La Bourse de Commerce de Paris se reconvertit


Par Rédigé le 01/06/2021 (dernière modification le 01/06/2021)

Bien connu dans le Ier arrondissement, cet édifice circulaire surmonté d’une coupole s’est transformé en quelques années en une sorte de temple de l’art contemporain.



Samedi 22 mai, avait lieu une ouverture très attendue, celle de la Bourse de Commerce devenue un écrin pour la collection du grand amateur d’art qu’est François Pinault, et dont on dit qu’elle est une des plus belles du monde.

Au début des années 2000, il avait rêvé de l’installer dans l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, le projet n’aboutit pas et l’homme d’affaires avait finalement décidé d’exposer sa collection à Venise, d’abord au Palazzo Grassi en 2006, puis à la Punta della Dogana en 2009. En 2016, la Ville de Paris lui avait offert ce magnifique bâtiment de la Bourse de ommerce admirablement situé dans le quartier des Halls, à proximité su Louvre, du Centre Pompidou. de l’église Saint-Eustache et naturellement de la Canopée.

On pourra ainsi voir à Paris une partie de ce fabuleux semble.
Le bâtiment originel a été revu principalement par l’architecte japonais Tadao Ando qui a souhaité qu’«un nouvel espace s’emboîte à l’intérieur de l’existant» et Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments historiques. Le mobilier tant extérieur qu’intérieur est dû aux designers bretons Ronan et Erwan Bouroullec. Alix Laveau, et ses restaurateurs habilités par la Direction des musées de France, ont travaillé pendant plusieurs mois sur des échafaudages pour restaurer la fresque historique du XIXe siècle de plus de 1.400m², 10 m de hauteur et 140 m de largeur. Classée par les Monuments historiques, cette immense toile «Panorama du commerce» montre les échanges commerciaux entre les cinq continents. Les visiteurs la verront depuis la passerelle.

Ces travaux ont coûté 160 millions d’euros. La Bourse était une propriété privée et a été rachetée pour 86 millions d'euros par la Ville de Paris, qui en confie alors la gestion à une filiale de la holding familiale Artémis pour un bail emphytéotique de 50 ans signé contre un paiement initial de 15 millions d’euros et un loyer annuel de 60.000€ Pour l’homme d’affaires milliardaire, cinquième fortune de France, ces 3.00 m2 d'espaces d'exposition sont comme «un lieu ouvert aux interventions des artistes, comme à Venise, et qui aura une vocation éducative et pédagogique en faveur des publics les plus divers et surtout de ceux qui sont habituellement éloignés de l'art contemporain".

5 étages, en remontant du studio situé au niveau -2 jusqu'au 3e étage. A partir des 10.000 œuvres de la collection Pinault commencée en 1970 et répartie sur les deux sites vénitiens du Palazzo Grassi et de la Punta della Dogana, on a sélectionné des œuvres de Lavier, Stingel, Sherman, Trouvé ou encore Fisher avec neuf sculptures en cire, dont l’une déjà présentée à la Biennale de Venise 2011, reproduit à l’identique L’Enlèvement des Sabines de Giambologna, sculpture du XVIe siècle et qui se trouve tLoggia des Lanzi, Piazza della Signoria à Florence.

Il y a aussi des espaces de médiation et au troisième étage un restaurant tenu par , Michel et Sébastien Bras, les chefs triplement étoilés de Laguiole Il s’appelle La Halle aux Grains, référence à la première destination d’un édifice dédié au commerce du blé, élevé en 1763 à l’emplacement de l’actuelle Bourse de Commerce. Depuis ce dernier étage on a une vue intérieure originale et une autre sur tout ce quartier historique.





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