L'impact politique de la crise japonaise


Par M.D. Rédigé le 02/04/2011 (dernière modification le 02/04/2011)

Du 20 au 24 juin prochain à Vienne, l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) organisera une conférence internationale sur la sécurité nucléaire pour examiner l'impact politique de la crise à la centrale nucléaire de Fukushima suite au séisme du 11 mars au Japon.


"C'est voir les aspects techniques et comment renforcer la surveillance mondiale des installations nucléaires que je souhaiterais voir la participation des dirigeants politiques", a expliqué Yukiya Amano, le chef de l'agence onusienne, lors d''une conférence de presse au siège de l'AIEA, à Vienne, au cours de laquelle il a annoncé avoir envoyé aux Premiers ministres et aux ministres des Affaires Étrangères des 151 États Membres de l'AIEA, une invitation.

Lundi prochain, la crise nucléaire japonaise sera discutée lors d'une réunion des États membres de la Convention sur la sûreté nucléaire (CNS),et de l'instrument international juridiquement contraignant mis en place après l'accident nucléaire de Tchernobyl il y a 25 ans, dont le secrétariat est assuré par l'AIEA.

La CNS, qui compte plus de 60 Etats parties, aide à promouvoir la sûreté nucléaire, la culture de la sécurité, sa gestion et le partage des connaissances entre les puissances nucléaires et les États désireux de développer cette filière pour leur approvisionnement en énergie.

Devant la presse, Yukiya Amano a poursuivi en expliquant que la conférence de juin fournirait "une évaluation et un examen préliminaires de l'efficacité des normes de sécurité existantes, à la lumière de l'accident de Fukushima". "Cela ne doit pas consister à se tourner uniquement vers le passé, mais aussi à regarder vers l'avenir ", a-t-il précisé.

Questionné sur la crise en cours à Fukushima, le chef de l'AIEA a estimé que la situation restait "très grave", tout en faisant remarquer que les efforts déployés par les Japonais pour y remédier montaient en puissance. "Ils rencontrent des difficultés, comme l'existence d'eau contaminée ou de hauts niveaux de rayonnement, mais il y a eu aussi des progrès. J'espère vraiment que les efforts déployés par les employés conduiront à la stabilisation des réacteurs et de cette situation de crise", a-t-il ajouté.

A proximité de la centrale et à 40km de Fukushima, des taux importants ont également été observés, conduisant l'AIEA à recommander une extension des évacuations de civiles à un rayon de 20 kilomètres.

Toujours selon la presse, la société Tepco gestioonnaire de la centrale, envisagerait aussi de stocker l'eau radioactive dans un tanker au large de Fukushima, en attendant de pouvoir la traiter. Des "bâches spéciales" pour empêcher l'émission de particules radioactives, pourraient être posées au dessus des réacteurs.





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