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Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Face au pessimisme ambiant sur le réchauffement climatique, vive l'optimisme vert !


Séquestrer du CO2 ? Quand l'homme est pour le moment incapable de se tourner fermement vers les énergies renouvelables ... Ce n'est peut être pas si utopique que cela ...


Le basalte peut stocker du CO2 (Laurent Deschodt)
Le basalte peut stocker du CO2 (Laurent Deschodt)
Quelques éléments de contexte : 40 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) sont rejetées chaque année dans l’atmosphère . Les conséquences sont alarmantes : si en 2050, rien n'est fait durablement, les réfugiés climatiques se compteront en centaines de millions et peut être même en milliards.
Partant de ces faits, des scientifiques ont donc eu l'idée de séquestrer le CO2. Le concept consiste à injecter le CO2 dans des roches basaltiques (sorte de roches volcaniques) de manière à y produire des réactions de précipitation. Le gaz carbonique étant piégé sous forme solide, son stockage est beaucoup plus stable.

C'est tout l'objet du projet CarbFix. Les scientifiques membres viennent d'annoncer qu'ils venaient d'obtenir des résultats spectaculaires. En effet, 95 % des 220 tonnes de CO2 injecté dans le basalte s'est transformé en calcite, une matière minérale. Et cela en un an et demi, ce qui est une prouesse. Le processus de séquestration géologique était donc bien plus rapide que prévu. On trouve beaucoup de basalte sur Terre et surtout, au fond des océans : ils constituent la croûte océanique. Reste à savoir si cette expérience à petite échelle donnera les mêmes résultats à beaucoup plus grande échelle.

Rédigé par Laurène Le Fourner le 19/06/2016 à 17:14 | Commentaires (0) 19/06/2016

C’est une innovation qui me touche particulièrement, étant originaire de Bretagne. Des chercheurs viennent de développer un filet innovant permettant de capter les hydrocarbures dans la mer et donc de lutter contre les marées noires.


Nettoyage des côtes de la baie du Prince William, en Alaska, après le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en mars 1989 (CC)
Nettoyage des côtes de la baie du Prince William, en Alaska, après le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en mars 1989 (CC)
Les pollutions aux hydrocarbures sont monnaies courantes dans nos océans. On ne compte plus les marées noires qui viennent salir nos plages. Que ce soit par accident ou parce que des imbéciles dégazent en pleine mer ! Il existe déjà des filets qui permettent de capter les hydrocarbures mais des scientifiques viennent récemment de développer un filet plus performant, permettant de mieux récupérer ces hydrocarbures. Ce prototype, fabriqué à partir de fibres hydrophobes, présente une structure multicouche qui agit comme une grosse éponge. Il a la particularité de capter des hydrocarbures lourds et légers. Et convient donc à n’importe quelle situation ! Le système peut être utilisé par mer agitée, avec des vents de force 7, c’est-à-dire avec des vagues très importantes. Une fois le filet plein, l’eau sera séparée des hydrocarbures et rejetée à la mer si elle est suffisamment propre, sinon elle est acheminée vers une station de retraitement. Ce développement a été réalisé dans le cadre du projet Force 7 justement, un projet européen. Actuellement, ce nouveau prototype est encore en phase de développement et testé au large de Cardiff, aux Pays de Galles. Sa version définitive pourrait voir le jour dans les prochains mois, pour être commercialisée rapidement par la suite.

Rédigé par Laurène Le Fourner le 04/06/2016 à 13:19 | Commentaires (0) 04/06/2016

C’est une innovation pleine de délicatesse : des chercheurs américains viennent de découvrir que la soie avait la capacité de protéger les aliments délicats. Une belle réponse au gaspillage.


Les fraises pourront désormais se garder à température ambiante© Myrabella
Les fraises pourront désormais se garder à température ambiante© Myrabella
Selon des chercheurs de la Tufts University (Massachusetts, États-Unis), les fruits, comme la fraise par exemple, recouverts d’une fine pellicule de soie pourraient se conserver une semaine sans avoir recours à la réfrigération. Il s’agit ici d’une solution totalement naturelle, fabriquée à partir d’eau. Elle n’abime pas les fruits, est sans odeur et ne laisse pas de trace, la pellicule étant très fine. Pour arriver à cette découverte, les chercheurs de la Tufts University ont plongé plusieurs fois les fraises dans une solution contenant 1 % de protéines de fibroïne de soie. Le but : créer cette fameuse pellicule protectrice. Les fraises ont ensuite été laissées à température ambiante pendant une semaine et le résultat est sans appel : des fraises juteuses, fermes, comme au premier jour. L’explication est scientifique : le revêtement de soie a rendu les fraises moins perméables au dioxyde de carbone et à l’oxygène, ce qui a ralenti leur détérioration. Peu importe le fruit, les résultats ont été également couronnés de succès quel que soit celui utilisé. Seul bémol de ce résultat : on ne sait pas les impacts sur le gout ! Néanmoins, les gains pour lutter contre le gaspillage seraient importants. En France, le gaspillage alimentaire dans la consommation des ménages représente 20kg de déchets par an et par personne dont 7kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés.

Rédigé par Laurène Le Fourner le 27/05/2016 à 20:08 | Commentaires (0) 27/05/2016
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Laurène Le Fourner
Laurène Le Fourner
Laurène, un maillon vert parmi vous, profondément optimiste. Je préfère proposer et agir plutôt que de constater les bras croisés. Toi et moi avons des solutions pratiques pour lutter, à notre niveau, contre le réchauffement climatique. Alors communiquons !