Bourges, capitale européenne de la culture 2028


Par Rédigé le 17/12/2023 (dernière modification le 16/12/2023)

Ce sera la cinquième ville française à s’enorgueillir de ce titre, après Paris en 1989, Avignon en 2000, Lille en 2004 et Marseille-Provence en 2013.


C’est ce qu’a annoncé mercredi 13 décembre l’économiste italienne Rossella Tarantino, présidente d’un jury composé de douze membres européens de nationalités et de parcours différents. Jury chargé de départager les quatre villes françaises restées en lice, dont Rouen, Montpellier et Clermont-Ferrand, elles étaient neuf au départ. La préfecture du Cher a été désignée au terme d'une compétition assez rude. Elle en affrontait trois autres de deux à cinq fois plus peuplées, avec un budget au moins deux fois inférieur à celui de ses rivales. Une telle nomination signifie d’enviables retombées économiques et touristiques.

Bourges partagera son titre avec la tchèque České Budějovice et Skopje en Macédoine du Nord. 
La cité berruyère avait déposé près de 80 pages Intitulé “Territoires d’avenir”, donnant "la priorité aux gens et à la nature". Grâce au projet de gare végétale, à la création de trois nouveaux lieux de création artistique, de “quartiers créatifs”, de “classes départ” et de tiers-lieux.  

La capitale du Berry fière de son "Printemps de Bourges" créé en 1977 et de sa Maison de la culture inaugurée par André Malraux en 1964, a défendu dans son dossier de candidature le fait d’être une ville "à taille humaine ", comme le souligne son maire Yann Galut. Il souhaite créer une Cité européenne des artistes et des auteurs, qui serait un lieu de ressources au service des artistes et des acteurs de l'industrie culturelle. Il a déclaré que c’était un "immense honneur", au ministère de la Culture où il a pris connaissance de l‘annonce de cette nomination. Et il a précisé "Dans cette candidature, nous étions quelque part le petit Poucet face à des métropoles, nous avons essayé de proposer une autre vision et un autre moyen de vivre notre capitale européenne de la culture", et il a mis en avant une "candidature de la sobriété".

Pour sa part, Rima Abdul Malak, ministre de la Culture a ajouté "Choisir Bourges, c'est accompagner le pari d'une ville de taille moyenne qui mise sur la culture pour son développement humain, social et économique et qui ambitionne de faire une véritable place à tous les publics".

La capitale européenne de la culture est due à l'initiative des ministres de la Culture grec et français, Melina Mercouri et Jack Lang qui la créèrent en 1985. Elle permet de désigner pour un an une ville chargée de préparer un programme de manifestations et de projets culturels ambitieux.
C’est ainsi qu’en 2013, Marseille avait inauguré le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem), devenu le haut lieu muséal de la ville, il accueille chaque année un million de visiteurs. En 2013. Marseille capitale de la culture avait attiré 11 millions de visiteurs, pour un budget global de plus d'un milliard d'euros et des retombées estimées à 500 millions d'euros.

A Bourges, tout le monde s‘est réjoui de cette nomination, les habitants, la coordinatrice générale Bourges 2028 les élus de tous bords et aussi le "commissaire général Bourges 2028, les maires de Châteauroux et de Nevers qui ont soutenu cette candidature, également l’écrivain académicien Jean-Christophe Rufin natif de Bourges et Claire Gibault, chef du Mozart Orchestra en résidence à Bourges, telle fut pendant longtemps "la seule Française chef d’orchestre".

En 2024, Tartu en Estonie, le Salzkammergut en Autriche et Bodo en Norvège formeront le trio des Capitales européennes de la culture.





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