Ma pierre d'achoppement, mes malheurs, je ne m'en sors pas...


Par Michel Poulaert Rédigé le 06/01/2009 (dernière modification le 06/01/2009)

« Nous pouvons jeter des pierres, nous plaindre d’elles, trébucher dessus, les escalader, ou les utiliser pour construire. »

William Arthur Ward


En cette période propice aux changements, cette citation devrait particulièrement bien raisonner aux oreilles et au cœur.

Voici l’un des principes de base de la réussite ou survie émotionnelle face aux épreuves de la vie. La manière dont nous les considérons fait toute la différence !
Voyons-nous la pierre qui nous fait tomber et qui nous brise les orteils ou la pierre que nous pouvons prendre pour édifier une construction ?

Le propre de l’homme tente à chercher la facilité : c’est toujours plus facile de se plaindre que de faire preuve de créativité pour transformer ce qui agace en force constructrice. Et puis, cela nous semble donner de la consistance à nos discours… Du moins, c’est ce que certains éprouvent… Ce n’est pas mon avis.

Les problèmes ne sont pas la cause de nos humeurs et nos états. Oui, vous lisez bien !
Ce sont nos perceptions de ces problèmes qui alimentent nos humeurs ! Notre façon de les voir, de les vivre, de les amplifier, de se plaindre… Bien entendu, notre perception est liée à l’état d’âme dans lequel nous nous trouvons. Si nous sommes dans une période émotionnelle « creuse », il est clair qu’une épreuve supplémentaire n’est pas aidante.

Et pourtant…

Tout ceci est une question d’attitude face aux épreuves.

L’attitude que nous pratiquons et que nous avons adoptée s’est construite année par année, expérience après expérience. Progressivement jusqu’à devenir une habitude inconsciente, faire partie de notre caractère.

Vivons-nous les « problèmes » comme des pierres d’achoppements et éléments destructeurs ou comme des défis de vie à surmonter ?
Tout est dans la perception et dans l’attitude qui est cette perception.

Notre société est orientée en « résolutions problèmes » et nous lui ressemblons trop facilement. Elle se contente de médiocrité et de facilité (je ne parle pas du monde de l’entreprise). Cette approche laisse des traces sur chaque individu. Elle sabote notre perception de la vie. Elle attire notre regard sur ce qui détruit et non pas sur ce qui construit. Sans parler des stéréotypes qu’elle entretien, qui, eux aussi, vont déformer le prisme de nos émotions.

En fait, il n’y a que des solutions !
En faisant preuve de créativité, vous verrez que c’est vrai !
Mais il faut faire preuve de créativité : ça demande de l’effort…

Cette attitude positive n’est pas impossible à s’approprier. Cela peut demander du temps, mais surtout de l’entraînement mental et émotionnel. Comme toutes les choses que nous avons apprises dans notre vie, elles sont le résultat de répétitions. Le cerveau crée à chaque nouvelle expérience un réseau neuronal qui deviendra de plus en plus large et remplacera l’ancien modèle dévastateur.

Le cerveau crée donc un nouveau petit sentier neuronal : nous nous en souviendrons à chaque fois que nous la revivrons. Au plus cette expérience est réitérée, au plus large se fait le sentier qui deviendra alors successivement un chemin, pour devenir une route et peut-être même une « autoroute neuronale » : arrivé à ce stade, c’est devenu une habitude, un automatisme ! Cette route peut devenir tellement large, qu’elle fera oublier l’ancienne qui nous rendait si dépressifs ou qui décourageait.

Tiens, parlons-en du découragement !

C’est l’une des plus graves contraintes émotionnelles qui existent : elles contribuent à ce qu’on appelle l’auto-sabotage de nos projets, de nos besoins, de notre vision. Le découragement tue l’espoir et la foi ! C’est une maladie émotionnelle.
C’est pour cette raison que vous devez entretenir votre vision de votre (vos) objectif(s).
Si vous ne le(s) visualisez pas, si vous n’y croyez pas, ils disparaîtront progressivement pour faire place à la défaite, la déception, la honte, le découragement et une mauvaise estime de soi. Il se peut même que cela vienne confirmer que vous n’êtes finalement qu’incapable…
Rien de bon pour l’âme donc. Ici encore, tout est une question de perception et d’attitude !

Rester positif est une chose, croire en soi en est une autre, mais entretenir sa vision est probablement le plus difficile.

Comment alors créer une nouvelle habitude ?
Comment apprendre à désapprendre nos anciens modèles de pensées qui nous limitent et nous auto-sabotent ?

En créant cette fameuse autoroute neuronale.

Ecrivez vos objectifs, toujours ! Mettez cette liste en évidence quelque part où vous allez le voir au moins une fois par jour (sur le frigo, dans votre chambre à coucher, dans la salle de bains, n’importe où).

Vous pouvez vraiment changer vos anciennes habitudes et même vos croyances limitantes et sabotantes en les remplaçant par de nouvelles : lisez votre objectif tous les jours et soyez convaincus que c’est bien ce que vous désirez. Faites-vous la réflexion positive que vous allez tout mettre en œuvre pour y arriver parce que vous avez visualisé ce changement dans votre esprit !

Si ce n’est pas le cas, faites-le. Sans cela, ce sentier neuronal restera une piste qui risque d’être envahit par des mauvaises herbes et passer aux oubliettes. Si vous n’êtes pas convaincu que votre objectif est réalisable, il est alors encore temps de le revoir et de le réévaluer ! Vous devez absolument vous imaginer le réaliser et le vivre ! C’est ce qui va alimenter votre foi !

La répétition incessante engendrera de nouvelles habitudes qui deviendront de nouveaux automatismes ! Le cerveau est beaucoup plus flexible que vous ne vous l’imaginez ! Les neurologues et psychologues comportementalistes en sont de plus en plus convaincus !

Si la route vous paraît encore trop rude, n’hésitez pas à en parler à un professionnel !

Vous pouvez y arriver ! Personne ne naît avec une prédisposition à l’échec ! Cette pensée a été créée par d’autres ou des expériences limitantes qui ont créé un ancrage négatif en vous !
Vous avez le pouvoir de changer cet ancrage !

Tout le monde a le potentiel de réussite en lui !

Je vous souhaite une belle journée optimiste et constructive !





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