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Can : les lions indomptables du Cameroun domptés dès leur première sortie


Après avoir été menés à partir de la 17e minute les Lions indomptables du Cameroun ont couru en vain après le score et sont rentrés domptés dans leur tanière.


Daniel Cousin jubilant après son but (Source : football-euro.blogspot.com)
Daniel Cousin jubilant après son but (Source : football-euro.blogspot.com)
S’étant déjà rencontrés deux fois lors des éliminatoires combinées CAN/Coupe du monde en septembre 2009, les deux équipes ont signé une troisième rencontre mercredi 13 janvier. Celle-ci était la première du groupe D au cours de cette 27e édition de la coupe d’Afrique des nations (CAN). Ainsi, pour cette troisième rencontre en l’espace de cinq mois, les deux équipes peuvent prétendre bien se connaître. Le Cameroun partait logiquement favori s’il faut tenir compte de ses deux précédentes victoires sur le Gabon et son staff de professionnels habitués des grandes compétitions.

La CAN de toutes les surprises :

Après la victoire fracassante des Pharaons d’Egypte sur les Supers Eagles du Nigéria (3 – 1), de la remonté du score du Mali sur le pays organisateur (4 – 4) et le match nul entre la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso (0 – 0), la défaite des Lions indomptables du Cameroun face aux Panthères du Gabon (0 -1) vient déjouer tous les pronostics et agit comme un message fort aux équipes « favoris » de la CAN. Le ballon il faut le reconnaître est rond et la probabilité d’en faire bon usage est équitable à chaque adversaire.

Déroulement du match :

C’est à 17h (heure de Yaoundé) que S. Bennett, arbitre central, a lancé le coup d’envoi de ce match sur la pelouse du stade « Alto da Chela » de Lubango en Angola à l’occasion de cette 27e CAN.
Dès les premiers instants, l’ailier droit gabonais fait un débordement et réussi un centre qui n’inquiète en rien les Lions indomptables toujours dans leur réserve. Le Premier tir cadré de la partie est celui de Landry N’Guémo à la 6e minute du jeu soldé par le premier arrêt d’Ovono portier gabonais. La deuxième tentative de but sera toujours du coté camerounais. Achille Emana voit ainsi son tir échouer sur le montant suite à une intervention du portier gabonais. A ce manque de réussite des Camerounais, va se substituer, à partir de la 10e minute, une forte solidarité des Gabonais qui portera son fruit à la 17e minute par le seul but de la partie marqué par Daniel Cousin. Malgré les trois changements effectués par Paul Le Guen (sélectionneur camerounais) et les efforts faits par les Lions indomptables pour revenir au score, les filets gabonais sont restés clos derrière un Ovono impérial. A la deuxième partie, la domination était camerounaise avec 65% de possession de balles. Sans la tentative des 30 mètres du Lillois Pierre-Emerick Aubameyang qui s’est échoué, comme un coup de fusil, sur la barre transversale du portier camerounais à la troisième minute des arrêts de jeu, on aurait assisté à un repos total de Idriss Carlos Kameni dans cette deuxième période.
Ce match s’est soldé par 12 tirs cadrés dont 10 du coté camerounais (Landry N’Guemo (6’), Achille Emana (8’, 74’), Achille Webo (20’, 56’), N’Jitap (24’, 89’), Somen Tchoyi (50’), Jean II Makoun (62’) et Samuel Eto’o (75’) et deux seulement du coté gabonais (Daniel Cousin (17’ seul but de la partie), Aubameyang (90+3’) ; trois remplacements du coté camerounais (sortie de N’Gemo, entrée de Somen Tchoyi (46’) ; sortie de Webo, entrée de Idrissou (64’) ; Sortie de Henri Bedimo, entrée de Eyong Enoh (76’) et deux dans l’équipe adverse (sortie de Bruno Zita Mbanangoye, entrée de Alain Djissikadie (65’) ; sortie de Meye, entrée de Aubameyang (78’) ; deux cartons jaunes, tous du coté gabonais (Stéphane N’Guema (68’) et Meye (78’).

Mauvaise préparation :

Certains Camerounais attribuent cette mauvaise prestation à un manque d’organisation autour de l’équipe. Eboua Elame Mikado, l’ancien directeur du service des sports à la CRTV, poste national, dans un ton qui est le sien, n’a pas tardé d’associer la préparation trop courte des Lions à cette défaite contre le Gabon : « moins de 5 jours pour une équipe nationale qui prépare une compétition majeure à caractère continentale, c’était un peu trop osé de faire ce genre de regroupement». Comme deuxième facteur, il souligne le non respect des rites camerounais : « Paul Le Guen est certes entraineur français, n’oubliez pas qu’il ne maîtrise pas les réalités de notre pays. On sait que chaque fois que l’équipe nationale va dans une compétition de ce type là, les joueurs viennent à Yaoundé passer du temps avec la famille et des amis et pourquoi pas avec des tradi praticiens pour obtenir le petit plus qui leurs permet psychologiquement de bien jouer ». En effet, il est de coutume qu’avant toute compétition de cette envergure les Lions jouent un match d’exhibition à la veille de leur voyage à Yaoundé au cours du quel ceux-ci reçoivent du public les bénédictions et l’onction ; « cette communion nous a manqué » a-t-il encore précisé par la suite.
Certainement que cette défaite a déçu tous les Camerounais, mais nous savons tous que les Lions ont l’habitude de ces genres de situations. Le public camerounais reste serein et unanime sur le fait que pour cette année 2010, il nous faut un autre trophée de la CAN et le trophée de la coupe du monde organisée en terre africaine.

R. Song Bahanag, inaltérable :

Alors que la prestation des Lions n’explique guère leur renommée, il y a une personne dans cette équipe pour qui le simple fait de jouer a valu un record. Il s’agit de l’ex-capitaine Rigobert Song Bahanag, qui à 34 ans arrose une fois de plus son palmarès d’un autre record : celui des participations à la CAN. En effet il en est à sa huitième CAN.
Celui qu’on affuble dans les rues de la capitale économique du sobriquet « Hemlè » qui veut signifier en même temps le courage et la détermination, est en fait une icône du leadership pour la jeunesse camerounaise. Ce défenseur central qui n’a cessé depuis 1994 de marquer de sa présence l’équipe nationale du Cameroun en imposant son talent, son leadership, en aidant ses coéquipiers à se surpasser et à devenir meilleurs. Grâce à sa force de caractère, il a su canaliser les énergies des uns et des autres pour les mettre au service de l’équipe. A la somme, dix années de capitanat couronnées par deux trophées de la CAN (2000 et 2002), Rigo comme l’appelle ses proches, est aujourd’hui le Camerounais le plus capé, comptant plus de 130 sélections et cinq buts marqués avec l’équipe nationale. Il a participé à trois coupes du monde (1994, 1998, et 2002). A 17 ans, cet enfant prodige a participé à sa première coupe du monde. Aujourd’hui, Rigo reste inaltérable et mérite toujours sa place dans les onze entrants des Lions indomptables.

19/01/2010








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