Madické Niang, le dissident


Par Rédigé le 12/02/2019 (dernière modification le 11/02/2019)

Né à Saint-Louis le 25 septembre 1953, Madické Niang est un avocat et un homme politique sénégalais. L’avocat proche de la cité Sainte Mouride de Touba a occupé le fauteuil ministériel de la Justice dans plusieurs gouvernements avec l’arrivée au pouvoir de son client Abdoulaye Wade.


Le portrait du candidat

Madické Niang, candidat de la coalition Madické 2019 (c) Foreign and Commonwealth Office of Britain

Portrait Madické Niang  (730.84 Ko)

Ensuite, entre le 1er octobre 2009 et le 3 avril 2012, il fut ministre des Affaires étrangères sénégalais du régime de l’ex président Abdoulaye Wade.

L’avocat a défendu, entre autres, les intérêts de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS) et l’éternel opposant politique Abdoulaye Wade dans l’affaire de l’assassinat de Maître Babacar Sèye dans laquelle son client est cité.

L’ancien élève du lycée Charles de Gaulle de St-Louis était inscrit en droit à l’Université de Dakar. Exclut de l’UCAD à cause des grèves, Madické Niang se rend à Abidjan pour terminer ses études universitaires. Il retourne au bercail avec ses diplômes de droit et s’inscrit au barreau de Dakar.

Avec la candidature rejetée de Karim Wade, fils de l’ancien président, Madické a finalement annoncé sa candidature pour la présidentielle de février 2019. Une manière pour lui de représenter et éviter l’implosion de sa formation politique, le PDS.

L’actuel député à l’Assemblée nationale sénégalaise a pu passer à l’étape de vérification des parrainages du conseil constitutionnel pour être candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019.


Projet de société du candidat

L’ancien avocat d’Abdoulaye Wade compte mettre fin aux nouvelles habitudes des présidents sénégalais, Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall. Pour l’ex-chef de la diplomatie sénégalaise, "la fonction de président de la République ne sera plus compatible avec celle de chef de parti politique". 

De même, Madické Niang promet de réformer "la justice en général et le Conseil supérieur de la Magistrature en particulier afin de leur conférer une indépendance effective. Dans ce cadre, le Conseil supérieur de la Magistrature ne sera plus présidé par le chef de l'État et le ministre de la Justice ne sera plus membre actif d'un parti politique. Le Conseil supérieur de la Cour des comptes verra son indépendance renforcée dans les même conditions que le Conseil supérieur de la Magistrature", a-t-il promis. 

Cependant, l’ancien compagnon d’Aboudoulaye Wade compte rattacher "les organes de lutte contre la corruption et infractions à la Primature avec obligation de rendre compte directement aux Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire".

Madické Niang veut, entre autres, "réduire sensiblement le coût de la vie, renégocier les contrats pétroliers et gaziers, faire un état des lieux de la Couverture Maladie dite Universelle et remédier à son impact négatif sur la situation financière des mutuelles de santé et des hôpitaux".

Sur le plan éducatif, le candidat de la coalition Madické 2019 va proposer au "gouvernement français l'ouverture de négociations sur les droits d'inscription des étudiants sénégalais".

Me Madické Niang créera un ministère de souveraineté chargé des affaires religieuses pour prendre en charge les préoccupations de tous les cultes.







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