Loading
Podcast Journal
Le Podcast Jour


Le Podcast Journal - podcastjournal.net  

Rechercher un article publié :

 
 

Respectez l'environnement: n’imprimez pas nos pages sur papier, visualisez-les sur écran blanc ou noir, partagez-les sur vos réseaux ou envoyez-les par mail! Reproduction autorisée uniquement avec le lien mentionnant la source: www.podcastjournal.net
23/06/2011

Edito : Ecoutez un regard décalé


Le 30 juin, la Guinée équatoriale accueillera le prochain sommet de l'Union africaine. Bonne occasion de parler d'une organisation et d'un pays dont on ne connaît que peu de choses. Après la présidence du Libyen Mouammar Kadhafi en 2009 et celle du Malawi en 2010, c'est le président guinéo-équatorien qui préside l'organisation cette année.


Edito : Ecoutez un regard décalé

De ce côté-ci de la Méditerranée l'on ne connaît guère l'Union africaine qui pourtant et avec beaucoup de ratés, commence à se structurer sur le modèle de l'Union européenne. En effet, cette Union africaine est constituée d'organes administratifs qui font penser à sa consœur européenne : une présidence tournante, un conseil exécutif, une commission présidée aujourd'hui par le Gabonais Jean Ping, d'un parlement panafricain qui siège en Afrique du Sud avec certes seulement un rôle consultatif mais les choses peuvent évoluer, rappelons que l'Union européenne ne s'est pas faite en un jour et qu'aujourd'hui encore elle patine dans de nombreux secteurs. Et c'est sans oublier, une cour de justice, des institutions financières, et j'en passe. L'Union africaine n'est pas une vieille dame, elle a été créée en 2002 et est l'héritière de l'Organisation de l'unité africaine, elle-même fondée en 1962. L'institution s'inscrit encore trop doucement dans le paysage international, régulièrement confrontée aux mêmes difficultés, entre théorie, c'est-à-dire mise en application des droits de l'homme dans son sens large, entendez par là respect d'autrui et partage des richesse et réalité, c'est-à-dire, nombre de pays membres sont encore dirigés par des présidents et gouvernements autoritaires. C'est ainsi que les derniers événements en Afrique et au Maghreb n'ont pas permis à l'Union africaine de briller sur la scène internationale en s'imposant comme intermédiaire crédible dans les conflits ivoirien et libyen. Le problème n'est pas africain, il est général, surtout ne pas créer une jurisprudence qui pourrait se retourner un jour contre soi. Il n'y a qu'à voir l'attitude des grands de ce monde au Conseil de sécurité de l'ONU lorsqu'il s'agit de prendre des décisions contre un Etat voyou. L'ONU soit dit en passant qui vient de réélire pour un deuxième mandat son secrétaire général Ban Ki Moon qui n'a pas impressionné la communauté internationale par ses interventions contre les décisions des membres permanents du Conseil de sécurité. Espérons une fois libéré des contraintes électorales, qu'il se sentira plus libre d'agir. Son attitude face aux révolutions arabes a souvent été courageuse, le risque était moindre il est vrai, aucun de ces pays ne faisant parti du Conseil de sécurité, mais c'est un début.

Rappelons que la Guinée équatoriale, petit pays d'Afrique centrale, coincée entre le Cameroun et le Gabon, à la géographie originale – continentale et insulaire – ne dépasse pas les 30 000 km2 pour une population de moins de 700 000 habitants. Désormais 3e pays producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, la Guinée équatoriale, de pays pauvre il y a encore 10 ans a désormais les moyens de se moderniser. Et elle le fait, elle n'a d'ailleurs pas le choix, accueillant cette année non seulement le sommet de l'Union africaine mais aussi la coupe d'Afrique des nations 2012. Pourtant, la Guinée équatoriale qui intéresse tant les Américains, les Européens que les Chinois pose problème. En effet, le président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo n'a pas bonne presse auprès des opinions publiques et des médias internationaux et met mal à l'aise les dirigeants occidentaux pris entre deux feux, surtout depuis les révolutions arabes. Au pouvoir depuis 31 ans, avec des scores électoraux de plus de 90%, le président Obiang est souvent dénoncé par les organisations des droits de l'homme. Toutefois, dans la région, le pays grâce à ses ressources pétrolières attire, des réformes constitutionnelles sont en cours qui limiteraient entre autres, le mandat présidentiel à deux exercices. Cela impliquerait donc le départ prochain du président Obiang qui tente depuis quelques temps de réhabiliter, par une importante activité internationale mais surtout continentale, sa réputation. S'il se plie aux réformes, il devra alors laisser sa place lors des élections à venir. Ce sera l'occasion pour lui qui souffre aujourd'hui d'une image autoritaire de montrer, mieux que d'autres ne savent le faire en Afrique, qu'il y a une autre vie, après celle de président à vie.


Par (dernière modification le 23/06/2011)




Nouveau commentaire :
Twitter

Veuillez respecter la nétiquette.
Connectez-vous pour communiquer et faire partie du réseau du Podcast Journal! Tous les articles, commentaires, annonces, sujets de forum seront podcastés après une éventuelle modération: nous n'acceptons pas les contenus contraires aux Conditions Générales d'Utilisation, comportant des propos intraduisibles, ayant un aspect militant, incitant à la haine ou à une quelconque discrimination.
L'abonnement aux flux ainsi que l'inscription au Podcast Journal sont gratuits.


Autres articles dans la même rubrique ou dossier:
1 2 3 4 5 » ... 11




Dans nos blogs :

Dix jours pour défendre les Droits de l'Homme

Du 2 au 11 décembre 2016, Amnesty International France organise "10 jours pour signer", l'événement annuel de mobilisation en faveur de...

Echo de Voxel, qu'est-ce que c'est quoi, ça ???

Après un an, il est temps de relancer la machine, si possible à un rythme de croisière plus soutenu, et peut-être aussi d'expliquer de quoi...

Législatives koweïtiennes: retour en force de l’opposition dominée par des islamistes

Les élections législatives du 26 novembre 2016 ont été marquées par une forte participation et le retour de l'opposition koweïtienne,...



Le Podcast Journal sur :