Brésil: Avancée importante vers la vérité et la justice

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Par J.N.B.L. Rédigé le 18/12/2014 (dernière modification le 17/12/2014)

La présentation, mercredi 10 décembre, du rapport final de la Commission vérité du Brésil (CNV) constitue une avancée historique dans le cadre des efforts déployés par le pays afin d’obtenir justice pour les crimes contre l’humanité et d’autres violations commis sous la dictature militaire instaurée après un coup d’État il y a cinquante ans, a déclaré Amnesty International.


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La Commission a passé deux années à enquêter sur les milliers de cas de torture, d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées et d’autres violations remontant à l’époque de la dictature militaire au Brésil, de 1964 à 1985.
Depuis 1979, une loi d’immunité couvrant les crimes politiques est utilisée afin de mettre les membres de l’ancien gouvernement militaire à l’abri des poursuites pour violations graves des droits humains.

"En révélant l’ampleur des violations des droits humains commises par des représentants de l’État sous la dictature militaire, et en reconnaissant celles-ci comme des crimes contre l’humanité, le rapport final de la Commission vérité prépare le terrain afin que la loi d’immunité ne fasse pas obstacle aux enquêtes sur ces crimes", a déclaré Atila Roque, directeur d’Amnesty International Brésil.

Contrairement à beaucoup de ses voisins d’Amérique du Sud, le Brésil n’a pas traduit en justice les responsables présumés des violations flagrantes des droits humains commises lorsque l’armée était au pouvoir. Près de trois décennies après la fin de la dictature, le rapport de la CNV est l’une des initiatives les plus importantes prises par le Brésil jusqu’à présent en matière de justice de transition.







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