Jamais l’équipe de France de rugby n’a été aussi insipide que sous la présidence de Bernard Laporte


Par BSL Rédigé le 01/11/2019 (dernière modification le 01/11/2019)

Pour Bernard Laporte, le seul responsable du retour précipité des Bleus sur le sol français après une coupe du monde en demi teinte n'est autre que Sébastien Vahaamahina.


Rappel des faits

Bernard Laporte - Crédit Photo: Corres - Wikipédia

L'équipe de France à la peine sous l'ère Laporte  (3.48 Mo)

Samedi 19 octobre, 09h20, heure française, quart de finale de coupe du monde au Japon entre le XV de France et le Pays de Galles, Sébastien Vahaamahina, le deuxième ligne des Bleus est à la conclusion d’un magnifique essai mettant le quinze de France en orbite.

Trente-cinq minutes plus tard, la mi-temps est sifflée, les Bleus mènent de neuf points sur le score de 19 à 10. Rien n’est fait mais le premier acte a clairement tourné en faveur des français.

Cinq minutes après le retour des vestiaires, Sébastien Vahaamahina écope d’un carton rouge suite à un coup de coude donné dans un regroupement au joueur gallois Aaron Wainwright. Les Bleus sont désormais à quatorze contre quinze. 74 ème minute, soit six minutes avant la fin du match, les gallois inscrivent un essai et passent devant les Bleus. Il reste cinq minutes pour renverser la vapeur, en vain, l’équipe de France est éliminée.
 

Huit ans plus tôt le Pays de Galle s’inclinait 9 à 10 contre les français

Retour en arrière, le 15 octobre 2011, en demi-finale de coupe du monde contre cette même équipe, les gallois avaient eux aussi écopé d’un carton rouge à la 18 ème minute et n’avaient perdu que d’un malheureux point face à une équipe tricolore alors bien décevante. Un carton rouge de chaque côté et un petit point de part et d’autre ont séparé ces deux équipes lors de leurs deux dernières confrontations en coupe du monde et c’est le sport.
Mais à en croire les réseaux sociaux, certains confrères et même le staff de l’équipe de France, là où normalement le rugby se gagne et se perd à quinze, ce dernier match certes cruel pour les supporters a fait naître un sentiment controversé et bien éloigné des vrais valeurs du rugby.
Les valeurs du rugby, terme cher au Président de la Fédération Française de rugby, Bernard Laporte qui a toujours répété à tue-tête sur les plateaux de télé, « le rugby, c’est l’école de la vie ».

Et bien s’il est vrai que le rugby qui se vie au quotidien dans les clubs français offre des valeurs humaines et de solidarité incroyable, (Bernard Laporte le sait bien puisqu’il a été joueur à Gaillac et à Bordeaux-Bègles) visiblement le succès lui a peut-être fait oublier l’essentiel : le rugby est un sport de combat.

Alors oui, le geste de Sébastien Vahaamahina est indéfendable mais il est aussi malheureusement intimement lié au niveau d’agressivité demandé par les avants pour un tel match. Vous êtes-vous rendu compte de l’intensité des plaquages et le nombre de joueurs qui sont restés au sol entre les actions ? Avez-vous vu l’évolution du rugby au cours de ces dix dernières années ? Le rugby est un sport de contact, rugueux, de plus en plus physique et puissant.

Mais le mal était fait et le bouc émissaire de la défaite était tout trouvé au bonheur des médias mais aussi un peu peut-être du staff de cette équipe. Cette défaite cruelle n’est que le juste reflet de cinq années où le coq a perdu de sa majesté. Combien de défaites, d’erreurs de management, de désorganisation dans le jeu avons-nous vécu au cours de nos trente derniers matchs ? On ne saurait les compter.

Lorsque Bernard Laporte indique à nos confrères de vingt minutes que le seul geste de Vahaamahina prive les français d’une demi-finale, c’est aussi vraisemblablement pour rejeter toute responsabilité et celle de son staff dans cette défaite. Hors depuis trois ans et alors que l’équipe de France n’a jamais été aussi mauvaise, c’est bien lui qui est à la tête du vaisseau.
De dire que seul ce fait de jeu a mené notre perte n’est qu’un moyen détourné de ne pas prendre ses responsabilités. Hors, des excuses, le deuxième ligne en a fait dès la fin du match mais le président, lui, s’est-il excusé ?

Les excuses de Vahaamahina et le discours du capitaine après le match






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