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Le Hezbollah compromet la diplomatie française au Liban


Dans une longue intervention télévisée retransmise depuis Beyrouth, Hassan Nasrallah, le Secrétaire Général du Hezbollah a révélé les détails d'une offre récente de la diplomatie française en vue de modifier la répartition confessionnelle des pouvoirs politiques au Liban, agréée depuis les accords de Taëf signés en 1989. Rejetant notamment la proposition française, le leader chiite s'est également fait plus menaçant à l'encontre du Tribunal Spécial pour le Liban. Une intervention qui tombe au plus mal pour Nicolas Sarkozy qui souhaitait recevoir, à partir de la semaine prochaine, la plupart des acteurs politiques libanais afin de faire baisser les tensions au pays du Cèdre.


Hassan Nasrallah. Photo (c) DR
Hassan Nasrallah. Photo (c) DR
Dans une longue intervention télévisée retransmise depuis Beyrouth sur la chaîne Al Manar jeudi 11 novembre, à l’occasion de la « journée des martyrs », Hassan Nasrallah a révélé le contenu d’une offre de la diplomatie française en vue de modifier les accords de Taëf, signés en 1989 et destinés à mettre un terme à une guerre fratricide libanaise de plus de quinze ans. Réfutant la volonté attribuée au Parti de Dieu de prendre le pouvoir par la force, le Secrétaire Général de la milice chiite a notamment indiqué que les « Français ont proposé aux Iraniens » une « répartition tripartite du pouvoir entre Chrétiens, Sunnites et Chiites » et non plus entre Chrétiens et Musulmans comme c’est actuellement le cas. Faisant état de conversations « enregistrées dans les minutes du Ministère iranien des affaires étrangères », l’orateur a précisé : « Les Français ont dit aux Iraniens : ne pensez-vous pas que le temps est venu d’un nouveau contrat et de changer les accords de Taëf ? ». Aux Iraniens qui les questionnaient, les Français ont répondu, toujours selon Hassan Nasrallah : « que la logique dictait de nouvelles discussions sur des accords qui avaient plus de vingt ans ». « Allez voir vos amis français, a lancé le leader chiite, et demandez le leur ! ». Et d’ajouter que lors de son récent voyage au Liban, le Ministre français des affaires étrangères, « Bernard Kouchner avait été le premier à proposer l’idée d’un nouvel arrangement » en ce sens.

Rejetant avec dédain ce qu’il a nommé une tentative de « séduction des Chiites libanais » en contrepartie d’un « abandon de la résistance et de la lutte contre Israël » ainsi que « d’un désarmement de la milice », le Secrétaire Général du Hezbollah a expliqué que la « résistance valait plus qu’une répartition tripartite du pouvoir au Liban » dont le « prix impliquait l’abandon de la Syrie ». S’agissant du futur acte d’accusation du Tribunal Spécial pour le Liban, Hassan Nasrallah s'est fait nettement plus menaçant en déclarant : « Celui qui imagine que nous autoriserons l’arrestation ou la détention d’un seul de nos combattants, commet une erreur ».

Réponse américaine à Bernard Kouchner

Alors que sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, la France, désireuse de faire baisser les tensions au pays du Cèdre, souhaitait entreprendre une médiation en recevant prochainement à Paris la plupart des responsables politiques libanais dont le général Michel Aoun, l’intervention d’Hassan Nasrallah tend à compliquer ses efforts, voire vide de sa substance l’offre diplomatique française. Vendredi dernier, Bernard Kouchner avait eu tendance, selon plusieurs médias libanais, à « minimiser » l’importance du Tribunal Spécial pour le Liban en expliquant notamment au responsable des relations extérieures de la milice chiite Nawaf Moussawi que le TSL pourrait incriminer des membres isolés, mais ni une structure ou un parti. Recevant hier son homologue égyptien à Washington, la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a semblé remettre les pendules à l’heure en précisant : « tout effort pour discréditer, affaiblir ou retarder le travail du tribunal ne peut être toléré ». Après la mise au point américaine, ce fut ce soir celle, dans le sens opposé, du Hezbollah.

hezbollah.mp3 Hezbollah.mp3  (1.86 Mo)



12/11/2010




1.Posté par hbl le 12/11/2010 21:54 | Alerter
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Tres interessant

2.Posté par Gilles Harb le 15/11/2010 12:51 | Alerter
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L’initiative française de revoir les accords de TAEF dénote d’une naïveté sans égale. Ceci n’éton...  

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