L'Opiorphine, la molécule deux en un à la fois antidouleur et antidépresseur


Par Vivianne Costa Rédigé le 16/09/2010 (dernière modification le 16/09/2010)

Les chercheurs de l'Institut Pasteur ont découvert l'Opiorphine qui est un antidouleur ayant les mêmes propriétés que la morphine avec moins d'effets secondaires mais un avantage supplémentaire, considérable et non négligeable, celui d'un antidépresseur, ce qui en fait une molécule "deux en un".


C'est dans l'année 2006 que Catherine Rougeot et son équipe de l'Institut Pasteur-CNRS à Paris, qui avaient découvert sur l'homme, l'Opiorphine qui possède d'étonnantes propriétés et maintenant ils se sont rendus compte des pouvoirs analgésique et antidépresseur chez les rats.

C'est dans le Journal of Physiology and Pharmacology , que deux articles ont été publiés en juin et en août et dans lesquels on peut trouver les résultats de leurs recherches qui démontrent que cette molécule est aussi puissante que la morphine sans toutefois posséder les mêmes effets secondaires mais par contre elle a l'efficacité de l'imipranine qui est un antidépresseur actuellement sur le marché.

En sachant que souvent la douleur et la dépression ne font qu'un, les scientifiques espèrent pouvoir élaborer sur la base de cette molécule, un médicament qui serait efficace et traiterait les deux cas en même temps.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur en collaboration avec l'équipe ETAP du Technopôle de Nancy-Brabois ont démontré in vivo que l'Opiorphine possède un pouvoir analgésique aussi important que celui de la morphine à tout point de vue et pour les même doses, tant pour une douleur thermique et mécaniques que celle qui "lance". Par contre, les effets secondaires, par rapport à ceux de la morphine, sont très réduits, à savoir : pas d'accoutumance, inutile d'augmenter les doses pour obtenir le même effet antidouleur, pas de constipation et une dépendant psychologique très réduite.

Il a été remarqué que chez l'animal la molécule, pour les mêmes doses, se trouve être aussi efficace que l'imipramine qui est utilisé pour le traitement de la dépressions. Aucune réaction secondaire d'hyper-exitation n'a été révélée et de plus n'affecte pas la mémoire à long terme, comme certains médicaments antidépresseurs.

Catherine Rougeot à l'AFP a indiqué que : "dans une perspective d'application thérapeutique, les chercheurs disposent déjà de "deux ou trois dérivés synthétiques stables". Une étape est nécessaire avant de passer aux premiers essais chez l'homme, c'est d'étudié lequel des dérivés est le meilleur pour le développement pré-clinique. Elle a précisé :"La molécule et ses applications (douleur, dépression, bien être relationnel...) sont couvertes par un brevet".







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