AÏDA - OPERA DE NICE AU PALAIS NIKAÏA


Par Brigitte Lachaud, Jean-Jacques Rolland Rédigé le 15/06/2009 (dernière modification le 22/06/2009)

Mise en scène majestueuse, somptueuse, c’est une première en Europe.


L'Opéra de Nice transporté au Palais Nikaïa pour Aïda à Nice.

La grande fresque historique et lyrique en 4 actes de Giuseppe Verdi (1813 - 1901) crée au théâtre khédival du Caire le 24 décembre 1871, d'après un scénario de l'égypthologue Auguste Mariette Bey, en l'honneur des célébrations d'inauguration du canal de Suez a été présenté en partenariat au Palais Nikaïa métamorphosé pour l'occasion en temple égyptien ce vendredi 12 juin en présence de Christian Estrosi, député-maire de Nice, de Rudy Salles, maire adjoint, délégué aux relations internationales, Alain Frère, vice président du Conseil général des Alpes-Maritimes, maire de Tourrettes-Levens, ainsi que de nombreuses personnalités venus assister à ce grand spectacle très cinématographique accompagné de l'Orchestre Philharmonique de Nice, caché derrière un tulle et visible par un jeu de lumière, dirigé par Marco Guidarini, pas moins de 130 choristes, 90 musiciens, le choeur, le ballet et le choeur d'enfants de l'Opéra de Nice, chorégraphie, Eleonora Gori, mise en scène de Paul-Emile Fourny, scénographe d'Aïda, directeur de l'Opéra de Nice. La scène au pied du public, des tonnes de sable et une palmeraie de part et d’autre de cette immense scène

Les Egyptiens pensaient, après avoir envahi l’Ethiopie, que les Ethiopiens mettraient du temps à se remettre de leur défaite mais Amonasro, leur roi, a vite fait de rallier les débris de son armée en déroute. Les prêtres désignent chef des armées Radames qui souhaite épouser Aida, l’esclave éthiopienne d’Amneris. Cependant, il ne sait pas qu’Aida est de sang royal, ni qu’Amneris, la fille du roi d’Egypte est amoureuse de lui, et férocement jalouse d’elle. Aida est déchirée par des émotions contradictoires. En effet, elle aime Radames, mais celui-ci s’en va combattre son propre peuple commandé par son père. Elle aussi est une princesse, et c’est pour la libérer de sa captivité que son père a levé une armée dans la hâte.

Des messagers reviennent du front et annoncent que Radames a mis l’armée éthiopienne en déroute. Amneris fait croire à Aida que Radames a été tué au combat. Celle-ci éclate en sanglots. Amneris lui avoue que c’était un piège tendu pour connaître ses sentiments. Elle lui apprend qu’elle est éprise du même homme.
Par la suite, les prisonniers éthiopiens sont conduits devant le roi. Aida reconnaît son père qui a caché son identité. Après des négociations, la vie sauve est accordée aux prisonniers et le pharaon offre la main de sa fille à Radames.

Une nouvelle bataille entre Egyptiens et Ethiopiens se prépare. Amonasro a deviné les feux qui animent sa fille. Il lui demande donc de découvrir par quel chemin Radames compte faire passer ses troupes afin de lui tendre une embuscade.
Radames rejoint Aida pour lui déclarer son amour. Celle-ci lui propose de s’enfuir avec elle en Ethiopie, et lui demande par la même occasion quel chemin ils emprunteront. Radames tombe dans le piège et lui révèle tout. C’est à ce moment qu’Amonasro sort de sa cachette, suivi du grand prêtre et d’Amneris. Amonasro veut poignarder Amneris mais Radames s’interpose. Il ordonne au roi d’Ethiopie de s’enfuir avec sa fille.

Pour ce qu’il a fait, Radames va être emmuré vivant. Au désespoir d’Amneris, il ne tente même pas de se disculper. Il est placé dans un donjon. C’est alors qu’il entend une voix familière : c’est Aida qui s’est cachée ici pour mourir avec lui.





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