touchant par la même occasion un enseignant et une femme chargée de l'entretien. C'est la première fois qu'en Hongrie et en Europe centrale, un tel scénario se déroulait.
Enfin, il y a quelques jours, c'est l'interminable projet d'implantation d'un radar par l'Otan qui a fait à nouveau la une des journaux. Le gouvernement est pour, la population locale contre, effrayée par d'éventuelles conséquences sur l'environnement et la santé. A plusieurs occasions, les Pécsois ont réussi à reporter le projet de construction et aujourd'hui avec l'aide des autorités municipales, ils n'hésitent pas à défier à nouveau la capitale. La patate chaude devrait être lancée au prochain gouvernement qui sera nommé en avril suite aux élections législatives. Comme tous les sondages donnent gagnant le Fidesz, c'est-à-dire le parti de la droite hongroise, dont le maire de Pécs est un digne représentant, nul ne peut dire aujourd'hui ce qu'il en sera de ce projet à l'avenir.