DIJON : Pour François Patriat, la tribune du Conseil régional est une estrade de campagne


Par Gilles Carvoyeur Rédigé le 23/11/2009 (dernière modification le 23/11/2009)

Lors de la séance plénière du Conseil régional du 23 novembre 2009, les élus UMP du Conseil régional de Bourgogne étaient venus parler de l’avenir des territoires bourguignons, du débat d’orientations budgétaires. "Nous avions préparé la séance lors d’une réunion que nous avions tenue la veille" indique Jean-Pierre Soisson, ancien ministre (à sept reprises) député de l'Yonne et Conseiller régional de Bourgogne (il a été également deux fois président de la région dont le deuxième mandat date de 1998 à 2004). Suite au comportement du président socialiste, les élus de droite ont préféré quitter la salle en cas de protestation.


Un dessin caricatural et sanglant du Président de la République.

Comme le Conseil économique et social, les élus UMP souhaitaient soulever plusieurs points qui méritent l'attention : faut-il s’engager dans la rénovation des canaux ? Quel soutien faut-il apporter au pôle nucléaire bourguignon ? Quelle orientation donner aux centres de formation professionnelle pour répondre aux besoins des jeunes à la recherche d’un emploi ? Comment faut-il traiter le niveau de la dette et quelles mesures prendre pour réduire l’endettement de la Région ? Quelle part doit être réservée à la fiscalité ?


Un dessin caricatural et sanglant du Président de la République.

*Le ton de la séance était donné par un tract du parti communiste déposé sur la table des élus, avec l’autorisation du Président de la Région : "réforme de la taxe professionnelle, halte au massacre !" avec un dessin caricatural et sanglant du Président de la République. "Nous condamnons un tel discrédit de la fonction du chef de l’Etat" s'indigne Jean-Pierre Soisson.


Le Président socialiste François Patriat, gagnant la tribune, s’est lancé dans un discours de campagne électorale, sans rapport avec l’ordre du jour : une attaque frontale du Président de la République et du Gouvernement. L’interrompant, Jean-Pierre Soisson lui a posé une question : "Etes-vous président du Conseil régional ou candidat ?" "Les deux" a-t-il répondu, poursuivant son discours.


En signe de protestation, les élus UMP du Conseil régional de Bourgogne ont quitté la salle.

Sarrien, le président du Conseil de la IIIe République qui a succédé à Clémenceau, avait déclaré "quand la borne est franchie, il n’y a plus de limite". Visiblement, aujourd'hui, la borne, aujourd’hui, a été franchie.





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