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Philippe Dejardin

Popanalia à Biot : Le concert événement pour un double anniversaire!


Pour accompagner les 50 ans du musée Fernand Léger de Biot, la ville a eu l’idée fantastique d’y organiser un concert pour les 40 ans du premier festival Popanalia. Le plus audacieux a été de confier la mise en place de ce renouveau à un producteur qui n’était pas né lors de la création mais qui possède une expérience de 17 ans et surtout la passion pour les musiques du monde. Il a réussi le tour de force d’avoir non seulement deux des participants de 1970 mais également des artistes de niveau mondial avec la touche locale constituée par le groupe qui monte, les niçois de Sashird Lao. Rencontre avec David Benaroche, responsable d’Imago Production, qui organise ce Popanalia 2010.


C’est devant cette fresque que va se dérouler le concert. Photo © Philippe Dejardin
C’est devant cette fresque que va se dérouler le concert. Photo © Philippe Dejardin
Comment se retrouve-t-on à relever le défi de monter la seconde édition de Popanalia, 40 ans après la première?

David Benaroche : C’est la ville de Biot qui avait cette idée et qui était au courant de l’événement de 1970. Ils m’en ont parlé et j’ai trouvé super excitant ce projet d’une seconde édition, 40 ans après, de l’un des premiers festivals pop. Ce qui est amusant, c’est qu’un avant j’avais lu « Les décalés » le roman de Jean-François Bizot qui parlait d’un festival, sans citer la ville ni les artistes. J’ai fait le lien entre ce festival et le projet de la ville de Biot. Il parlait d’un « guitariste aux doigts d’argent » et je pensais qu’il s’agissait d’Hendrix mais c’était Clapton. Du coup je me suis plongé dans les archives, auprès de l’INA, de Jean-François Bizot et du label Big. J’ai trouvé cela super motivant de rendre hommage à toute cette génération de « frapadingues » qui y sont allés à « l’arrache », avec la passion et des artistes qui commençaient leur carrière. Le label a tout de même découvert et signé quasiment toute la programmation de l’époque, Archie Shepp, Gong, Don Chery… Même s’il n’a duré que trois ans, ces noms ont fait carrière et certains sont encore là.

Mais tu n’as pas connu cette première édition?


DB : (rires) Non je suis né en 1975 mais j’ai toujours un profond respect pour ce qui s’est fait avant. On ne peut pas être déconnecté du passé, au contraire on est plus fort en sachant ce qui s’est fait. Il faut être enraciné avec le passé pour construire l’avenir

Pour les 40 ans de Popanalia, tu as réussi à monter un plateau royal avec notamment deux des participants historiques, Archie Shepp et Gong. Comment as-tu fait pour les convaincre, eux qui avaient connu ce que l’on peut appeler un échec en 1970?

DB : Oui mais lorsque je leur en ai parlé ils étaient enchantés de revenir. Je pense que c’était essentiellement par rapport au label Big Records qui les a tout de même lancés, c’était Jean Karakos (Fondateur de Big) et Jean-François Bizot (créateur de Radio Nova et d’Actuel) et pour eux il s’agissait de deux noms. Pour Archie Shepp, ça s’est passé au téléphone mais pour Gong, David Allen, je lui en ai parlé en direct lors de sa venue à Nice et j’ai vu ses yeux briller. Il était ravi, enchanté et m’a dit « on veut venir, on s’en souvient ». Pourtant ils n’ont même pas joué mais pour eux c’était un événement dont ils se souviennent. Cela fait partie de leur début de carrière, des gens qui les ont aidés et ils sont très attachés à la France. Gong y a vécu plus de 7 ans et Archie Shepp y habite toujours. C’est leur patrie de cœur. Ils ont dit oui de suite et ça m’a épaté.

Le festival 70 avait été catalogué comme celui de la « honte », mal organisé. Et 40 ans après, le remonter c’est un sacré défi?

DB : Oui, il y a eu deux gros festivals début août cette année-là, celui d’Aix avec Léonard Cohen, Zappa. En gros on disait qu’à Aix c’était très bien organisé mais que la programmation était moins bonne alors qu’à Biot elle était excellente mais que c’était très mal organisé. Mais il faut savoir que ce 1er Popanalia devait se faire dans une dizaine de villes dont Gap et qu’à chaque fois ça été annulé pour des raisons politiques ou de sécurité. Comme Jean-François Bizot était à Woodstock en 69, il a voulu faire la même chose en France et l’échec de Popanalia en 1970 fut provoqué par un trop grosse affluence vis-à-vis des installations prévues et de l’insuffisance de la logistique.

Cette seconde édition pour les 40 ans va se dérouler au musée Fernand Léger pour les 50 ans du lieu. Là on n’a plus ce problème de solidité de l’organisation qui avait fait défaut en 70 avec ton association Imago qui dispose d’un beau tableau de chasse?


DB : Imago n’a que sept ans mais. J’ai une longue et fournie expérience car j’ai commencé à 17 ans et le musée est un super endroit. C’est une chance de pouvoir la faire dans ce cadre magnifique avec en fond une fresque géante de Fernand Léger. Ça rentre « pile-poil » dans les missions du musée puisque que Léger était un passionné de musique, il a fait beaucoup d’œuvres d’art en relation avec la musique dans les années 20-30. Cela fait partie de la démarche du musée de s’ouvrir à d’autres arts dont la musique.

On parle de musique et au programme on va trouver ce que l’on peut appeler une création mondiale avec trois virtuoses aussi différents que le percussionniste indien Trilok Gurtu, le trompettiste italien de jazz Paolo Fresu et le fantastique pianiste cubain Omar Sosa.

DB : C’est à la base une envie commune de Trilok Gurtu et d’Omar Sosa qui ont fait un test lors de « Jazz à Coutances » en mai. Pour le trio, ce sera la première date en Europe pour une tournée. Pour moi c’est totalement cohérent et cela représente l’avenir du jazz et de la musique tout court avec un tel métissage.

Ce métissage musical, on va le retrouver dans le groupe qui va ouvrir ce Popanalia, que l’on connaît bien puisqu’il s’agit de Sashird Lao.

DB : Un groupe de Nice qui avait à la base un répertoire jazz et qui s’est ouvert aux musiques du monde comme le montre leur dernier album « Open the Box » distribué sous le label Le Chant du Monde par harmonia mundi. Il sera le 28 juillet au Théâtre de la Mer de Golfe-Juan en première partie du célébrissime groupe du Buena Vista Social Club et de la fantastique chanteuse cubaine Omara Portuando.

Autre surprise, une performance de Patrick Moya?

DB : C’était mon souhait d’associer un artiste contemporain dans un tel lieu et nous aurons également Sir Ali et Remy Kopa Kopoul qui viendra avec l’équipe de Radio Nova dans la lignée de Jean-François Bizot pour qui j’ai un profond respect et qui était un ami de notre actuel ministre des Affaires Etrangères, à l’époque médecin et chargé du poste de la Croix Rouge sur le Popanalia 70.



Popanalia le 9 juillet à partir de 19h30
Musée national Fernand Léger à Biot
Infos au 04 93 65 78 00 ou www.popanalia.com

Il reste des places, ne manquez pas cet événement musical!


09/07/2010




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