Irak: Enquête sur la vague d’attentats meurtriers

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Par J.N.B.L. Rédigé le 18/09/2012 (dernière modification le 17/09/2012)

Les attentats qui ont frappé plusieurs villes paraissent coordonnés et semblaient viser des civils irakiens. Des membres des forces de sécurité et des forces armées auraient également été pris pour cibles. Des attentats à la voiture piégée – les plus meurtriers – ont endeuillé plusieurs quartiers majoritairement chiites.


"Les autorités irakiennes doivent de toute urgence ouvrir une enquête approfondie et impartiale sur la vague d’attentats et de fusillades qui a déferlé sur l’Irak dimanche 9 septembre 2012. Elle se serait soldée par au moins 81 morts, pour la plupart des civils, et de très nombreux blessés", a déclaré Amnesty International.

"Cette terrible vague d’attentats témoigne d’un mépris total pour l’humain. Les autorités irakiennes doivent mener des investigations immédiates, approfondies, impartiales et transparentes, en vue de déférer les responsables devant les tribunaux et de les juger dans le cadre d’une procédure respectant les normes internationales les plus strictes en matière d’équité. Rien ne saurait justifier de prendre délibérément pour cibles des civils. Ces actes odieux font preuve d’un mépris total pour les normes internationales relatives aux droits humains et les principes fondamentaux de l’humanité", a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Plusieurs attentats perpétrés dans le sud de l’Irak – notamment dans les villes de Bassora et d’An Nasiriyah, et dans un marché proche du mausolée de l’imam Ali al Sharqi – ont également fait des victimes. Par ailleurs, il semble qu’un attentat commis près de Kirkouk, ville du nord du pays, visait des personnes faisant la queue pour être embauchées dans une usine de pétrole, tandis que deux explosions à Kirkouk même ont fait trois morts et de nombreux blessés.
Personne n’a encore revendiqué la responsabilité de ces attentats.

Ces attentats ont eu lieu alors qu’un tribunal irakien a condamné à mort le vice-président irakien Tareq al Hachemi qui a été reconnu coupable, ainsi que son gendre, Ahmed Qahtan, d’avoir donné l’ordre de tuer un avocat et un responsable chiite des services de sécurité. Tareq al Hachemi, en poste depuis 2005, se trouve aujourd’hui en Turquie. Il nie toutes ces accusations, affirmant qu’elles sont motivées par des considérations politiques.

"La peine de mort est une violation du droit à la vie et le châtiment le plus cruel, dégradant et inhumain qui soit. Cette dernière condamnation s’inscrit dans un retour croissant, et très inquiétant, à la peine capitale en Irak. Nous appelons les autorités irakiennes à commuer immédiatement la sentence prononcée contre Tareq al Hachemi."

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