"Rêves de Coop": quand la jeunesse se met au vert


Par Rédigé le 07/02/2017 (dernière modification le 06/02/2017)

C’est dans un climat de confiance et de convivialité que se déroulait le quatrième marché coopératif et solidaire, le 31 janvier 2017, sur le campus de Grenoble. Initié par un collectif d’étudiants, ce marché alternatif propose des produits locaux et biologiques, à moindre prix.


Marché "Rêves de Coop". Photo (c) Anaïs Mariotti

Rêves de Coop.mp3  (1.08 Mo)

Produire une alimentation de qualité accessible à tous et offrir des alternatives à la grande distribution, voilà ce à quoi aspirent les jeunes bénévoles de la coopérative "Rêves de Coop".

Sur le petit marché bondé de monde, les étudiants proposent des légumes de saisons, des fromages, du miel et confitures issus de l’agriculture locale. Les noms des agriculteurs, le label bio, ainsi que la distance parcourue par les produits sont étiquetés sur les cagettes.

Le commerce de proximité présente de nombreux avantages, tant économiques, qu'écologiques. En supprimant les intermédiaires entre le producteur et le consommateur, il permet de dynamiser l’économie locale. Les circuits d’approvisionnements courts permettent également de limiter l’empreinte carbone lié au transport. Soucieux de pouvoir choisir leur alimentation, les jeunes ont aussi conscience de l’impact souvent néfaste des produits industrialisés sur la santé.

À travers ce commerce, les étudiants encouragent la proximité et la solidarité. Pour Valentin Michel, un jeune artisan savonnier, les courses ne devraient plus être une corvée, mais un moment de convivialité: "les hypermarchés proposent des produits chers, sur emballés, et ne favorisent pas le contact humain". La conception de savons, shampoings, et produits ménagers solides "made in Home" permet à Valentin de financer une partie de ses études, et encourage la démarche du Do it Yourself".

Ces prises de conscience citoyennes soulèvent des problématiques plus larges. Théo, un bénévole de l’association, défend l'idée que les denrées alimentaires sont des ressources naturelles qui "devraient être des biens communs", leur commercialisation ne devrait pas donc reposer sur la spéculation. Le monopole du marché de l'alimentation par les multinationales entraîne des phénomènes de surproduction, de pollution, et une répartition inégale des ressources à travers le monde.

Ces initiatives ne disposent que d’une très faible résonance médiatique, la population civile se place pourtant au cœur de la transition énergétique. En optant pour un mode de vie plus sain et plus modeste, les citoyens s’émancipent progressivement de la consommation frénétique, responsable du désastre environnemental du XXe siècle.


Interviews des bénévoles du collectif "Rêves de Coop"






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