La communication, entre concurrence et imitation


Par Amokrane Mohamed Cherif Rédigé le 02/09/2010 (dernière modification le 02/09/2010)

L’entreprise moderne évolue dans un climat tellement concurrentiel, qu’il lui est très difficile de se distinguer, et de se constituer une image bien définie et bien connue par son public. Mais certaines entreprises, semblent "vouloir" exactement le contraire. Pour le vérifier il suffit de voir la similitude de leurs campagnes publicitaires.


Photo (c) P. Bramwell
En effet, si on prend l’exemple de l’événement majeur, que constitue le mois de Ramadhan dans la vie des Algériens, aussi bien sur le plan religieux que commercial, on constate que quelques entreprises emploient, pour démontrer leurs sens de la solidarité, exactement le même procédé* qu’un opérateur de téléphonie mobile, a initié il y a quelques années. Le plus étonnant c’est que parmi ses entreprises figure un concurrent direct !

Le phénomène de perpétuation des méthodes de travail à travers des décennies, s’explique en grande partie par l’incompétence des chefs d’entreprise, qui redoutant de subir des échecs qui mettent en évidence leurs insuffisances, ils préfèrent donc se contenter de ce qui c’est toujours fait, du coup ils ne seront jamais "blâmés" pour avoir innover.

Un autre phénomène contribue à cette absence d’innovation, il s’agit du système de recrutement, qui dans des pays sous-développés, fait de l’expérience le principal critère de sélection, un critère dont les vertus ne sont pas contestables, mais quand il s’agit de pays où la plupart des entreprises n’ont jamais produit de savoir-faire digne de ce nom, l’expérience devient alors un handicap et un vecteur de mauvaises habitudes. Cela abouti à la généralisation des comportements négatifs dans un environnement où tout changement devient menaçant.

L’image de l’entreprise ne peut se construire que par une innovation qui conduit à une distinction par rapport à la concurrence, et en l’absence de cette distinction, l’image perçue par le public sera plus collective (pour un ensemble d’entreprises) qu’individuelle.

* qui consiste à réserver un pourcentage des revenus aux œuvres de charité





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