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Le harcèlement scolaire, la faute aux adultes?


Par Rédigé le 05/12/2018 (dernière modification le 04/12/2018)

Le harcèlement à l'école a toujours existé. Il est une conséquence de l'évolution sociale des enfants. C'est leur façon de trouver leur place dans le microcosme de l'école. Un effort de prévention est mis en avant, dans les établissements, depuis 2015, avec la journée nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement. Pourtant, les enfants ne sont pas les seuls fautifs.


Illustration. Image libre de droits.
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harcelement_scolaire.mp3 Harcèlement scolaire.mp3  (960.92 Ko)

D’après l’enquête de victimisation menée en 2013, 13% des collégiens disaient ne pas avoir de bonnes relations avec leurs professeurs et autant déclaraient ne pas se sentir en sécurité dans leur établissement. 10% des élèves constataient également une agressivité de la part de leurs professeurs, plus de 13% que les professeurs n’intervenaient pas lorsqu’un élève enfreignait les règles et 32,5% que les punitions données étaient injustes. D’ailleurs, plus ils détectaient de tension, plus l’apprentissage se dégradait et moins les sanctions étaient jugées correctes. C'est surement parce qu'à titre théorique, pour l'enseignant, tous les enfants sont les mêmes.

Le master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation), en vue du CRPE pour les écoles et du CAPES pour les collèges et lycées, comprend bien quatre heures et demie de didactique par semaine, mais zéro d'éducation. Ce master ne leur donne pas, non plus, les outils pédagogiques pour s'imposer en tant que professeur. Par conséquent, les élèves n’osent pas se confier aux adultes et d’après une étude américaine, 40% des victimes n’en ont jamais parlé.
La solution à ce problème est simple. Il y a clairement un lien entre le rapport professeur-étudiant et le sentiment de sécurité des élèves. Il est donc primordial que nous formions mieux nos professeurs.

À la différence du corps enseignant, les équipes d'animations doivent être composées d’au moins 50% de diplômés BAFA (Brevet Aux Fonctions d'Animateur). Sur le site jeunes.gouv.fr, "vitrine des politiques de jeunesse", le premier objectif listé pour cette formation est "assurer la sécurité physique et morale des mineurs". Ne l'ayant pas appris, cette notion est étrangère aux professeurs. Pourquoi ne pas faire du BAFA, un pré-requis pour obtenir CAPES et CRPE? Cette mesure permettrait de sensibiliser les futurs professeurs, car l'apprentissage ne peut se faire dans le chaos, ni la peur.










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