Libye: Sanctions pour mettre fin aux crimes de guerre à Benghazi

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Par J.N.B.L. Rédigé le 06/02/2015 (dernière modification le 05/02/2015)

Des sanctions ciblées imposées par les Nations unies, et l'établissement des responsabilités de chaque camp, notamment par l'intermédiaire de la Cour pénale internationale (CPI), sont requises de toute urgence afin de mettre un terme aux nombreux enlèvements, actes de torture, exécutions sommaires et autres violations attribués aux forces rivales en Libye et constituant dans certains cas des crimes de guerre, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique mercredi 28 janvier.


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Ce document, intitulé "Benghazi's descent into chaos: abductions, summary killings and other abuses", met en relief une série de graves violations perpétrées depuis mai 2014 par des combattants du Conseil consultatif des révolutionnaires de Benghazi - une coalition de milices islamistes et de groupes armés - et des forces loyales à l'opération Dignité du général Khalifa Haftar.

"Ces derniers mois, tandis que les attaques en représailles entre forces rivales n'ont cessé de s'intensifier, Benghazi a peu à peu sombré dans le chaos et l'anarchie. La ville a été déchirée par l'explosion des violences perpétrées par les groupes rivaux et leurs partisans en quête de vengeance. Si la communauté internationale ne se décide pas à enquêter sur les crimes de guerre et à amener les responsables présumés à rendre des comptes, il est probable que les violations et les souffrances des victimes empireront. Il faut mettre fin à ce climat d'impunité, qui est aggravé par le non-respect de la loi", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

Amnesty International demande au Conseil de sécurité des Nations unies de prendre des sanctions ciblées, notamment l'interdiction de voyager et le gel d'avoirs, contre les personnes impliquées dans des atteintes aux droits humains ou au droit international humanitaire, conformément à la résolution 2174 adoptée en août 2014.

L'organisation exhorte par ailleurs la CPI, qui est compétente pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité perpétrés en Libye, à élargir ses enquêtes afin qu'elles portent sur les crimes de guerre et crimes de droit international commis par l'ensemble des groupes armés et milices depuis février 2011. Pour l'instant, la CPI n'a enquêté que sur des crimes commis pendant le soulèvement et le conflit armé de 2011.







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