Guerre médiatique contre les FDLR


Par Lech Walassa Mulondani Rédigé le 05/07/2009 (dernière modification le 05/07/2009)

Dans quatre messages lus sur les ondes de la radio nationale à Kinshasa le 3 juillet 2009, le haut commandement des FARDC demande à la population de deux Kivu de collaborer avec l’armée pour dénicher les bandits qui écument les forets et les villages.


« L’ennemi public numéro un à l’est du pays, ce sont les FDLR. Vous devez vous démarquer sans ambiguïté de ces bandits qui ont tué, violé et pillé chez nous. » dit le message. Aux groupes armés congolais, le haut commandement les enjoint de se rendre dans les centres de regroupement prévus par le programme Amani. « Tous les groupes armés congolais signataires des accords de Goma qui ne se rendront pas dans les centres seront considérés comme des bandits et traités comme tels, » poursuit le communiqué.

Ultimatum aux FDLR

Aux éléments de la rébellion rwandaise, les FARDC leur lancent un dernier appel, un dernier ultimatum avant le début des opérations. « L’armée nationale vous donne la dernière chance de sauver votre vie. A dater de ce jour, vous devez vous rendre soit aux FARDC soit à la Monuc au plus tard le 4 juillet. Faute de vous exécuter, les FARDC vont vous frapper partout où vous vous trouvez. Votre pays, le Rwanda, vous attend et a mis en place un programme DDRR pour votre réinsertion. »
Tout se passe comme si les FDLR étaient des enfants de chœur. Ce sont des combattants aguerris et ils n’ont cessé de déclarer à qui veut bien les écouter qu’ils ne se laisseront pas tué. Au lieu de passer par la radio, les FARDC n’avaient qu’à lancer les opérations. Certes les termes sont durs mais les mots ne feront rien aux combattants dont certains ont participé au génocide rwandais de triste mémoire.

Pression sur les FARDC

Aux soldats FARDC, le communiqué leur rappelle leur devoir de protéger la population et ses biens. Et cela dans la discipline et le respect des droits de l’homme. Tous ces messages ont été signés par le porte-parole des FARDC le colonel Kassonga en séjour à Goma au Nord Kivu.

1500 morts en six mois,selon HRW

Comme on peut le constater, les FARDC subissent une pression pour mettre fin au phénomène FDLR qui endeuille la RD Congo. Pas plus tard que le 2 juillet, l’Ong Human Right Watch a sorti un rapport qui fait état de la multiplication des attaques rebelles. Ce rapport remis au président Kabila indique que 1500 personnes ont été tuées dans ces attaques depuis le mois de janvier 2009. L’association de défense des droits de l’homme attribue ces exactions non seulement aux rebelles rwandais et Ougandais mais aussi aux éléments indisciplinés des FARDC.





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