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J.N.B.L.
23/01/2015

Burkina Faso: Enquête sur des tirs de l’armée contre des manifestants

Communication de notre partenaire


Dans un rapport rendu public jeudi 15 janvier, Amnesty International appelle les autorités de transition du Burkina Faso à ouvrir une enquête sur l’utilisation d’une force excessive et meurtrière en automne dernier par les forces militaires, notamment la garde présidentielle, à l’encontre de manifestants qui, pour la plupart, protestaient contre le gouvernement de manière pacifique. Ces événements avaient fait 10 morts et des centaines de blessés.


burkina_faso_enquete_sur_des_tirs_de_l__armee.mp3 Burkina Faso enquête sur des tirs de l'armée.mp3  (259.8 Ko)


Le rapport intitulé "Qu’est-ce qu’ils avaient dans la tête pour tirer sur les gens?" La répression de manifestations contre le gouvernement au Burkina Faso est issu d’une enquête approfondie sur l’utilisation excessive et parfois meurtrière de la force par la garde présidentielle - appelée Régiment de sécurité présidentielle (RSP) - les gendarmes et les forces militaires lors des manifestations qui ont éclaté à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays entre le 30 octobre et le 2 novembre 2014.

Les éléments en présence semblent indiquer que les forces militaires n’ont donné que peu ou pas d’avertissement avant d’ouvrir le feu sur les manifestants. Certains d’entre eux avaient les mains en l’air et beaucoup ont reçu des balles dans le dos, alors qu’ils tentaient de fuir. En vertu de la législation burkinabé, les forces militaires n’avaient même pas le droit d’être déployées dans ces circonstances.
"Ouvrir le feu sans sommation sur des manifestants pacifiques qui, de toute évidence, ne menaçaient personne constitue une utilisation scandaleuse et inacceptable d’une force excessive, laquelle a fait de nombreux morts et des centaines de blessés. Cette dernière tentative pour écraser des protestations légitimes et soutenir le régime de l’ancien président Blaise Compaoré a engendré la répression militaire la plus violente que le Burkina Faso ait connue depuis des dizaines d’années. Au moins 10 personnes ont été tuées lors de ces manifestations et des centaines ont été blessées. Il faut traduire en justice les soldats et leurs commandants soupçonnés d’avoir participé à ces actions ayant entraîné la mort et blessé des personnes en dehors du cadre de la loi", a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest.
En plus de tirs à balles réelles, les auteurs de ces violences ont utilisé des bâtons et des cordelettes pour tabasser et fouetter des manifestants et des passants, y compris des enfants. Au moins un journaliste a été roué de coups par des soldats.

Durant sa dernière mission de recherche, la délégation d’Amnesty International s’est rendue dans l’un des principaux hôpitaux d’Ouagadougou où elle a obtenu pour preuve une liste médicale confirmant les décès et indiquant la nature des blessures. Ce document mentionne des blessures par balles au thorax et sur les bras.
D’après le rapport, des éléments crédibles prouvent que des soldats, pour la plupart membres du RSP ont, le 30 octobre et le 2 novembre, utilisé une force excessive pour arrêter les manifestants dans les rues menant à la résidence du président et à celle de son frère.




Par J.N.B.L. (dernière modification le 22/01/2015)









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