Côte d'Ivoire: Les deux camps sont responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité

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Par J.N.B.L. Rédigé le 30/05/2011 (dernière modification le 30/05/2011)

Les forces alliées à l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo comme celles soutenant son successeur Alassane Ouattara ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité pendant les six mois de violences meurtrières qui ont suivi les élections controversées, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié mercredi 25 mai 2011.


Ce document, intitulé "Ils ont regardé sa carte d'identité et l'ont abattu. Retour sur six mois de violences post-électorales en Côte d'Ivoire", qui contient des témoignages choquants de victimes et de témoins de massacres, de viols et de chasses à l'homme, conclut que les forces fidèles aux deux camps ont commis de graves violations du droit international humanitaire.

"Des atteintes aux droits humains sont toujours commises contre des partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo à Abidjan et dans l'ouest du pays", a indiqué Gaëtan Mootoo, chercheur d'Amnesty International spécialiste de l'Afrique de l'Ouest. "Le fait qu'Alassane Ouattara n'ait pas condamné ces actes pourrait être perçu par de nombreux membres de ses forces de sécurité et d'autres éléments armés combattant à leur côté comme un feu vert pour continuer de les perpétrer. Alassane Ouattara doit déclarer publiquement que toutes les violences contre la population civile doivent cesser immédiatement."

Une délégation d'Amnesty International qui a passé plus de deux mois en Côte d'Ivoire a recueilli plus de 100 témoignages de personnes ayant survécu à un massacre le 29 mars 2011 à Duékoué (à environ 500 kilomètres à l'ouest d'Abidjan) et dans des villages voisins.





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