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02/12/2009

ACTUS DE HONGRIE


Sanction venue de Strasbourg
Le cercueil a enfin été retrouvé
Une balade européenne
La Hongrie n'est pas épargnée


Sanction venue de Strasbourg

Hier, la Hongrie a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme pour atteinte à la liberté d'expression. L'affaire remonte à 2004, quand s'était ouvert dans le pays un débat public à propos d'une statue qui pourrait être érigée en l'honneur de Pál Teleki de Szék qui avait été Premier ministre de l'Amiral Miklós Horthy de Nagybánya par deux fois, du 19 juillet 1920 au 14 avril 1921 et du 15 février.1939 à son suicide le 3 avril 1941. László Karsai, professeur d'histoire, avait alors publié un article critiquant la presse de droite et particulièrement l'auteur d'un article signé B.T. à qui il reprochait d'avoir fait l'éloge du rôle joué par Pál Teleki. Au passage, il accusait ledit B.T. d'avoir "dénigré les Juifs". B.T. assigna l'enseignant en justice, celui-ci fut condamné par la cour d'Appel à publier un rectificatif à ses frais, décision confirmée par la Cour suprême en juin 2006. Pour les juges de Strasbourg le requérant avait écrit son article dans le cadre d'un débat "revêtant pour le public le plus grand intérêt, portant sur l'acceptation par la Hongrie de son passé totalitaire". D'après la Cour européenne, B.T. s'était lui-même volontairement exposé à la critique publique en publiant son article. Aussi les critiques exprimées, pour sévères qu'elles soient, étaient protégées par l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'Homme, relatif à la liberté d'expression. La Cour estimant qu'il y avait eu violation dudit article 10; a alloué 4 000 euros pour dommage moral à l'enseignant.

Le cercueil a enfin été retrouvé

Il y a un an on apprenait que le cercueil de Friedrich Karl Flick, décédé le 5 octobre 2006, à Auen am Wörthersee en Carinthie, avait disparu du cimetière de Velden am Wörthersee. Pour parvenir à leurs fins, le ou les ravisseur(s) avai(en)t dû déplacer une lourde pierre tombale et à l'époque on avait pensé que le forfait pouvait être lié à une tentative d'extorsion de fonds, dont sa veuve, sa troisième épouse flouée de l'héritage, aurait pu être l'auteur. En réalité, aucune rançon n'a jamais été demandée et la famille avait même offert en décembre 2008 une récompense de 100 000 euros à qui permettrait de retrouver le cercueil et son contenu... L'affaire vient de rebondir puisque l'ensemble vient d'être retrouvé en Hongrie et a été remis aux autorités autrichiennes. C'est ce qu'a confirmé la police de Budapest sans toutefois donner de détails sur les circonstances de cette découverte ni s'il y avait eu une quelconque arrestation. Il semble que seul le cercueil en métal aurait pu susciter les convoitises. Le porte-parole de la police Alexander Marakovits a fait savoir que "la famille du défunt a été prévenue que le cercueil a été récupéré par les autorités autrichiennes". Rappelons aussi qu'en 1991, des ravisseurs avaient enlevé le frère de l'épouse autrichienne de Friedrich Karl Flick et avaient demandé une rançon équivalant actuellement à 5 millions d'euros. L'homme avait pu être libéré par la police. Friedrich Karl Flick né à Berlin le 3 février 1927 était le fils de Friedrich Flick, 10 juillet 1883 - 20 juillet 1972, qui avait créé un vaste empire industriel à l'époque de la République de Weimar, entre 1919 et 1933. Très proche de Hitler, il avait été condamné à sept ans de prison par le tribunal de Nuremberg, il en fit trois et reconstitua bien vite sa fortune. Quant à Friedrich Karl Flick, il avait eu maille à partir avec la justice de son pays en 1983 pour une affaire de corruption d'homes politiques allemands. En 1985, après avoir cédé son empire pour l'équivalent de quelque 3 milliards d'euros, il s'était installé pour une paisible retraite sur les rives paradisiaques du Wörthersee si chères à Gustav Mahler et avait pris la nationalité autrichienne.

ACTUS DE HONGRIE
Une balade européenne

L'après-midi du dernier jour du mois de novembre, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat français aux transports, s'est rendu à Choisey, dans le département du Jura, il y a inauguré un tronçon de l'Eurovéloroute n°6 reliant Nantes à Budapest. C'est en 2004 que l’Union européenne a décidé de financer à 50 %, "l’Eurovéloroute des fleuves" ou Eurovélo 6, opération à laquelle participe largement la Région Centre. Cet itinéraire cyclable ou véloroute, long de 2 400 km, permettra à terme de relier la façade atlantique de la France à Constanţa sur la mer Noire, via Budapest, Belgrade et Bucarest. Elle longe la Loire, le Rhin ainsi que le Danube, et traverse la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Depuis lors, le projet se réalise peu à peu et chaque année de nouveaux tronçons sont ouverts, tout devrait être terminé en 2012. C'est ainsi qu'en Suisse, en Allemagne et en Autriche les pistes sont déjà prêtes et ces itinéraires figurent déjà sur les cartes.

La Hongrie n'est pas épargnée

Nous étions habitués à lire périodiquement que des carnages avaient eu lieu dans des écoles ou des universités, en Ecosse, en Chine, au Yemen, au Japon, en Allemagne et naturellement aux Etas-Unis où on ne compte plus les victimes de ces massacres et même dans la paisible Finlande. Mais jamais encore il n'avait été question de la Hongrie. C'est pourtant Pécs, calme chef-lieu du Baranya et future Capitale européenne de la Culture 2010, avec Istanbul et Essen, qui vient d'être concernée. Un étudiant de 23 ans de l'Université technique a tiré jeudi 26 novembre 11H30 plusieurs coups de feu sur ses camarades de cours, il en a tué un et a blessé trois autres personnes. Selon Zoltán Gyorffy, porte-parole de l'Université, les étudiants de l'institut de biophysique suivaient un cours de pharmacie quand l'un d'entre eux s'est mis à tirer. Cecilia Németh, un des porte-parole des services de secours a précisé que l'étudiant atteint par trois balles dans la poitrine est mort sur le coup. Par ailleurs, deux étudiants et une femme de ménage ont été blessés, ils ont été hospitalisés et deux de ces personnes sont dans un état grave. La police a ajouté que le tireur s'était réfugié au 7e étage de la clinique d'un bâtiment voisin d'où il avait appelé la police déjà arrivée sur le campus. Comprenant qu'il était cerné, il a accepté de se rendre et a été interpellé 20 minutes après cet appel. István Hiller, ministre de l'Education s'est immédiatement rendu sur les lieux. L'étudiant était membre d'un club de tir et possédait un permis de port d'arme mais ses motivations ne sont toujours pas connues. Des professeurs et des étudiants ont déclaré que le jeune homme avait des problèmes d'alcool, s'entendait assez mal avec ses condisciples et avait un comportement étrange depuis plusieurs jours. Gordon Bajna, Premier ministre, a demandé une enquête rapide et fait savoir dans un communiqué, qu'il partageait la douleur de la famille de la victime et souhaitait "un prompt rétablissement aux blessés de la tragédie de Pécs". Pour Tibor Draskovics, ministre de la Justice, cette affaire doit être l'occasion de reconsidérer la législation hongroise sur les armes à feu.



Par (dernière modification le 02/12/2009)





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