Apple Watch, iPhone 6 et paiement digital, les nouvelles armes de Tim Cook


Par Cédric De Brincat Rédigé le 14/09/2014 (dernière modification le 13/09/2014)

Cela faisait quelques années, depuis la mort de son fondateur Steve Jobs, que l'on désespérait de voir la firme Apple se reposer sur ses lauriers et attendait d'elle des annonces innovantes. Le pari a été réussi avec la keynote du 9 septembre dernier.


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Cette fin d'année 2014 sera pour Apple une charnière pour beaucoup de ses produits. Une nouvelle mouture du système d'exploitation OS X baptisée "Yosemite" sera lancée à l'automne, avec une interface profondément remaniée, plus en phase avec ses technologies mobiles, et dont les changements sont les plus marqués depuis une dizaine d'années. Le président d'Apple, Tim Cook, s'était donné du large en le présentant il y a quelques semaines, mettant l'accent sur la convergence et la synergie avec iOS 8, la future version du système d'iPhone et d'iPad qui sera aussi d'actualité. Mais tous les paris d'Apple avaient été placés sur la présentation du mardi 9 septembre dernier, la fameuse keynote tenue au Flint Center de l'Université De Anza College, à Cupertino en Californie. Un lieu chargé de symbolique puisque Steve Jobs, feu l'initiateur d'Apple, y avait présenté à la fois le premier Macintosh en 1984, et aussi après son retour dans la compagnie la première génération d'iMac en 1998, époque de reconquête et de retour progressif à la profitabilité. Tim Cook ne s'est pas privé de marcher dans les pas de son prédécesseur et de lui emprunter sa charismatique formule "One more thing... (encore une dernière chose)" pour présenter en fin de keynote l'Apple Watch, montre connectée figure d'une nouvelle génération de produits pour la firme à la pomme. Apple s'engouffre donc dans le même créneau que ses concurrents, avec une fois n'est pas coutume une quantité de modèles relativement élevée, pas moins d'une vingtaine de montres. Cadre en acier inoxydable, aluminium, or jaune ou rose 18 carats, bracelets en cuir, métal ou plastique: la personnalisation sera le maître-mot de ce produit. En revanche, on en sait encore peu sur son autonomie et sa connectivité, si ce n'est qu'il faudra obligatoirement posséder au moins un iPhone 5 pour l'utiliser. L'Apple Watch est prévue pour l'année 2015.

Pour patienter, les aficionados de la pomme pourront se ruer sur le nouvel iPhone 6 (cliquez ici pour trouver des accessoires), décliné en deux tailles qui rivalisent un peu plus avec le concurrent Samsung. Son design a été reformaté, délaissant les angles saillants pour plus de rondeur, s'affinant aussi avec une optimisation de l'assemblage pour relativement moins fragiliser la surface en verre. Les précommandes de l'iPhone 6, commercialisé depuis vendredi dans une dizaine de pays, ont atteint un record, avec des ruptures de stock orchestrées dont la firme est coutumière. Les opérateurs français de téléphonie mobile indiquent déjà trois ou quatre semaines d'attente pour honorer la demande. Par conséquent, c'est un très bon départ commercial qui demandera à se confirmer dans les prochains mois. Mais une autre annonce événement de la keynote du 9 septembre, qui intéresse davantage le marché américain, est celle du nouveau système de paiement sans contact Apple Pay. Les États-Unis sont en effet très en retard sur la sécurité des paiements par carte bancaire. Tous les commerçants devront remplacer début 2015 les terminaux à piste magnétique, très vulnérables, par un dispositif de carte à puce. Apple a convaincu les plus grandes enseignes (Wal-Mart, McDonald's, Subway...) de s'associer à son service de paiement digital, qui exploitera notamment la technologie NFC logée dans l'iPhone 6. C'est à un marché stratégique que la firme à la pomme veut accéder sur son territoire, en éclipsant Samsung et Google. Reste à voir à quels aménagements elle souscrira lorsqu'elle choisira d'exporter ce système en Europe et en Asie.





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