Changements climatiques

Le cameroun à l'école des savoirs


Par Joseph Etoaa Rédigé le 23/01/2013 (dernière modification le 22/01/2013)

L’état d’avancement du mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et dégradation forestière au Cameroun.


Conférence de presse tenue lundi à Yaoundé sur la REDD+

Pierre Hélé, Ministre de l'environnement, de la protection de la nature et du développement durable. Photo (c) ETJ
Les avancées du gouvernement Camerounais dans les mécanismes REDD+ et les retombées attendues par les populations, voilà l’objectif principal de la conférence de presse tenue hier à Yaoundé par Pierre Hélé, Ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable, dans la salle de conférence de son département ministériel, devant un parterre de journalistes fort impressionnant.
L’orateur du jour prenant la parole, a présenté les effets dévastateurs des changements climatiques, tant au Cameroun que dans beaucoup d’autres pays: réduction de la production agricole, raréfaction des pâturages, canicule et récurrence des situations météorologiques extrêmes (sécheresses, inondations). Au vu de ce triste constat, le gouvernement, par le biais de son Ministre de tutelle a entrepris plusieurs actions pour, soit atténuer les effets néfastes, soit s’adapter à cette nouvelle donne des changements climatiques.

Stratégies pour faire face à la REDD+ au Cameroun

La déforestation, le mal du siècle, une sérieuse menace. Photo (c) ETJ
Le Cameroun accorde une place prépondérante au développement du secteur rural avec un accent sur l’agriculture et l’élevage. La stratégie future de la REDD+ consistera donc à prendre en considération, toutes les dynamiques actuelles et futures pour pouvoir répondre efficacement aux causes directes et indirectes de la déforestation dans les différentes zones agro-écologiques. Pour cela, le Cameroun veut faire de la REDD+,un mécanisme participatif et inclusif qui intègre fortement les préoccupations des différentes parties prenantes et des peuples autochtones et qui répond aux problèmes de développement du pays, en prenant en compte l’ensemble des solutions pour résoudre les problèmes environnementaux. Voilà la quintessence du document stratégie pour la croissance et l’emploi ( DSCE )élaboré par le Cameroun.
Sur le plan international, le Cameroun a ratifié la convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et a adhéré au Protocole de Kyoto. Sur le plan national, la mise sur pied d’un mécanisme pour un développement propre ( MDP),du programme national d’adaptation au changement climatiques, traduisent la réelle volonté politique soutenue et soutenable des pouvoirs publics, face a la lutte contre la REDD+.

Récompenser les pays qui sont disposés et aptes à mettre en œuvre la REDD+ et ceux disposés à augmenter leurs stocks de carbone par la régénération forestière, est le fondement sur lequel repose le mécanisme REDD+.

État d’avancement de la REDD+

La Readiness plan proposal idea Note (R-PIN) qui a été élaboré avec l’aide de la WWF et validé par la Banque Mondiale, est un document qui présente la situation préparatoire du Cameroun à participer au mécanisme REDD+ est une base de données sur l’état des forêts, la conservation et la gestion durable. Le Cameroun compte donc mettre en place des institutions nationales pour l’élaboration et le suivi de la stratégie du mécanisme REDD+, pour promouvoir les projets pilotes, au cours des trois prochaines années de préparations à la stratégie nationale REDD+
Après la validation de sa R-PIN le Cameroun devra bénéficier d’un don de 3.600.000 USD afin de se préparer au futur mécanisme REDD+vivement au finish que l’homme qui est le premier et principal acteur du développement en bénéficie, afin que ce projet atteigne véritablement toute sa dimension participative.





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