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Nous sommes ce que nous consommons. Tout le monde mange, mais pas les mêmes choses ! Ce remarquable reportage photographique réalisé aux quatre coins de la planète par Peter Menzel nous fait réaliser combien les habitudes alimentaires et familiales peuvent varier d'un endroit à l'autre.

Le photographe américain a sillonné le monde et a photographié des dizaines de familles dans leur milieu, devant la nourriture qu'elles consomment pendant une semaine.

Ce travail précieux nous apprend beaucoup de choses : composition des familles, mode de vie, pouvoir d'achat, rapport aux produits de la terre, importance accordée à l'industrie agro-alimentaire ou à la production domestique...etc ; mais il nous pousse surtout à réfléchir sur la place des aliments transformés dans la consommation des familles et son impact sur la santé, et nous apprend que : pouvoir d'achat ne rime pas toujours avec nourriture de qualité.

Australie : la famille Browns. 481 euros pour trois adultes, trois ados et un enfant.
Australie : la famille Browns. 481 euros pour trois adultes, trois ados et un enfant.

Allemagne : la famille Melander 375 euros pour deux adultes et deux enfants.
Allemagne : la famille Melander 375 euros pour deux adultes et deux enfants.

Luxembourg : la famille Kuttan-Kasses. 347€ pour quatre adultes.
Luxembourg : la famille Kuttan-Kasses. 347€ pour quatre adultes.

Etats-Unis : la famille Revis. 341€ pour deux adultes et deux ados.
Etats-Unis : la famille Revis. 341€ pour deux adultes et deux ados.

Japon : la famille Ukita. 317€ pour deux adultes et deux ados.
Japon : la famille Ukita. 317€ pour deux adultes et deux ados.

France : la famille Moines. 315€ pour deux adultes et deux ados.
France : la famille Moines. 315€ pour deux adultes et deux ados.

Canada. La famille Melanson. 308 euros pour deux adultes et trois enfants.
Canada. La famille Melanson. 308 euros pour deux adultes et trois enfants.

Italie : la famille Manzo. 260€ pour deux adultes et trois enfants.
Italie : la famille Manzo. 260€ pour deux adultes et trois enfants.

Groenland : la famille Madsens. 247€ pour deux adultes et trois enfants.
Groenland : la famille Madsens. 247€ pour deux adultes et trois enfants.

Royaume-Uni : la famille Bainton. 226€ pour deux adultes et deux enfants.
Royaume-Uni : la famille Bainton. 226€ pour deux adultes et deux enfants.

Koweït : la famille Al Haggan. 197€ pour deux adultes, trois ados, et trois enfants.
Koweït : la famille Al Haggan. 197€ pour deux adultes, trois ados, et trois enfants.

Mexique : la famille Casales. 189€ pour deux adultes et trois enfants.
Mexique : la famille Casales. 189€ pour deux adultes et trois enfants.

Turquie : la famille Celiks. 129€ pour quatre adultes et deux enfants.
Turquie : la famille Celiks. 129€ pour quatre adultes et deux enfants.

Guatemala : la famille Mendoza. 67€ pour deux adultes et deux ados.
Guatemala : la famille Mendoza. 67€ pour deux adultes et deux ados.

Egypte : la famille Ahmed.  38€ pour sept adultes et cinq enfants.
Egypte : la famille Ahmed. 38€ pour sept adultes et cinq enfants.

Mongolie : la famille Batsuuri. 35€ pour deux adultes et deux ados.
Mongolie : la famille Batsuuri. 35€ pour deux adultes et deux ados.

Inde : la famille Patkars. 34€ pour quatre adultes.
Inde : la famille Patkars. 34€ pour quatre adultes.

Equateur : la famille Ayme. 31€ pour quatre adultes et cinq enfants.
Equateur : la famille Ayme. 31€ pour quatre adultes et cinq enfants.

Bhoutan : la famille Namgay. 5 euros pour sept adultes et 6 enfants.
Bhoutan : la famille Namgay. 5 euros pour sept adultes et 6 enfants.

Tchad : la famille Aboubakar. 1,23€ pour trois adultes et trois enfants.
Tchad : la famille Aboubakar. 1,23€ pour trois adultes et trois enfants.
La comparaison de ces photographies nous amène à constater que le pouvoir d'achat peut être synonyme de nutrition moins saine (aliments transformés ou en conserves, boissons en tout genre, sucreries...etc), et que dans beaucoup de pays, "manger cinq fruit et légumes par jour" n'est pas un objectif mais un minimum.

Crédit photos : Peter Menzel, Hungry Planet: What the World Eats

Rédigé par Lynda Oumakhlouf le 25/07/2016 à 21:15 | Commentaires (0)
Ces mouvements populaires qui apportent un changement
Changer le monde. Trois mots qui ne cessent de prendre du sens au vu des multiples mouvements populaires qui voient le jour en France ou ailleurs sur terre. Révélateur d'une révolte et d'une envie d'inverser la courbe actuelle, souvent injuste, qui règne en maitre sur l'échiquier planétaire, la volonté de changer le monde a souvent été l'apanage de gens en quête de révolution et de légitimité. Une volonté animée par la prise de conscience, individuelle ou collective, des nombreuses injustices et réalités dérangeantes du monde dans lequel nous vivions. Beaucoup de désillusions aussi, face aux élites gouvernantes ou aux institutions internationales sensées apporter des solutions, qui s'avèrent être en réalité être à l'origine de nombreux problèmes à travers ce monde, d'où la raison pour laquelle le changement ne viendra certainement pas de ceux qui le gouvernent.

Que penser d'une époque ou le budget militaire d’une seule nation est presque 1000 fois supérieur à celui du fond de développement des nations unies chargées de la lutte contre la pauvreté, la famine et d’autres fléaux planétaires qui touchent des milliards d’êtres humains ? Que penser de cette époque où 2% de la population détient plus de la moitié de nos richesses alors que l'autre moitié de la population mondiale n’en détient que 1% ?
Que penser de cette époque où le règne dictatorial du court-termisme justifie les actions de quelques riches spéculateurs, qui ont été jusqu’à plonger consciemment le monde dans une crise sans précédent, et que penser des sommes facturées au contribuable pour remettre ces mêmes “voleurs” sur pied sans être inquiétés le moins du monde ? D’une époque ou les valeurs et la morale semblent disparaitre de nos rapports ?
Ces questions soulevées par un internaute poussent à la réflexion. Mais aussi beaucoup d'autres : les lobbys des industries agroalimentaires et pharmaceutiques qui agissent au détriment de la santé des individus, celui des industriels pollueurs au détriment de l'équilibre écologique, les questions de racisme en tout genre ou encore l'absence de démocraties, et les fausses démocraties comme ce cher gouvernement socialiste français qui fait passer en force des lois à coup de 49.3 malgré de nombreuses contestations.

Ces réalités actuelles sont autant de raison qui font naître des mouvements connus et d'autres moins connus, qui mobilisent les foules, à l'image de Green Peace, Anonymous, le printemps arabe, la compagne BDS, nuit debout, Black Lives Matters...etc.
Actes de rébellion ou prise de conscience, certains mouvements, à la base populaires, acquièrent avec le temps une renommée considérable, deviennent des associations ou des organisations internationales.

Parce qu'ils dérangent plus qu'autre chose, ils sont souvent considérés comme anarchistes, anticonformistes, voir même illégaux, ce qui leur a valu dans bien des cas une répression de l'Etat ou des poursuites judiciaires. Ce genre de mouvements ou de manifestations ont surtout montré avec le temps qu'ils ont été, de le meilleur des cas, l'amorce d'un changement positif ; dans le pire, une prise de conscience, en attente de trouver meilleur moyen pour porter la cause défendue vers la victoire.



Ces mouvements populaires qui apportent un changement

Rédigé par Lynda Oumakhlouf le 23/07/2016 à 18:21 | Commentaires (0)

Non, il ne s’agit pas ici du roman de Roy Lewis, mais du Front National, ce parti politique français qui se dit patriote, qui a vu la rupture entre la présidente du parti Marine Le Pen et son fondateur de patriarche consommée, et qui profite de la vague d'attentats terroristes et de la crise des migrants pour monter en puissance.


Pourquoi j'ai mangé mon père
Président d’honneur du mouvement qu’il a fondé, Jean-Marie Le Pen a multiplié les provocations racistes, xénophobes, antisémites et islamophobes (réaffirmation de sa position sur les chambres à gaz « détail » de l’Histoire, défense du maréchal Pétain et du « monde blanc », critique en règle de la démocratie comme système politique...etc). Autant de provocations qui ont eu raison de son statut au sein même du mouvement.

Jean-Marie Le Pen, ancien soldat d’Indochine et d’Algérie, a commencé sa longue carrière politique en 1956 en devenant député de la Seine, au cours des courants poujadistes. Pièce maitresse du Front National qu’il fonde en 1972, il en sera le Président jusqu’en 2011. Considéré comme mouvement d’extrême droite, menant une lutte sans merci contre l’immigration, il poussera son parti jusqu’au second tour de la présidentielle de 2002 face au président sortant Jacques Chirac avec 17,79% des scrutins.
Devenu président d’honneur depuis que Marine Le Pen a repris le flambeau, il est finalement exclu du parti en 2015 après ses déclarations polémiques pendant une campagne de dédiabolisation menée par Marine, déterminée à sanctionner son père.
Ce renvoi provoque chez Jean-Marie Le Pen une vive colère qu’il exprime volontiers en public.

La stratégie bleu Marine

Le conflit ouvert entre Jean-Marie et Marine Le Pen relance le débat récurrent sur la « dédiabolisation » du Front national. Plus présente depuis l’accession de la fille à la présidence du parti, qui n’adopte pas les propos outranciers de son père et arrondit les angles là où il ne prenait pas de gants.

La thèse de la dédiabolisation est souvent évoquée pour expliquer les performances électorales récentes du Front National. L’image polie et moderne que s’efforce à donner sa présidente en est d’autant plus symbolique avec la mise à l’écart du fondateur même du parti.

Le faschisme contemporain

Le politiquement correct de ce début de XXIe siècle a rejeté le fascisme et le nazisme dans les limbes du passé. À l’heure de l’internet tout puissant, ils sont même devenus un "point Godwin" qui clôt tout débat : dire d’un parti populiste, souverainiste, anti-musulman, anti-immigré, anti-libéral et anti-capitaliste qu’il est fasciste ou simplement s’inquiéter de la percée de ces partis que le statut démocratique d’un État favorise serait presque une insulte. Le fascisme c’était au XXe siècle, il n’a plus sa place dans l’Europe démocratique d’aujourd’hui !

On se permet de nos jours une petite déviation pour contourner l’interdiction d’assimiler un parti politique au fascisme, il y a le mot « populisme », à la signification plus neutre et surtout plus légitime. Dans « populisme » il y a « peuple », et le FN se qualifie justement de « parti du peuple ».

Un peu d’histoire : Les partis fascistes du XXe siècle ne sont bien sûr pas arrivés au pouvoir en promettant la suppression des libertés civiles ou la répression de leur opposants voir pire, la déportation et l’élimination des « races inférieures » qui mènerait à une guerre mondiale. Le fascisme italien s’est voulu populaire, le nazisme allemand également (« nazisme » signifiant justement «socialisme national»). Les contemporains de ces partis n’avaient d’ailleurs rien vu venir.

Le FN ne cache pas son conservatisme et sa volonté de remettre en cause les libertés civiles, publiques et économiques: droit des femmes à l’avortement, abrogation du mariage pour tous, « protectionnisme intelligent », interventionnisme de l’État, intimidations à l’égard des journalistes (voir même agressions de la part des militants FN comme au rassemblement du 1er mai 2015), arrestation «musclée» des perturbateurs lors de rassemblements. Un petit détour vers la fashosphère est également en mesure de traduire les discours haineux et virulents des militants et électeurs de ce parti, ou bien se renseigner sur les scandales qui, de temps à autres, frappent à la porte de ses élus.

Les français qui souhaitent voir le FN gouverner n’ont pas conscience de la brutalité dissimulée sous la douceur déployée, et font aujourd’hui la même erreur de discernement que les citoyens de certains pays d’avant-guerre.
On ne dira jamais assez que le Front National a longtemps été un assemblage de constellations politiques complexes aux intérêts et aux idéaux parfois contradictoires. Jean-Marie le Pen, qui le dirigea jusqu’en 2011, en aura été la figure de proue, mais aussi un trait d’union entre les diverses familles de l’extrême-droite : nationalistes, admirateurs de Vichy, catholiques fondamentalistes, nostalgiques de l’Algérie Française, anticommunistes...etc.

Alors, pourquoi au final a-t-elle mangé son père ?
Pour simplement balayer toute image pouvant nuire de près ou de loin à ce parti d’extrême droite qu’elle veut voir un jour aux manettes du pouvoir de l'Etat. Banaliser et moderniser un parti qui tire ses racines dans ce que la France a de plus méprisable (Algérie française, collaboration avec les nazis, haine de l’étranger) reste le fer de lance de la politique Le Pen – fille. En voilà une bien grande ambition qui se concrétise d'avantage depuis que le FN (ainsi que d'autres partis d'extreme droite européens) surfent sur la crise migratoire et le terrorisme qui frappent le continent. Encore faut-il y arriver, les accrocs ne sont jamais bien loin, et les masques finissent toujours par tomber, mais pas trop tard espérons-le.
Pourquoi j'ai mangé mon père


Rédigé par Lynda Oumakhlouf le 28/06/2016 à 09:06 | Commentaires (0)
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Lynda Oumakhlouf
Lynda Oumakhlouf
Certaines réalités dérangent ou effrayent. Les ignorer ne diminue en rien le danger qu'elles représentent, y faire face ne serait-ce qu'en informant permet de se faire un avis sur les choses. Bon à savoir : journaliste en herbe, engagée pour les droits de l'homme, la liberté de l'information et l'indépendance des médias.


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