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La prison, un témoignage "vu de l'intérieur"


Avec un taux moyen de sur-occupation de 119% au 1er juillet 2018, soit 70.710 personnes incarcérées pour seulement 60.827 places, les prisons françaises atteignent de tristes records. Insécurité, insalubrité, vagues de suicides en augmentation, souffrance des prisonniers et du personnel pénitentiaire, elles sont au bord de l’explosion.


Illustration. Photo (c) Mitch Lensink
Illustration. Photo (c) Mitch Lensink
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La France recense 186 établissements pénitentiaires, répartis en deux principales catégories: les maisons d’arrêt permettant d’accueillir les personnes placées en détention provisoire ainsi que les condamnés à de courtes peines et les établissements pour peines (maisons centrales et centres de détention) réservés à ceux condamnés définitivement pour plus de deux ans. Par manque de moyens et de personnel, les conditions de détention ne cessent de se dégrader. Les surveillants se retrouvent dans l’obligation d’effectuer une quantité de tâches importantes que leur temps de travail ne peut absorber, puisque c’est le nombre de places théoriques qui détermine les effectifs requit: les allées-venues liées aux douches, aux promenades, aux parloirs, à l’utilisation du téléphone, la distribution du courrier, l’accès à des visites médicales, tout peut être remis en question, y compris la possibilité pour les familles venues voir leurs proches, de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment.

A ces différents problèmes lourds de conséquence, Emmanuel Macron envisage une profonde refondation en changeant "le logiciel de la sanction de son application". Plutôt que d’ouvrir 15.000 places supplémentaires, seules 7.000 sur cinq ans seraient envisagées. Les peines de moins d’un mois disparaitraient de l’arsenal des sanctions, celles d’une durée comprise entre six et 12 mois pourraient éventuellement être aménagées via le juge d’application des peines s’il est saisi par le juge correctionnel, tandis que les sanctions d’un an ferme, ne bénéficieraient pas d’allègements.

Damien, incarcéré en 1998-1999 pour trafic de stupéfiants au sein d’un quartier dédié aux moins de 21 ans dans une des prisons franciliennes, confirme avoir vu et subi toutes ces difficultés, hormis peut-être dans les quartiers hébergeant des mineurs. Pour occuper ses journées il participait à la vie de la prison: il lui arrivait de nettoyer la coursive, de distribuer des repas, de nettoyer des douches et de rendre de petits services aux détenus. "A cette époque, le travail n’avait pas de caractère obligatoire, ni même le fait de se lever d’ailleurs". Il se souvient des surveillants, plutôt jeunes dans l’ensemble, pas désagréables selon lui, ils travaillaient sans rechigner, en appliquant les règles, tout en faisant preuve de souplesse surtout avec "les bosseurs": "ils nous laissaient la possibilité de prendre des douches tous les jours et ne fermaient pas les cellules, la plupart du temps".



06/09/2018




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