TRIBUNE - L’Algérie clouée entre deux loups

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Par Omar Chaalal Rédigé le 05/05/2014 (dernière modification le 05/05/2014)

Je commence mon texte par les paroles du Dr. Wayne Dyer, auteur du livre "Le pouvoir de l’intention": "Il y a deux loups qui hurlent à l’intérieur de moi. Le premier est rempli de colère, de haine, de rancune et essentiellement de vengeance. Le second est rempli d’amour, de bonté, de compassion et de sérénité. Lequel des deux gagnera selon toi"?


L’intérieur de moi c’est l’Algérie. Je suis convaincu que l’Algérie de demain appartient au second loup. Je demande aux jeunes de combattre le premier loup en lui barrant la route qui mène au pouvoir.

Les jeunes Algériens ont toujours pensé qu’ils sont faits pour voir leur avenir fleurir, pourvu que leurs gouvernants sachent les comprendre, les diriger avec sincérité en leur pavant la voie vers leur futur d’honneur, de dignité et de respect. Sous le même angle de réflexion, tous les Algériens sont d’accord sur le fait que leurs enfants sont avides du culte des vertus fondamentales: la franchise, la dignité, la fierté, la pureté, le respect de soi-même et des autres, l'amour du travail. En revanche nos enfants savent que le culte de la personnalité n’est pas un héritage de notre guerre de libération. Nos pères ont lutté pour nous guérir de cette maladie incurable. Dans leurs esprits la liberté était indivisible. Ils nous ont appris que celui qui accepte le statut de moitié-libre vivra la moitié de sa vie en esclave. Nos pères étaient sincères quand ils nous disaient "l'effet est contenu dans sa cause". Ils nous ont enseigné que les courbettes sont des signes de soumission. Notre éducation n’accepte pas le statut de moitié-libre. Ce statut n’est pas algérien puisque l’idéal de nos pères était la liberté. Hélas! L’idéal de nos martyrs qui animait jadis les plus dévoués parmi nous est tombé à l’eau. Cet idéal est aujourd’hui remplacé par les calculs égoïstes et l’esclavage au service des clans.

Les gens du café maure d’une dachra non loin du mausolée du saint Cheikh Al Haddad dans la région de Bejaïa pensent que la baraka des marabouts dirige le pays et Dieu le protège. Dans cette dachra le mois d’avril est synonyme de printemps. Cette année, avril dans cette dachra est très froid et les présidentielles n’arrivent pas à le réchauffer. Les sages de la dachra préfèrent l’automne avec ses figues et ses raisins. Ils pensent que les figues et les raisins murissent loin des mensonges politiques. Malgré son beau discours, éloquemment adapté aux circonstances, Sellal ne se gêne plus de démolir nos principes révolutionnaires non loin du mausolée du saint Cheikh Al Haddad. Sellal oublie que Cheikh Al Haddad est mort pour notre liberté. Sellal ne respecte plus la déontologie politique et le devoir humain. Seuls ceux qui servent étroitement son intérêt et font les courbettes prévalent dans son esprit. Le patriotisme des temps difficiles et le nationalisme de bonne croyance sont exclus ou éliminés. Je pense que la patience de la dachra tend vers sa fin avant le murissement des figues et des raisins. L’appel aux saints est inutile quand les marabouts qui surveillent ce lieu lèveront leur baraka. Les sages ont appris par cœur le discours démagogiques des politicards de fortune. Une fortune sans limite et sans barrières. Entre les figues et les raisins certains chefs de partis se cachent pour dire non au quatrième mandat. Quand les vendanges et la cueillette des figues arrivent trop tôt, la reine Brezina d’Aflou n’est plus capable d’écouter Sellal. A ce moment bien précis, Sellal cherchera une autre Brezina parmi les femmes qui courent les rues d’Alger pour le secourir.

Dans ce mois de printemps, les Algériens de bonne souche dans la dachra chantent à haute voix les paroles du fleuriste de Blida "Naitre au printemps dans un champ de fleurs n'est pas un choix politique donné par les urnes mais un mode de vie dans la dignité pour nos enfants". En contraste, en ce même printemps, les Algériens démocrates et les libres pleurent quand ils entendent les paroles insensées de Sellal. Ils pensent tout simplement que Bouteflika est plus grand que la tête de Sellal. Ils sont convaincus que Sellal a perdu la raison. Sellal dit n’importe quoi. Il veut transformer la république en royaume. Un royaume à l’image de nos voisins. Un royaume construit sur la corruption, la drogue et la prostitution. Un royaume où tout est permis sauf la justice et l’éducation. Sellal dit "Adieu la République algérienne!" Il veut mettre fin à la république quand il crie à haute voix "Bouteflika est notre roi! Bouteflika est un ange!" Heureusement que personne ne prend au sérieux les paroles de Sellal.

Pour les jeunes de la dachra la politique est un peu comme une partie d’échecs. Il faut prévoir tous les coups possibles de l’adversaire et préparer une réplique pour chaque coup, afin de ne pas être pris au dépourvu. La contrattaque est simple puisque nos pères ont donné leurs vies pour la république. Bouteflika n’acceptera jamais le titre de roi. Il refuse catégoriquement de porter la couronne fabriquée par Sellal. Cette couronne à vent va contre les principes révolutionnaires du président Bouteflika. En plus simple, les paroles de Sellal donnent une mauvaise image au président Bouteflika avec une couronne controuvée. Aussi volumineuse que soit la tête de Sellal, elle ne peut pas contenir les idées logées dans la tête de Bouteflika. Pour cette raison, la petite tête de Bouteflika refuse la couronne de Sellal. Les Algériens connaissent Bouteflika. Ils n’ont pas besoin des commentaires de Sellal pour soutenir les idées de Bouteflika. La majorité des Algériens pense que les délires de Sellal nuisent à la personne de Bouteflika. Les Algériens sont choqués par les déclarations irréfléchies de Sellal devant les femmes algériennes. Les manières de Sellal nous font penser à Hind Bad. Hind Bad voulait jouer le rôle du Sind Bad dans le royaume des mille et une nuits de Bagdad.


Les élections présidentielles en Algérie se sont déroulées le 17-04-2014 en plein printemps. Que Dieu protège notre cher pays des dépassements politiques qui peuvent mener notre pays à la dérive durant ce quatrième mois de l’année. Dans ce quatrième mois de l’année Sellal nomme Bouteflika roi sur la terre des martyrs avant même la date officielle de déroulement des présidentielles. Le mois d’avril et le chiffre 4 ont attiré mon attention quand j’ai écouté les délires de Sellal.

Écoutez je vous raconte. Au Moyen Orient, le chiffre 4 est très mal vu. Il a un sens de discorde et de division chez les Israélites. Les Israélites furent divisés en quatre groupes lorsqu’ils arrivèrent à la mer Rouge. Le premier groupe était pour la solution "Jetons-nous à la mer". Le deuxième groupe était pour la solution "Retournons en Égypte". Le troisième groupe criait "Combattons". Le dernier groupe disait "Élevons la voix contre eux". Selon les écrits de la bibliothèque de Qumrân les quatre groupes ne sont jamais mis d’accord sur leur futur. Le destin a voulu que Dieu intervienne pour noyer le dictateur et sauver les Israélites. Les gens qui sont contre le quatrième mandat sont peut être influencés par la culture orientale. Ils ont peur ou sont prudents de se prononcer pour un quatrième mandat quand ils entendent Sellal renarder la république. Ils pensent que le quatrième mandat va diviser les Algériens en quatre groupes à la manière israélite quand ils entendent Sellal parler de sa nanotechnologie politique et de son image du football dans le jeu politique algérien. Le ballon politique est trop gonflé par les mensonges. Il finira par éclater un jour sans causer un grand dommage à la République algérienne. Tous les Algériens pensent que Sellal parle de ce qu’il ne connait pas. Il croit que la nanotechnologie peut l’aider à mieux lire les aventures dans son royaume imaginaire. Les gens de Barakat demande à Sellal d’acheter plutôt de bonnes lunettes! La nanotechnologie n’est pas une technique que l’on emploie pour effectuer un travail sur soi-même. C’est très difficile. Un spécialiste dans nanotechnologie doit guider Sellal pour trouver une issue de secours. Sellal prononce des mots qui constituent la matière première de ce qu’il ne connait pas. A Boumerdès Sellal disait "l'Algérie avait raté le numérique donc elle doit s'accrocher à la nanotechnologie". Encore une blague… Je me demande comment comprendre la nanotechnologie quand la base numérique est ratée? J’informe monsieur Sellal que le projet nanotechnologique a déjà presque 50 ans. Il a été esquissé par le prix Nobel de physique Richard Feynman en 1959, théorisé par le Japonais Norio Taniguchi en 1974 et popularisé par le scientifique-militant Eric Drexler en 1980. Je continue par une anecdote pour faire plaisir à Sellal "A l'échelle des nanoparticules les sérieux observent et travaillent sur la matière à l'échelle du nanomètre (milliardième de mètre) dans presque tous les domaines de l'activité humaine. Chez nous les ratés du numérique n’ont jamais détecté ou même observé les défauts de l’autoroute à l’échelle du kilomètre!".

Les Algériens qui ont connu Bouteflika pensent de lui que du bien. Ils lui souhaitent une bonne santé et une longue vie. Ils reconnaissent qu’il a du talon. Il peut accomplir ce travail, puisqu’il n’est pas mort. Ils pensent aussi que Sellal ne peut pas l’accomplir à sa place. La contrattaque de Barakat nous laisse entendre que les jeunes Algériens n’accepteront pas de vivre dans le royaume absurde de Sellal. Les supporteurs de la cause Barakat le disaient clairement "Si le rêve de Sellal se réalise, le 18 avril tous les jeunes républicains lutteront pour détruire le royaume erroné de Sellal".

Je continue, au Japon, en Chine et plus généralement en Asie, une superstition plane autour du chiffre 4. Selon les traditions, celui-ci porterait grand malheur. Dans ces pays, le chiffre 4 est si mal vu qu'il est évité dans de nombreux contextes. Par exemple, il n'existe pas de quatrième étage dans les hôpitaux ou les immeubles. En langue chinoise, le chiffre 4 correspond à 四 ou plus formellement 肆 (sì, en mandarin, shi ou yon en japonais). Or, dans ces deux langues, si / shi correspond également à la prononciation du mot "mort" et "mourir". De ce fait, les Chinois et les Japonais voient en ce chiffre un signe funeste. En Extrême-Orient, le nombre 4 évoque le chaos et le mécontentement. Dans cette partie du monde, les bâtiments ayant plus de 4 étages ne comportent pas de 4e étage. Cet étage est souvent évité ou remplacé par 3A ou 3B. Ainsi, dans les ascenseurs en Asie de l'Est, il n'existe pas de bouton reliant directement ledit 4e étage. Cette superstition collective s'étend même jusqu'aux nombres dérivés: 14, 24, 43, 44, 404. Les élections présidentielles se sont déroulées en 2014. L’année 2014 peut être vue comme une combinaison de 20 et 14. Le nombre 14 comme le nombre 43 est compris dans la série des malheurs. Le nombre 14 est considéré pour être un des nombres les plus malchanceux dans la culture chinoise. Il est bon de noter qu’au Japon, dans le service maternité des hôpitaux il n’y a pas de chambre 43 car ça se prononce "Shisan" (mort à la naissance). Le nombre 20 peut être vue comme 4 à la puissance 2 plus 4. Je demande au grand stratège Sellal de questionner les Chinois et les Japonais qui ont réalisé le projet autoroute de lui faire une image des nombres 20 et 14 dans la combinaison 2014 dans son royaume des mille et une nuits.

Le jour des élections correspond au nombre 17. Ce nombre est considéré comme le nombre de la "bonne étoile". Symbole de protection permettant de surmonter les malheurs et les difficultés. Peut-être les malheurs et les difficultés viennent des confrontations du clan qui supporte aveuglement le quatrième mandat sans mesurer les conséquences et les gens de Barakat qui refusent catégoriquement le pouvoir des clans. Ce nombre indique qu’une aide du destin est souvent donnée dans les moments cruciaux de la vie. Le 17 avril était un moment crucial pour l’avenir de l’Algérie et Dieu va réagir en protecteur comme il l’a fait pour le peuple d’Israël. Il est utile de signaler que pour les Anglais ce chiffre a une histoire. Shakespeare a écrit 17 comédies (au 17e siècle). Hamlet régna 17 ans. Chez nous le nombre 17 signifie que Bouteflika veut régner comme Hamlet. Je rappelle aux politiciens qui parlent beaucoup sans rien dire que leur langue se compose de 18 muscles. La langue d’Adam est faite de 17 muscles. Dans ses aspects négatifs le nombre 17 est souvent synonyme d’illusions, d’utopie, d’égoïsme, d’ego trop important. Les gens de Barakat révèlent que ces quatre adjectifs sont dans l’esprit de Sellal. Ils sont les piliers qui soutiennent son royaume le 18 avril.

En conclusion: Quoi de plus fatal! Si, aujourd'hui, un politicien dira aux Algériens un semblant de réalité: "Dans dix ans, l’Algérie ressemblera au Mali", les intelligents qui refusent le fatalisme politique vont lui répondre: "Sur quoi est basée ton anticipation?". Il sera obligé d’énumérer toutes les causes de la décadence, tant il est vrai que l'effet est contenu dans sa cause. De la même manière, de quoi de plus fatal si au même moment un autre politicien dira aux algériens un semblant de mensonge: "Dans dix ans, l’Algérie ressemblera à la Norvège". Les naïves vont lui répondre pourquoi pas. Le temps va dévoiler le pouvoir d’intention de chacun. A coup sûr, les supporteurs du quatrième mandat ne vont pas transformer l’Algérie en une nouvelle Norvège et les contre le quatrième mandat ne vont pas faire de l’Algérie un nouveau Mali. Le dernier mot revient aux gens du café maure du saint Cheikh Al Haddad qui pensent que Dieu a créé l’Algérie plus proche du Mali que de la Norvège. Cette conviction leur permet de dire "laissez-nous tranquilles, les nanos invisibles ont toujours surveillé une Algérie clouée entre deux loups".





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