Bahreïn: Des personnes arbitrairement déchues de leur nationalité

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Par J.N.B.L. Rédigé le 05/11/2014 (dernière modification le 04/11/2014)

La décision d'expulser 10 personnes déchues de leur nationalité bahreïnite, prononcée par un tribunal de Bahreïn mardi 28 octobre 2014, doit être annulée, a déclaré Amnesty International.


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Ces 10 hommes font partie d'un groupe de 31 individus dont la citoyenneté a été arbitrairement révoquée en novembre 2012. Ces hommes, considérés comme des étrangers dans le pays depuis la révocation de leur nationalité, ont appris qu'ils risquaient d'être expulsés d'un jour à l'autre. On ne leur a donné aucun détail sur le lieu où ils seront envoyés.

"Priver arbitrairement ces Bahreïnites de leur nationalité et les forcer à quitter le pays fait d'eux des "apatrides", et va à l'encontre des obligations de Bahreïn aux termes du droit international. Ils ont déjà été privés de droits fondamentaux tels que l'accès à l'emploi, aux soins de santé et à l'éducation simplement pour avoir exprimé des opinions dissidentes, et pour couronner le tout on s'apprête à les expulser", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

En novembre 2012, le ministère de l'Intérieur a déclaré que la décision de retirer leur nationalité à ces 31 hommes avait été prise conformément à la loi bahreïnite sur la citoyenneté, en vertu de laquelle la nationalité d'une personne peut être révoquée si cette dernière porte atteinte à la sûreté de l'État. Aucune explication n'a cependant été donnée aux 31 membres de ce groupe quant à la menace qu'ils représentaient. Vingt d'entre eux vivent à l'étranger, notamment deux anciens députés, ainsi que des militants et des dignitaires religieux.
L'opacité de la décision de priver ce groupe de personnes de leur nationalité rend les procédures judiciaires contre elles arbitraires et injustes.






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