Accompagnement des séropositifs au Canada


Par Rédigé le 18/12/2018 (dernière modification le 18/12/2018)

Découvert en 1981, le VIH ou sida demeure un virus répandu dans le monde. Il est estimé que plus de 34 millions de personnes dans le monde sont séropositives. Encadré dans plusieurs pays, le VIH peut être abordé de façon différente selon le pays. Le Canada dispose de nombreux sites de prévention, d’une société dédiée aux personnes atteintes de ce virus ainsi qu’un système de surveillance pour les jeunes de la rue.


Les chiffres du VIH au Canada

Symbole de la solidarité avec les personnes séropositives. Illustration (c) Gary van der Merwe

VIH au Canada.mp3  (2.85 Mo)

2,402 personnes atteintes du VIH ont été déclarées en 2017, dont 75.2% représentait des hommes et 24.8% des femmes. Malgré une baisse constante du nombre de cas de sida déclarés par année depuis 1993, les plus grands nombres de cas en 2016 ont été déclarés par l’Ontario, la Saskatchewan et l’Alberta. Il y a eu un faible nombre record de 241 décès liés au sida en 2013, l’année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles. Le nombre de décès liés au sida au Canada a diminué de 86,2% depuis 1995.


Des services de renseignement mis en place par le gouvernement canadien

De nombreux sites ont été mis en place pour informer et prévenir le VIH. Sur son site, le gouvernement du Canada y tient plusieurs rubriques. L’une concerne la santé sexuelle et les infections transmissibles sexuellement, une autre concerne l'initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada.

Le gouvernement canadien a également créé Y-Track (anciennement SAJR, Surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada). Y-Track est un système de surveillance accrue, qui observe les taux d’infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS), ainsi que les comportements à risque, associés à la population des jeunes de la rue. Ainsi, le gouvernement protègent les jeunes de la rue qui sont plus vulnérables à l’infection et aux autres ITSS et bien d’autres risques. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, le but est de "promouvoir et protéger la santé des Canadiens grâce au leadership, aux partenariats, à l’innovation et aux interventions en matière de santé publique".

Les provinces canadiennes disposent chacune de sites de prévention indépendants. On peut trouver sur le site du gouvernement du Québec une rubrique dédiée au VIH/Sida avec sa description, les symptômes, les traitements, les complications, les transmissions, ainsi que la protection et la prévention. La province dispose également de la Coalition des Organismes Communautaire du Québec de lutte contre le VIH/sida. La COCQ-SIDA fédère les volontés de regroupement des différents acteurs communautaires, en tenant compte de leur domaine d’intervention, en vue d’une action efficace et pertinente pour la communauté québécoise séropositive.

Le site CATIE, la source canadienne de renseignement sur le VIH et l’hépatite C permet de trouver des services liés à ces deux maladies. Il renseigne, fait de la prévention et parle des différents traitements possible contre le VIH et l’hépatite C.

Et plus spécifiquement, la Société canadienne du sida (SCS) a été fondée en 1986, afin de donner une "voix nationale" aux personnes vivant avec le VIH/Sida, représentant ainsi ses membres au palier national. La SCS représente des organismes communautaires contre le VIH/Sida dans l’ensemble du pays. Ils promeuvent l’éducation et la sensibilisation, mobilisent les communautés, militent auprès des politiques fédérales et offrent des informations et des ressources. Il est également possible de faire un don pour aider cette société à rester un "porte-parole énergique et indépendant à l’échelon national pour les personnes vivant avec le sida" et leur permet également de poursuivre leurs programmes de prévention et d’éducation.

Le gouvernement canadien dispose ainsi de nombreuses ressources pour prévenir le VIH et pour aider les personnes qui en sont atteintes.







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