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La culture camerounaise


Le Cameroun dispose d’un patrimoine culturel riche et diversifié, connu et apprécié. Chaque ethnie présente des spécificités tant dans la création des objets d’art, de la cuisine, de la danse, de la musique, de la peinture, etc …


Un notable bamiléké à l’ouest du Cameroun lors d’une danse traditionnelle
Un notable bamiléké à l’ouest du Cameroun lors d’une danse traditionnelle
En ce concerne les objets d'art, on observe une variété d’objets d’art particulièrement à l’ouest et au nord où ont existé des royaumes plus ou moins importants et une tradition encore forte aujourd’hui.
Par exemple dans la province de l'Ouest, beaucoup d'objets usuels (calebasses, cannes, tabourets) ainsi que des statuettes sont recouvertes de perles très colorées en guise de décoration. On en retrouve partout à l’ouest du pays mais particulièrement dans le Noun où le travail des métaux très développé dans l’histoire a conservé son aura d’antan. Le cuivre et le bronze sont à Foumban travaillés en masques, figurines, bijoux, objets de piété, jeux d'échecs, pipes) ; à Djingliya et à Rhumsiki on en fabrique de petits vases et porte-monnaie ; à Bamenda, et à Bali, ce sont de petites figurine en cuivre qui sont obtenus.

A Maroua principalement, on travaille le cuir de vache ou d'antilope pour la fabrication de porte-monnaie, de porte-feuilles, des sandales (Samara), des sacs, des cousins ou des étuis de poignard. On y travaille également des peaux de crocodile pour faire des chaussures, des porte-documents et des sacs. Quant aux peaux de python, elles sont le plus souvent vendus intactes pour la décoration.
La décoration sur tissus est largement répandue à l’ouest et particulièrement dans le Noun où sont brodés nappes, serviettes de table, dessous de verres et napperons à Foumban (motifs Bamoun : serpent bicéphale, araignée, crapaud stylisés, etc.)
A Garoua sont artisanalement imprimés de très beaux pagnes et à Bamenda sont confectionnés des costumes traditionnels.
A Djingliya, Bali, Bamenda sont fabriqués de sacs et sets de table en raphia, à Foumban, Mbalmayo et dans la région de Yaoundé sont produits des meubles en rotin et en bambou.

Les objets à base d’argile font légion à Foumban où sont fabriqués des pipes et figurine , à Guider où des ustensiles ménagers sont obtenus à partir de cette matière. L’argile est aussi travaillée à Matakam à Djingliya Margui et à Rhumsiki. On a identifié des producteurs de poterie moderne à Mbalmayo et dans la région de Yaoundé.
Après des années de léthargie, la peinture se révèle petit à petit aux Camerounais comme un art majeur.
Les artistes peintres camerounais peuvent être regroupés en trois générations :
La génération des années soixante qui fut marquée entre autres par Otheo, Martin Abossolo qui exposaient déjà régulièrement des toiles traitant de la danse et de la musique.
La génération suivante a pour l'essentiel suivi une formation hors du pays. Les artistes de cette génération sont profondément imprégnés de la richesse de leur patrimoine et reviennent dans leur pays pour y travailler et enseigner leur savoir faire aux jeunes. C'est le cas de Pascal Kanfack qui enseigne, peint et sculpte des oeuvres impressionnantes, René Tchebetchou, Kouam Tawadje, Mbella, Gédéon Mpando, sont partisans de la même ambition. A côté des autodidactes tels Koko Komegne ou Kagayan Viking, fourmillent d'idées originales.
Spontanément, des galeries d'art, des groupes, des clubs se créent pour former, stimuler et encourager la créativité. De là naît la troisième génération représentée par Goody Leye, Joseph-Francis Sumegne, Jean-Marc Siangue, Aris Ava, Serge Demfack et bien d'autres aussi inventifs et impressionnants les uns les autres et qui prennent la relève des anciens de la meilleure manière.

La peinture camerounaise est nettement moins commerciale que sa musique, elle le restera, tant qu'elle sera le ''parent pauvre'' de l'art du pays. Pourtant, à les croire, plusieurs Camerounais comptent parmi les vedettes de l'art plastique du Sud.
A côté des peintres connus, il en existe de nombreux autres dont les œuvres très typiques sont exposées au bord des rues. Cette peinture des rues vaut largement qu'on s'intéresse à elle.

Les danses du Cameroun sont multiples et diversifiées selon les zones, et les cultures qui s’y rapportent.
Au Nord, le Gouma dit danse du coq est propre au peuple Toupouri (Extrême-Nord) ; il s'exécute au rythme des sons de tam-tams et tambours. Les danseurs forment un cercle et tiennent de longs bâtons à la verticale.
Le Lam ou danse des femmes est la danse prénuptiale exécutée par des jeunes filles en âge de se marier. Elle est typique des régions de Guider et de Garoua.
Le Mady est une danse du peuple Maktélé (Monts Mandara dans l'Extrème-Nord). Elle est exécutée par les jeunes filles accompagnées des jeunes gens qui eux exécutent le Tlokwai.
La Menang et le Oku sont des danses des peuples Tikar. La première est une danse d'espionnage, la deuxième est une danse de femmes qui est aussi connue dans la Ménoua (Ouest-Cameroun).
A l'Ouest en dehors du ben skin qui est suffisamment connu hors des frontières de la région de l’ouest, les autres danses pour la plupart initiatiques sont très peu connues.

Le Ben Skin qui signifie ''se courber'' (vers l'avant) est une danse des peuples Bamiléké. Exécutée surtout par les femmes, elle est une démonstration de la sensualité et de la féminité de ces dernières. Le rythme Ben Skin est actuellement bien commercialisé et étend sa renommée tant au niveau national qu'international.
Le Nyang-nyang encore appelé Nekang ou Nkee, signifie puissance ou magie. Exécutées par les peuples Baleng et Bafoussam, c'est une danse de cérémonie initiatique qui a lieu tous les deux ans au mois de décembre et coïncide avec la période des récoltes. Elle est aussi symbole de richesse économique. Le Nyang-nyang est le cri des corbeaux qui assistent en quelques sortes les femmes au champ pendant les récoltes.
Le Kang est une danse exécutée à l'occasion des cérémonies d'intronisation des chefs de la Mifi. Elle est d'origine Bamoun et se danse aussi dans les chefferies Bamiléké. Il en est de même du Djimassale.
Le Kougang est exécuté lors des cérémonies funéraires sous une tente en nattes faite de fibres de bambou de raphia, recouverte de tissu ''Ndop'' montée à cette occasion. C'est une danse mystique de sorciers exorcistes. Les danseurs plantent dans la cour un rejeton de bananier-plantain qui pousse, fleurit produit des fruits qui mûrissent le temps que dure la danse. Les danseurs consomment d'ailleurs les fruits à la fin de la danse.

C’est un spectacle interdit aux femmes enceintes.

Le Tso ou Zen est une danse guerrière exécutée dans les chefferies Bamiléké par les notables. Elle symbolise la richesse et la puissance. Les danseurs sont habillés en peaux de panthère, en pagne (le souo), en gandoura de grande valeur et coiffés de chéchia.
Le Manbang est une danse de la noblesse à la chefferie Mankon.
Le Nabiongo est une danse rituelle mystique bali ; elle est exécutée pendant les cérémonies annuelles du Lela.
On peut citer entre autres, le Lali (Mendjouong Lali) qui est une danse guerrière Bamiléké exécutée par les hommes sensés protéger le village contre les envahisseurs, le Mendougwara une danse des griots Bamoun, et le Nsi une danse rituelle des jumeaux dans l'ouest du Cameroun. Elle est exécutée pendant les cérémonies en honneur de ces derniers et organisée par les médiums (voyantes) et les parents des jumeaux.

Dans le Littoral on retrouve aussi de nombreuses danses qui pour la majorité sont très connues des populations.

L’Assiko est à l'origine une danse du peuple Béti. Elle a connu sa révolution grâce au peuple Bassa qui l'exécute avec allégresse. Elle a été modernisée et commercialisée par des artistes musiciens tels que Jean Bikoko alias Aladin, Jean Claude Nyebel plus connu sous le nom de Samson chaud gars, et bien d'autres.
Le Békélé et le Le Nding sont deux danses traditionnelles bassa ; la première est une danse rituelle masculine qui fais bouger les épaules et la seconde est exécutée par les femmes torses à moitié nues, parées de mille colliers autour des reins et du cou, d'une couronne de plumes à la tête et de breloques aux chevilles.
Le Djingo, est une danse initiatique ou rituelle exécutée la nuit en vue d'exorciser ou de découvrir quelque chose. Le danseur entre en transe et en contact avec le royaume des morts.
Chez les peuples sawa, l'Essèwe s’exécute à l'occasion du décès d'une personne âgée. Pendant cette cérémonie, les danseurs racontent la vie du défunt et miment ses gestes ; Contrairement à l’Essèwe, le Ngono est exécutée à toutes les occasions (réjouissance ou deuil) dans le Moungo.
Le Makossa et l'Ambassibey la première originaire du wouri et la seconde du Nkam, ont aujourd'hui une renommée internationale.
On peut aussi citer le Ngosso chant qui rythme le plus souvent les fêtes traditionnelles comme le Ngondo, le Bolobo qui se danse vêtus de Kaba par les femmes et des pagnes noués autour des reins pour les hommes.
L’Abélé, danse typique des Douala est exécutée lorsqu'on accompagne les mariées à leur domicile, juste après la cérémonie du mariage.

A l'Est on peut citer entre autres, Le Luma une danse des pygmées, exécutée pour manifester la joie après une chasse fructueuse. Cette musique est toujours accompagnée de pas de danse.
Au Centre le Bikutsi reste la danse du peuple Béti la plus connue même hors des frontières du pays. A l'origine, elle était exécutée par des jeunes filles en âge de se marier à côté des hommes chantant des airs qui traduisent la méfiance envers les jeunes filles ; car ceux-ci étaient supposés en choisir une pour le mariage.
Le Bol peu connu hors de l’espace culturel béti, est une danse qui demande une maîtrise rigoureuse des pas de danse, ce qui en fait une danse des personnes d'un certain âge. Le principal instrument utilisé est l'accordéon, mieux manipulé par les anciens.
L'Ozila tout comme le bol est une danse des anciens. Contrairement au bol, elle est essentiellement exécutée par les anciens. Les danseurs se ceignent de peaux d'animaux. Les principaux instruments utilisés sont les tambours (tambour major, tambour rythmique et tambour bail).
L'Essani originellement exécuté comme une exultation de joie après une victoire sur une bête féroce ou une ethnie voisine, est devenu aujourd'hui un rituel chorégraphique exécuté lors des obsèques d'un adulte de sexe masculin dans le but d'exhiber sa bravoure, sa vigueur et sa richesse. Dans la vieille tradition, les objets utilisés pendant la danse étaient abandonnés sur place, enfermés dans un tambour jusqu'à ce qu'un membre de la lignée du défunt abatte un fauve. On devait alors organiser une cérémonie secrète proscrite aux femmes et aux enfants non initiés. La bête morte était consommée d'une façon particulière. Tout ce qui restait de cette danse funèbre était jeté dans un cours d'eau dont l'accès était interdit.
On peut citer entre autres le Koué qui est une synthèse de l'Ozila et du Mangan, le Mvet musique traditionnelle qui leur permet de véhiculer les messages.

La cuisine camerounaise.

La cuisine camerounaise est aussi riche et variée que sa musique. Les plats pour la plupart traditionnels dépendent des localités et des tribus. Cependant l’urbanisation très accélérée et les mariages intertribaux sont en train de façonner des régimes alimentaires urbains. Dans les restaurants des grandes villes, l’on sert indifféremment le ndolè, le bongoo, le koki, le éro, et le pèpè soup.
La cuisine camerounaise contrairement à celle des pays de l’Afrique de l’ouest est caractérisée par une faible consommation de viande et de condiments, une grande consommation de feuilles vertes et de poissons.

12/10/2009




1.Posté par simo kamwa fidele le 13/10/2009 16:22 | Alerter
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Le Cameroun est un Pays Tres riche en culture
de part sa situation géographique , on l'appelle af...  

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