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Présidentielle 2017: La place du sport dans le programme des candidats


Dimanche 16 Avril 2017

Le sport étant un sujet d’intérêt général, les candidats à la présidence de la République française se doivent de participer à la structuration d’une réflexion commune autour des activités physiques et sportives. Qu'en est-il?


Illustration. Image du domaine public.
Illustration. Image du domaine public.
Le sport pour tous
A une semaine du premier tour, le sport n'est pas la préoccupation première des candidats à la présidentielle. Et quand ils en parlent, les candidats restent très vagues en disant des banalités comme "le sport est a développer, car c'est bon pour la santé". Globalement, le sport tout public n'est pas un sujet clivant. A quelques nuances près, l'unanimisme est de mise à droite, comme à gauche.

Idem pour le sport sur ordonnance. Emmanuel Macron propose de rembourser les licences sportives aux patients, François Fillon d'étendre la mesure à l'ensemble de la population et plus aux seuls malades atteints d'une affection de longue durée, et Benoît Hamon de prendre en charge financièrement la pratique du sport prescrit.

Certaines questions préoccupent parfois de concert des candidats par ailleurs très éloignés. C'est ainsi que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen s'opposent tout deux à la financiarisation du sport professionnel, le candidat de "La France insoumise" voulant interdire le naming des stades et enceintes sportives. Egalement opposé au sport-business, Jacques Cheminade souhaite limiter les salaires des professionnels à 20 Smic et encourager la construction d'équipements sportifs pour rendre la pratique plus simple d'accès aux Français. François Fillon et Marine Le Pen se rejoignent sur l'assouplissement des conditions de mécénat, afin de compenser la réduction fatale des subventions publiques dans le financement du sport, quand le candidat Les Républicains entend créer une Haute autorité de l'intégrité dans le sport, afin d'y lutter contre les affaires de corruption et de dopage.


Paris 2024 ou les clivages partisans
Pour autant, il existe quelques pommes de discorde. La plus spectaculaire étant la candidature de Paris aux Jeux olympiques 2024. Troix candidats, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Jean-Luc Mélenchon, se sont prononcés contre, s'opposant ainsi à Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, les candidats du "oui" à Paris 2024. Les autres candidats (Jean Lassalle, François Asselineau) n'exprimant aucune opinion claire ni sur les Jeux olympiques 2024, ni sur le sport en général. Telle que la candidature est partie, il parait compliqué de s'y opposer. En revanche, il est indéniable que le vote du 13 septembre 2017 (date d'attribution des Jeux olympiques 2024 à Paris ou Los Angeles) dictera la politique sportive du quinquennat. Faire du sport un enjeu de société sera plus facile à faire comprendre aux politiciens si Paris obtient les Jeux olympiques 2024.

Quelle que soit l’issue du vote du 23 avril ou du 7 mai 2017, le prochain président de la République devra envisager ouvertement la France comme une nation sportive. Que ce soit pour des raisons de santé, de bien-être ou de performance, la pratique des activités physiques et sportives connaît aujourd’hui un réel engouement et prend une place importante dans la societé. Selon une étude OpinionWay, plus de huit Français sur dix estiment que le sport et les grands événements sportifs ont un impact durable sur le sentiment de fierté nationale des Français, leur moral, le dynamisme économique du pays, l'image et l'attractivité de la France dans le monde. Raison de plus d'aborder le sujet.





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