Mercredi, la veille du début des essais, ou au plus tard jeudi matin, la plupart des résidents aisés et de nombreux salariés à qui leur entreprise offre la possibilité d'être en "vacances", quittent la Principauté pour des endroits plus calmes. En effet, pendant la durée du GP, vivre à Monaco relève plus du supplice que du plaisir: les nuisances sonores, l'impossibilité de circuler et de travailler dans des conditions normales font que la ville est laissée aux touristes et à ceux qui vont faire des affaires juteuses, notamment en vendant des emplacements nettement au-dessus des prix habituels, ou encore, à ceux qui profitent des bénéfices des soirées organisées façon paillettes et avec le glamour "so artificiel"...
Jeudi, vendredi, samedi et dimanche on essaie d'éviter les bouchons en ne sortant que si nécessaire, ne pas faire des courses ni des balades en ville. Vive les dvd pour ceux qui n'aiment pas la F1 et vive la (re)transmission à la télé pour les inconditionnels de la course!
Durant ces quatre jours, les autochtones vont bien fermer portes et fenêtres et faire attention aux affaires personnelles - les habitudes de la population de passage n'ont rien à voir avec la vie paisible habituelle!
Dimanche on recommence à respirer et ceux qui sont partis reviennent, pour reprendre la place dans la Principauté, comme si rien n'était passé. A part les tribunes qui resteront encore installées, rien ne rappellera plus le bruit et l'odeur des bolides, jusqu'à l'année prochaine...