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La moitié des 40 millions d’individus infectés par le VIH/SIDA à travers le monde sont des femmes. Cette féminisation de la maladie frappe en majorité les jeunes femmes de 15 à 24 ans. De plus en plus, les données portent à établir un lien entre les violences sexuelles et la transmission du virus. Quels en sont les liens ?


L’agression et la coercition sexuelles, la violence du partenaire intime, le mariage précoce, la traite d’êtres humains, la mutilation et l’excision génitales féminines, la discrimination dans l’éducation, la discrimination législative en matière de biens fonciers et d’autres pratiques traditionnelles nuisibles sont diverses formes de violence qui peuvent augmenter le risque d’attraper le Sida par les femmes.

La corrélation existante entre les violences et la transmission du VIH marche aussi dans le sens inverse. De même que la violence à l’égard des femmes peut contribuer à aggraver leurs risques de transmission du VIH, l’infection au VIH peut contribuer à aggraver les risques de violence à l’égard des femmes et à empirer les conséquences des autres formes de discrimination à leur encontre. Une étude réalisée par Amnesty International dans quatre pays de la région Asie-Pacifique a démontré que les femmes séropositives risquent bien plus que les hommes de subir la discrimination, des actes de violence et d’être chassées par la force de leurs foyers.

Les organisations internationales s’accordent à dire que l’élimination de la violence contre les femmes est essentielle dans la lutte contre la propagation des épidémies. En effet, selon une enquête commanditée par UNIFEM en 2005, 60 % des femmes séropositives ont refusé le traitement dans une clinique en Zambie par crainte d’abandon et de subir des violences de la part de leur famille.

Selon les dernières données disponibles, l’Afrique subsaharienne représente presque 70% du total des nouvelles infections à VIH dans le monde et les femmes y représentent 58% du nombre total des personnes vivant avec le VIH. Des études menées dans la région ont fait ressortir que la violence liée au genre est un facteur important d’infection à VIH/Sida chez elles.

« Réduire l’écart entre les besoins et les services »

Pour “Mettre fin à l'épidémie de sida dans le cadre des objectifs de développement durable”, tel que le dit le thème retenu pour la célébration de cette année, le Secrétaire général des Nations Unies “demande que soit mise en place une filière rapide pour les investissements initiaux et pour réduire l’écart entre les besoins et les services », dans son message adressé au monde.

En septembre dernier, les dirigeants de la planète se sont tous engagés à venir à bout du sida d’ici à 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable qu’ils ont adoptés. Aussi, même si l’évaluation des résultats obtenus pour la campagne prenant fin en 2015 permet de noter quelques progrès, le VIH continue d’être un problème majeur de santé publique, avec plus de 34 millions de morts à ce jour.

A côté du devoir des Etats du monde d’adopter les politiques nécessaires allant dans le sens des engagements pris pour freiner la course de cette pandémie, taraudant le monde depuis un quart de siècle, chaque être humain a le devoir d’appliquer l’une ou l’autre des mesures préventives en fonction de son statut; de contribuer à la réduction des violences sexistes et sexuelles. Ce, en vue de protéger les droits de l’homme comme étant la résultante même du combat contre cette maladie et les violences sexuelles.

La qualité et la fluidité de la plume exprimées dans le roman “Je suis vivant” de l’écrivaine haïtienne ont conquis le jury du plus prestigieux prix littéraire de la Côte d’Ivoire.


Joséphine Kouadio du journal Fraternité Matin de Côte d’Ivoire
Joséphine Kouadio du journal Fraternité Matin de Côte d’Ivoire
C’est au Palais de la culture à Abidjan, le samedi 21 novembre écoulé, que l’Association Akwaba Culture a remis le prix Ivoire pour la littérature Africaine d’Expression Francophone à Kettly Mars. Une initiative soutenue par le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie et l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire.

“Même quand tout paraît mort, quand tout espoir semble parti, il reste toujours la résilience. C'est ce qui, par essence, nous sauve", tel est le message que Kettly Mars dit véhiculer dans son roman “Je suis vivant”, lors d’une intervention radiophonique. Parue aux édition Mercures de France en avril 2015, cette oeuvre raconte les péripéties d’une famille haïtienne, obligée de prendre en charge à nouveau un fils atteint de maladie psychique, de retour au bercail, après avoir passé de longues années dans une institution psychiatrique.

Pour l’économiste et écrivain Leslie Péan “ Tout en racontant une histoire simple, Je suis vivant de Kettly Mars renvoie à la dimension tragique de la société haïtienne” se déclinant en “esprit, bizarreries, humour et amour”. Nonobstant cet aspect, Mme Mars y fait un véritable plaidoyer en faveur de la prise en charge des malades mentaux dans ce pays de la Caraibe.

Avant de gagner le continent de ses origines, l’Afrique, la lauréate de la huitième édition du Prix Ivoire avait reçu en 2006, le Prix Senghor du Premier roman francophone et Francophile pour “L’heure Hybride”. Son palmarès s’élève désormais à 7 romans.


Rédigé par Myrline Mathieu le 30/11/2015 à 23:42 | Commentaires (0)

“La place des femmes dans les médias francophones”, tel a été le thème des 44e assises de la presse francophone tenues à Lomé, du 25 au 28 novembre dernier. Pour la troisième fois, la capitale togolaise a été l’hôte de cette intiative à laquelle 300 participants venus de 39 pays du monde ont pris part.


Démarrées précisément le jour de la 16e commémoration de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, ces assises ont été la plateforme idéale pour débattre du sexisme, de l'égalité des chances dans les rédactions et de la sociologie de la profession de journaliste; de l'accès au titre de reporter de guerre, des risques et de la protection sur le terrain, et, du journalisme, du genre, des spécificités culturelles et des moyens de faire tomber les barrières.

Des sujets cardinaux quand on considère que le rapport d’évaluation des 20 années de la mise œuvre de la Plateforme de Beijing, présenté en mars 2015 à l’Assemblée Générale de l’ONU, souligne que « l’image des femmes et des filles dans l’ensemble des médias n’a connu qu’un progrès limité ».

Nombre d’études réalisées sur le sujet déplorent le peu de place accordée aux femmes au niveau décisionnel, alors qu’au cours des 16 dernières années, le pourcentage de femmes dans les médias a plus que doublé, a révélé un rapport de l’UNESCO paru en 2014, sur les femmes et le journalisme. Ce dernier a fait ressortir que sur 522 sociétés de presse dans 59 pays, seuls 35 % du personnel était féminin et qu’environ un quart des postes de direction, soit 27 %; et 26 % dans des fonctions de gouvernance sont occupés par des femmes.

Un plaidoyer pour améliorer la représentativité des femmes dans les médias

Aussi, à ce grand rendez-vous de la presse francophone, les participants devaient, entre autres questions, tenter de répondre à celles liées au pouvoir médiatique au féminin, à l’influence éditoriale et l’image des femmes véhiculée par les médias. Lors des discussions durant les différents ateliers et table-ronde, les femmes présentes ont formulé diverses recommandations pour renforcer leur place dans la hiérarchie du métier, réhabiliter leur image et asseoir leur influence éditoriale dans les médias. On peut citer parmi les plus pertinentes: le renforcement du cadre juridique contre les images dégradantes de la femme, la conciliation de la fonction de mère de famille avec la profession de journaliste, le combat contre le stéréotype socio-culturel, la promotion du genre au sein des rédactions, le renforcement des capacités, la formation sur le leadership, etc.

L’ancien Premier ministre du Sénégal, Mme Aminata Traoré a animé la cérémonie inaugurale de ce rendez-vous. Elle a ainsi plaidé en faveur de la formation et de la sensibilisation massive des journalistes sur les questions d’égalité de genre dans leur formation initiale et le renforcement périodique de leurs capacités techniques. L’envoyée spéciale du Président de son pays a aussi appelé à renforcer les cadres juridiques et réglementaires contre les images dégradantes, misogynes et violentes à l’encontre des femmes et des filles.

Dans le même ordre d’idée, le ministre togolais en charge de la Communication, Guy Madjé Lorenzo, dit croire qu’ “Il n'y a pour la presse et nos sociétés que dans le construit d'une entreprise de presse et des productions médiatiques égalitaires et qui prennent en compte la problématique du genre".

Désormais, l’OIF s’inscrit dans une démarche en direction des femmes en retenant cette thématique pour ces 44e assises. Pour la Secrétaire générale de l’organisation, Mme Michaelle Jean, dans son message lu par son représentant, M. Tidiane Dioh, il s’agit de promouvoir la représentativité des femmes au niveau des médias et leur représentation pour accéder aux postes de décision.

Ces 44e assises de l’Union de la presse francophone ont pris fin sous la présidence du Chef de l’Etat Togolais, Faure Gnassimbé.


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Myrline Mathieu