Nigeria: Les femmes et jeunes filles secourues

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Par J.N.B.L. Rédigé le 14/05/2015 (dernière modification le 13/05/2015)

L’information selon laquelle près de 300 femmes et jeunes filles ont été "sauvées" des griffes de Boko Haram par l’armée nigériane est encourageante, mais il ne s’agit que d’une modeste victoire concernant la sécurité des milliers de femmes et jeunes filles enlevées par le groupe armée depuis 2014, a déclaré Amnesty International.


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L’organisation demande par ailleurs aux autorités de garantir que le traumatisme qu'ont subi ces personnes ne soit pas exacerbé par des contrôles de sécurité prolongés en détention.

"Cet événement est une bonne raison de se réjouir et sans aucun doute un immense soulagement pour les femmes et jeunes filles concernées, et leurs proches. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg ; des milliers d’autres femmes, filles, hommes et garçons ont été enlevés par Boko Haram", a déclaré Netsanet Belay, directeur des recherches et du travail de plaidoyer pour l’Afrique à Amnesty International.

Selon un rapport récent d’Amnesty International, plus de 2 000 femmes et jeunes filles ont été enlevées par Boko Haram. S’appuyant sur des entretiens avec des personnes qui se sont échappées, le rapport révèle que des civils ont été exécutés, torturés, violés et forcés à se marier dans les camps et villes contrôlés par Boko Haram.

Depuis février 2015, les forces armées nigérianes, avec l’assistance du Cameroun, du Tchad et du Niger, ont forcé Boko Haram à se retirer des villes importantes sous son contrôle. Des centaines de civils ont pu retourner dans des zones de nouveau contrôlées par le gouvernement après ces attaques.

Le conflit n’est cependant pas terminé et Boko Haram reste en mesure d’attaquer et de tuer des civils. L’armée nigériane s’est en outre rendue coupable de crimes de droit international et de violations des droits humains durant le conflit, notamment d’exécutions extrajudiciaires, d’homicides en détention, d’actes de torture, de détentions illégales et d’arrestations arbitraires. Amnesty International a exhorté à de nombreuses reprises le gouvernement nigérian à enquêter de manière indépendante sur les deux parties au conflit et leurs crimes de droit international présumés.







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