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Je suis au chômage, je me permets tout…


Le taux élevé du chômage en Algérie demeure l’un des problèmes difficiles à résoudre par les autorités. Les jeunes, qui constituent la majorité de la population, sont les premiers à en payer les frais. Qu’ils soient diplômés ou non, ils doivent faire face à une vie compliquée, où il est difficile de se trouver une place.


Amokrane Mohamed Cherif (c)
Amokrane Mohamed Cherif (c)
parasites.mp3 Parasites.mp3  (424.93 Ko)

Beaucoup d’entre eux refusent de subir cette situation. Ils décident d’être entreprenants pour trouver des solutions. Certains se dirigent vers les chantiers de bâtiments (secteur en expansion depuis des années), ils y travaillent dans des conditions hasardeuses loin du respect des normes de sécurités les plus rudimentaires. Ces jeunes là, viennent la plupart du temps, des villes intérieures où la vie est plus dure, là où il est impossible d’opter pour les métiers "faciles".
Dans les grandes villes, c’est tout à fait différent. A l’exemple des jeunes algérois, c’est le commerce parallèle et les parkings irréguliers qui sont privilégiés. Dans certains pays d’Afrique ce commerce n’est pas perçu comme négatif, on considère, au contraire, qu’il contribue à l’économie du pays. A l’image du Sénégal où il est situé dans "l’économie populaire".

En Algérie, la vision devrait être différente. D’abord les parkings, qui sont "exploités" d’une manière injuste et anarchique. Ça a commencé timidement et poliment, les jeunes n’obligeaient pas les conducteurs à payer et ils ne se montraient pas menaçants. Mais très vite il y a eu une sacrée évolution, le payement est devenu obligatoire. Ceux qui refusent de payer sont soit menacés, soit sommés de quitter les lieux! Mais l’évolution ne s’est pas arrêtée là, aujourd’hui on oblige les conducteurs à payer même sans qu’ils quittent leurs voitures! La rue qui auparavant appartenait à tout le monde, est devenue une propriété privée! Les Algériens préfèrent alors payer les 50 ou 100 dinars pour éviter des problèmes plus graves.

Quant au commerce, il représente une nuisance beaucoup plus importante. Lorsqu’il s’agit de produits alimentaires, les normes d’hygiène ne sont pas respectées, ce qui menace la santé des consommateurs inconscients. Lors du Mawlid Ennabaoui (naissance du prophète Mohamed QLSSRL) des produits dangereux et interdits par la loi sont écoulés à des factures qui se comptent tous les ans à coup de milliards!

Dans tout ça il ne faut pas oublier les vrais commerçants, qui eux payent leurs impôts, leurs loyers et qui contribuent à la sécurité sociale. Ils doivent faire face à une concurrence déloyale et avantagée par l’absence d’une autorité ferme. Comme le seul boulanger de la rue Mohamed Fellah à Kouba (Alger), qui se voit chaque ramadan concurrencé par des parasites qui vendent du pain sur le trottoir! Cette année il leur a laissé le champ libre en prenant son congé.

Jusqu’à quand les algériens vivront dans cette logique de jungle, où les lois et les droits ne sont pas respectés?

17/08/2012








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