La peur et le doute : des sentiments qui limitent. Que faire ?


Par Michel Poulaert Rédigé le 15/01/2009 (dernière modification le 15/01/2009)

« Nos doutes sont des traîtres et nous privent de ce que nous pourrions souvent gagner de bon parce que nous avons peur d’essayer. »

William Shakespeare


Il nous est tous arrivé de rater un examen, une œuvre d’art, une relation amoureuse ou notre entreprise a essuyé un dépôt de bilan,… Ces expériences, souvent vécues comme des échecs, mettent celui qui le vit dans un état interne négatif qui influencera le reste de ses décisions et de ses actions.

Les « gagnants » sont des gens qui ne voient que des résultats de leurs actions. Ils ne croient pas en l’échec.

De chaque expérience, on en tire une nouvelle leçon, un nouveau chemin neuronal s’est formé dans le cerveau et nous fait grandir dans la mesure où nous la voyons comme une expérience grandissante et non paralysante.

Pas convaincu ?

Posez-vous alors la question : Quel avantage possédez-vous aujourd’hui par rapport à hier ?

De l’expérience !

Vous avez peur de l’échec ?

Qu’est ce que cela vous dit d’apprendre à ne plus échouer ?

Avant de concrétiser l’invention de l’ampoule électrique, Edison avait essuyé 9999 échecs ! Quelqu’un lui demanda alors ironiquement : « Envisagez-vous un dix millième échec ? » sur quoi il répondit : « Je n’ai jamais échoué, j’ai seulement découvert 9999 raisons de ne pas inventer l’ampoule électrique ! ».

L’attitude face à l’échec fait toute la différence. C’est un résultat comme un autre. Un résultat !

Qui serait assez fou qu’après avoir fait une chute resterait bloqué au sol sous prétexte qu’il a peur de tomber à nouveau ?
Que faisons-nous par automatisme ?
Nous nous levons bien entendu.
Et quand bien même nous avons chuté 10 fois sur la même route, qui resterait encore couché à terre sans se relever ?

On peut accuser l’état de la route et pester indéfiniment que c’est la faute aux mauvais entretiens de la municipalité. Et puis retomber encore et encore et à nouveau chercher la faute ailleurs, externe à soi-même. Cela peut immobiliser certaines personnes qui ne sortiront peut-être plus parce qu’ils ont généré une nouvelle peur. L’expérience est alors paralysante.

La route, vous ne pourrez pas la changer, mais votre attitude oui !
Au mieux, on se relève et on se met à réfléchir. On peut envisager une nouvelle façon de marcher, avec plus de prudence, avec d’autres souliers peut-être, ou alors penser à marcher moins vite ou en levant plus haut les pieds, ou encore penser à prendre une autre route : on fait alors preuve de créativité pour sortir de ce marasme négatif.

Croire en l’échec et se concentrer dessus contribue à un auto sabotage de notre vie.

Lorsque j’habitais près de Rotterdam, il y a plusieurs années de cela, j’ai été une courte période chauffeur de taxi. La situation économique de l’époque ne me donnait pas le choix. Elle me frustrait et blessé dans mon orgueil je pensais : « moi dans un taxi alors que j’ai des diplômes et aptitudes… ». J’avais des a priori et ma vision était nourrie de différents clichés. Cela me mettait dans un état interne négatif et je ne voyais que ce qui me frustrait… J’ai alors choisi de profiter de l’instant présent et de découvrir tous les avantages qui se présentaient devant moi au travers de ce métier. Je voulais en faire une force. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à y prendre du plaisir : je rencontrais des gens différents et intéressants tous les jours. Cela m’a permis de découvrir le fonctionnement du plus grand port du monde et c’est devenu réellement fascinant. Je suis allé à bord des plus grandes super structures flottantes du monde ! Je commençais à réaliser que ce n’était pas donné à tout le monde. Je suis allé à bord de la plus grande grue flottante du monde, capable de soulever 7000 tonnes par grue ! Une vraie ville flottante riche de 700 personnes. Quel privilège : les plus grands super tankers et porte containers du monde, ces fameux navires de près de 400 mètres de long sur 70 mètres de large, j’y suis allé à bord ! Des navires de plus de 400.000 tonnes ! Imaginez-vous l’inertie de ces navires qui entrent dans le port à la vitesse d’un escargot ! Ces bateaux ont besoin d'une dizaine de kilomètres pour s’arrêter !

Tiens, parlons-en de cette inertie, elle va illustrer le sujet :
Lorsqu’un navire de cette taille vire et que le commandant redresse la barre, lourd de plusieurs centaines de tonnes, le navire continue à virer, même si le gouvernail est droit !
Il doit alors contre virer à l’opposé pour corriger la trajectoire. Parfois il doit enclencher les propulseurs d’étrave, à l’avant, et corriger sans cesse gauche-droite jusqu’à ce que le navire aille tout droit. Et cela plusieurs fois jusqu’à ce que le bâtiment se stabilise dans la bonne trajectoire.

Tous ces écarts (de parcours) peuvent être considérés comme des erreurs de pilotage par celui qui ne comprend pas ce processus d’équilibre et d’actions-réactions. Lui, il ne voit que les manœuvres qui semblent chaotiques et désordonnées.
Mais il peut aussi décider de comprendre et d’ouvrir son esprit à une autre éventualité bien réelle : ces tentatives de correction de trajectoire n’ont qu’un seul but : stabiliser la structure flottante jusqu’à y arriver. Nouvelle métaphore à méditer.

Avec une telle vision, c’est l’attitude qui devient positive !

Croire en l’échec est un moyen de s’empoisonner l’esprit ! Nous accumulons des pensées négatives qui auront inévitablement des répercussions sur notre vision de la vie, notre état émotionnel et sur notre corps ! La peur de l’échec est l’un des plus grands freins de la progression personnelle !

Il n’y a pas d’échecs, juste des résultats !

Que feriez-vous si vous étiez sûr de ne pas échouer ?

Cette question toute simple vous met d’emblée dans un nouvel état qui vous poussera vers de nouvelles réflexions et stimulera votre créativité !
Tentez l’expérience, prenez un exemple concret que vous vivez en ce moment et envisagez-le différemment, abordez-le différemment par cette simple question ! Vous verrez, inévitablement vous aurez de nouvelles réponses, mais cette fois, motivantes et enthousiasmantes ! Et en bonus, vous verrez que vos réponses seront justes aussi !

Considérez que l’échec n’existe pas, cela aura des répercutions sur vos appréhensions qui disparaîtront et le doute fera place à l’assurance dont nous avons tous besoin pour passer à l’action !
Ce processus est un apprentissage !

Nous vivons dans une société fixée sur les modèles « échec-performances » et la plupart d’entre-nous sont le fruit de cette image tellement négative !

Vous pouvez apprendre à désapprendre cette croyance limitante et frustrante. Et vivre de nouvelles expériences. Ces résultats seront vos apprentissages, certains ne devront pas se répéter. Ce n’étaient pas des échecs, la preuve, vous avez grandi en sagesse. Et ce qui fait grandir est positif !

Réveillez en vous de nouvelles énergies en conditionnant votre esprit à vivre les échecs différemment : ils n’existent pas, ce sont des résultats et seulement des résultats avec lesquels nous pouvons tous avancer.

Repensez à Edison et son ampoule électrique, son attitude est inspirante et motivante.

Vous pouvez changer votre vie en modifiant vos perceptions !

Je vous souhaite une belle journée optimiste et positive.





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