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Dernier épisode du focus local de ce blog avec un article sur les jardins d'insertion de Rethel, tiré d'un de mes articles pour le journal l'Union.
Une partie de la récolte des jardins d’insertion économique a été dérobée par des visiteurs mal intentionnés. Un comble vu les objectifs de l’association.


Place au local n°3 : Les jardins d’insertion de Rethel une nouvelle fois dévalisés
Environ 70 kilos de tomates et quelques courgettes mais heureusement pas de dégâts. Tel est le butin des voleurs venus se servir dans les Jardins de Rethel, l’un des quatre chantiers de l’Association d’insertion par l’activité économique.

C’est parce que son association a des objectifs louables que Patrick Pringot, son dirigeant, regrette particulièrement les vols réguliers de ses jardins : « Il ne faut voler à personne évidemment mais pas à nous en particulier. On est là pour servir la collectivité, on n’est pas une entreprise mercantile puisque nos bénéfices servent à la réinsertion ». Certifiés bio depuis peu, les jardins de l’association, dont le nom officiel est «Espace environnement 08» comptent environ 250 clients et fournissent environ 50 paniers (entre 8 et 12 euros) par semaine. « Le problème, c’est qu’à cause des vols, il y a des clients que l’on ne pourra pas fournir » explique t-il, louant néanmoins la « solidarité » de sa clientèle, qui, selon lui, restera « fidèle à l’association ». D’après Patrick Pringot, vu les quantités dérobées, l’objectif des voleurs serait de faire de la revente ou du troc.
Opération sensibilisation
À l’heure actuelle, ce sont huit personnes qui travaillent entre 26 et 35 heures par semaine (au Smic) dans l’espace environnement 08, et ce sous la supervision de la chef de chantier Camille Percebois, diplômée d’un BTS en production horticole. L’encadrement est une nécessité car, comme tient à le préciser Patrick Pringot, « certaines personnes qui travaillent ici n’avaient jamais vu la terre avant. Elles travaillaient par exemple dans la maçonnerie ou le BTP. »

Patrick Pringot espère, à travers son témoignage, pouvoir sensibiliser l’opinion et éviter que les vols ne se reproduisent. Mais son association a aussi déposé une plainte mercredi dernier à la gendarmerie, et celle-ci a promis de procéder à des patrouilles plus régulières. Il faut dire que l’isolement relatif des Jardins, situé sur le chemin du lac (derrière la gare), favorise les vols qui ont eu lieu trois fois la semaine dernière, tous pendant la nuit.
A terme, ces vols à répétition - chaque été - peuvent pénaliser les finances de l’association et limiter son objectif de réinsertion. Comme le résume Patrick Pringot « On est là pour aider les gens, les vols se font à leur détriment ». Seule (petite) bonne nouvelle: les Jardins associatifs, situés à côté et propriété de la mairie, n’ont pour l’instant « pas eu de vols, contrairement à l’an dernier» selon l’un de ses membres.

Rédigé par Gaétan Arnould le 20/08/2016 à 10:25 | Commentaires (0)

Episode 2 du focus sur le local avec un article sur le CCAS de Rethel, largement inspiré d'un reportage pour l'Union.
Dirigé par Régine Doyen, adjointe aux affaires sociales, le Centre communal d’action sociale fournit un travail précieux. Mais qui reste souvent méconnu.


Régine Doyen avec deux des trois salariés du CCAS de Rethel
Régine Doyen avec deux des trois salariés du CCAS de Rethel
Le CCAS, ce n’est pas les feux de la rampe, on travaille dans la discrétion». Régine Doyen, adjointe aux affaires sociales depuis huit ans, sait bien que le Centre communal d’action sociale (CCAS) n’est pas la partie la plus visible du dispositif municipal. Pourtant, avec la police municipale, le CCAS est la dernière entité à relever de la compétence de la ville, le reste étant passé sous la coupe de la communauté de communes, le Pays rethélois, fondé en janvier 2014. Très diversifiée et collaborant avec de nombreuses autres entités, l’action du CCAS est parfois difficile à saisir pour le profane. Et notamment son budget, dont le montant prévisionnel pour 2016 est d’environ 400 000 euros, sans compter les plus de 450 000 euros d’investissements prévus. Ce qui coûte le plus cher au CCAS, c’est la résidence Siegel pour personnes âgées autonomes (RPA) dont il est propriétaire.

Chaque année, une bonne partie des investissements est consacrée au remboursement de l’acquisition de la RPA en 1997 et des travaux de rénovation effectués en 2012. Mais avec ses 61 appartements tous occupés, c’est aussi l’une des principales recettes du CCAS avec, entre autres, des subventions d’organismes divers, les recettes de l’épicerie sociale ou encore des dons (1000 euros l’an dernier).
La ville fournira aussi en 2016 une subvention de 237 000 euros mais on sent bien, à écouter Régine Doyen, que chaque euro compte au CCAS. Bien que relevant de la municipalité, le Centre d’action sociale dispose donc d’une certaine autonomie, notamment budgétaire. Une situation que Régine Doyen résume par cette formule: «le CCAS, c’est une ville dans la ville».
Plus que des chiffres et un budget, le CCAS, c’est avant tout une aide pour les plus modestes. L’épicerie sociale (notre édition du 5 août) en est l’une des activités les plus visibles, puisque chaque mardi, c’est une quarantaine de familles qui bénéficient de produits alimentaires à des prix ultra-réduits (10% du tarif normal). Le CCAS, anciennement nommé bureau de l’aide sociale, met aussi à disposition de diverses associations ses locaux pour qu’elles puissent y tenir leurs permanences. C’est ainsi qu’une fois par mois, le CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles) ou le FORHOM (Association d’aide aux victimes d’infractions pénales) viennent proposer leur expertise à ceux qui le souhaitent.
L’accueil, première mission
L’accueil constitue néanmoins le plus gros de l’activité quotidienne du Centre d’action sociale. En 2015, pas moins de 700 personnes ont ainsi franchi la porte du CCAS (l’accueil est tenu par Aurore Ghisdal), le plus souvent pour demander un conseil ou pour être orienté vers le service idoine (pôle emploi, mission locale, CAF…). Parfois, c’est Régine Doyen qui aide directement ceux qui le lui demandent à constituer leurs dossiers administratifs, par exemple pour demander l’aide sociale. Une aide qui peut aussi être alimentaire. Des «colis d’urgence» – plus d’une centaine en 2015 – réalisés grâce aux réserves de l’épicerie sociale sont ainsi offerts à ceux qui en ont besoin.
À côté de l’urgence sociale à laquelle il fait face, le CCAS est aussi à l’origine de projets plus lourds, qui répondent aux objectifs de politique sociale fixés par la ville. Pour cette partie «projets», c’est Sylvain Oerlemans, l’un des trois salariés, qui est essentiellement à la manœuvre. Cette année, le programme tourne essentiellement autour de la nutrition. Trois missions sont ainsi prévues: des ateliers cuisine (pour les bénéficiaires de l’épicerie sociale), et sur l’importance de la nutrition dans la santé et une intervention de la maison de la nutrition de Charleville auprès des associations de distribution alimentaire. Ces dernières (Croix-Rouge, Secours populaire, Restos du cœur…) sont d’ailleurs des partenaires clés du Centre d’action sociale, comme le résume Régine Doyen: «elles sont notre premier interlocuteur, nous formons une grande famille».
Au total, si environ 250 personnes bénéficient chaque année de l’aide directe du CCAS, ils sont en réalité beaucoup plus à avoir bénéficié, à un moment ou à un autre, de ses différentes actions. Comme le concède Régine Doyen, «certains hésitent toujours à pousser la porte». Et pourtant, sans que l’on sache vraiment quand, le CCAS a vocation à passer prochainement sous la coupe du Pays Rethélois terme. À ce moment-là, ce sont les habitants de près de 65 communes qui auront la possibilité de pousser la porte du CCAS.

Rédigé par Gaétan Arnould le 20/08/2016 à 10:19 | Commentaires (0)

Après s'être toujours intéressé au national voire à l'international dans ce blog, place au local avec trois articles rédigés à partir de mes reportages pour le journal l'Union. Premier épisode : l'épicerie sociale de Rethel
Fondée en 2014, l’épicerie sociale bénéficie à prés de 40 familles. Pas toujours assumée, l’aide reçue est néanmoins précieuse.


Place au local n°1 : À l’épicerie sociale de Rethel, «on est là pour aider les gens"
Fondée en 2014, l’épicerie sociale bénéficie à prés de 40 familles. Pas toujours assumée, l’aide reçue est néanmoins précieuse.
Des prix qui dépassent rarement un euro et des bénévoles accueillants. Voilà à quoi pourrait se résumer l’épicerie sociale de Rethel, née il y a deux ans et gérée par le CCAS (Centre communal d’action sociale). Mais, pour les bénéficiaires, elle est souvent bien plus. Isabelle et Didier Alexandre, bénéficiaires depuis l’ouverture de l’épicerie sociale, font un constat limpide: venir à l’épicerie sociale leur permet de «payer le loyer». Isabelle Alexandre, qui travaille à temps partiel, va même plus loin: «Ça nous sauve la vie». Elle n’hésite pas à en parler autour d’elle: «J’en fais de la pub, j’en suis contente».
Localisée dans les anciens locaux de l’ANPE, l’épicerie sociale est aujourd’hui associée à trois supermarchés que sont les Intermarché de Sault-lès-Rethel et d’Amagne ainsi que le Carrefour Contact de Chateau-Porcien. Néanmoins, les conventions se font par l’intermédiaire de la Banque alimentaire de Charleville et c’est d’ailleurs auprès d’elle que sont transmises les informations sur les poids des marchandises vendues par l’épicerie sociale. Des informations cruciales pour les supermarchés puisque ce sont ces poids qui détermineront ensuite les avoirs fiscaux auxquels ils auront droit.
Des prix très réduits
Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 40 familles qui bénéficient de l’épicerie sociale, ouverte chaque mardi matin. Chaque bénéficiaire dispose d’une carte, qui établit le montant du panier auquel il a droit. Ce dernier dépend à la fois des ressources et du quotient familial (le nombre de personnes dans la famille). «Le but de l’épicerie sociale, c’est d’aider les gens en difficulté à apurer leurs dettes en économisant sur leur panier de consommation» explique Régine Doyen, adjointe aux affaires sociales. Et c’est vrai que l’économie est substantielle puisque les prix représentent en moyenne 10% de leur valeur habituelle. Régine Doyen se félicite du côté «magasin» de l’épicerie qui ne «donne pas le sentiment aux gens d’être assistés». «L’épicerie est là pour aider, pas pour entretenir dans l’assistanat» précise-t-elle. Acceptés sous condition de ressources, les dossiers des bénéficiaires sont ainsi régulièrement revus pour évaluer les familles susceptibles de sortir du dispositif. Mais celles-ci ne sont pas lâchées du jour au lendemain: «Après une amélioration de la situation, on attend trois mois après pour être sûr d’une stabilisation budgétaire et pour s’assurer que les bénéficiaires ont une avance d’un mois pour leurs dépenses sur le compte en banque» explique ainsi Régine Doyen.
Chaque mardi matin, les profils sont variés et vont des petites retraites aux chômeurs en passant aussi par des personnes avec un emploi. Contrairement au couple Alexandre, certains assument difficilement le fait de venir demander de l’aide; «J’ai eu beaucoup de mal à faire la démarche. Et même aujourd’hui je n’ose pas le dire aux gens que je connais». confesse ainsi une jeune femme sans travail rencontrée à la sortie de l’épicerie, Une réticence que perçoit aussi Régine Doyen, selon laquelle les bénéficiaires potentiels peuvent être hésitants à venir. «On pourrait avoir une dizaine de familles en plus» regrette-t-elle, tout en rappelant que sept dossiers sont en cours d’étude.
L épicerie sociale a donc vocation à durer et à voir le nombre de bénéficiaires augmenter dans le futur. Sylvain Oerlemans, salarié du CCAS, envisage d’ailleurs la possibilité d’ouvrir le magasin plus souvent que le seul mardi matin.
Une bonne nouvelle pour les bénéficiaires, pas forcément pour la situation sociale de la ville

Rédigé par Gaétan Arnould le 20/08/2016 à 10:16 | Commentaires (0)
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Gaétan Arnould
Gaétan Arnould
Ma méfiance n'a pas de limites.
Quel choc ce fut pour moi de comprendre qu'il me fallait comprendre le monde. Lourde tache donc mais pas vraiment le choix depuis que suis devenu trop « mature » pour faire semblant d'ignorer les – innombrables – questions que soulève le fonctionnement de notre planète. Et en même temps peine perdue puisque l'omniscience est impossible.
« Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien » disait Socrate. Et bien mon pote, je suis tout à fait d'accord avec toi mais, tout en sachant cela (le fait de ne rien savoir, vous suivez?), j'ai une idée fixe : en savoir toujours plus, ou plutôt en comprendre toujours plus.
Du coup, comme à peu près tout m'intéresse et m'intrigue, je me suis dit que les relations internationales pourraient être un bon sujet de départ, d'où cinq années passées dans le Nord, à Lille, pour un Master qui a accru la connaissance de mon ignorance ( vous suivez toujours?).
Et après ça, parce qu'il fallait bien se spécialiser, j'ai décidé de poursuivre dans le journalisme et donc de m'intéresser …. à tout. Échec de la spécialisation.
Pendant tout ce temps, mon observation, ma réflexion et ma suspicion sur les choses du monde se sont aiguisées et avec ce blog, je les offre enfin à la vue de tous – je sais l'attente fut longue.
Expert en rien mais curieux de tout, j'ai un credo : méfions nous de tout – politiques, médias, réseaux sociaux (attention, je ne suis pas un affreux complotiste)- et tout le temps.
Cessons d'être naïfs, soyons méfiants. Et pour commencer soyez le vis à vis de ce blog !
Allez, une dernière belle phrase avant de vous plonger dans mes réflexions : Éveiller la méfiance pour éveiller les consciences...


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